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    Envoyé par mik** Voir le message
    Salut Ru !

    Moi je ne peux plus parler d'alcool avec ma compagne pourtant ca fait 3 ans et demi . Ca la révulse. J'ai pas forcément envie d'en parler en groupe mais juste à elle. Parce que personne d'autre que elle , ne peut aussi bien me connaitre.

    Heureusement j'ai mon infirmiere psy . Mais bon ca tombe pas toujours au meilleur moment .
    je comprends ta frustration mais je comprends aussi ta compagne

    j'ai une ex qui a subi l'enfer avec moi à cause d'une rechute alors qu'avant c'était plutôt le bonheur à deux
    j'étais non violent mais réduit parfois à un état de larve atteinte de tremblote, et insortable
    elle a fait tout ce qu'elle pouvait, en vain, pour m'aider
    pour elle ce fut atroce

    de temps en temps on déjeune encore ensemble et on passe encore un après-midi parisien à refaire le monde mais elle ne supporte plus d'entendre parler d'alcoolisme en général et du mien en particulier, on dirait que ça la terrifie !

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      Coucou, ceux dont leur conjoints ou parents alcooliques, peuvent effectivement ressentir un fort rejet quand on veut parler de cette maladie, je comprend aussi, pas facile pour un non addict de comprendre cette maladie en plus, cette envie de se detruire, bonne journée
      arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

      Commentaire


        'lut !

        Je ne détaille pas, non plus, ni ce que furent mes pratiques ni mon grand merdier intérieur. La complicité s'accomode bien de ne pas tout partager sans discernement ; chacun son jardin secret.

        Par contre c'est bien aussi, maintenant que la glace est brisée, de se mettre d'accord sur quelques pricipes simples, en cas coup dur mais pour le quotidien aussi. Et pas seulement "par tacite reconduction".
        Par exemple, qu'il n'est pas besoin de me surveiller ou de me rappeler à mon "devoir" d'abstinence au quotidien, mais que de mon côté je préviens quand ça ne va pas. Comme ça pas de méprise sur mon rapport à l'alcool des autres (que je ne jalouse pas, le plus souvent) ni sur mon humeur lorsque mes pensées me travaillent un peu trop.

        Bref, c'est un équlibre à trouver et je n'ai nulle "recette magique" à partager. Un ingrédient indispensable, pat contre : l'honnêteté, une fois la "faute" avouée...

        Bonne semaine @ll.
        fred, pas d'avoine

        Commentaire


          Envoyé par rur@lcoolique Voir le message
          La complicité s'accomode bien de ne pas tout partager sans discernement

          elle l'exige, je crois !


          Envoyé par rur@lcoolique Voir le message
          pas me surveiller ou me rappeler mon "devoir" d'abstinence

          ça ce fut l'erreur de la compagne dont je parle supra : elle a été jusqu'à m'empêcher de mettre un pied dehors sans elle pendant je ne sais plus combien de temps.
          Désemparée, elle a été jusqu'à téléphoner à la femme que j'avais quittée pour elle (!) et même à chacun de mes parents divorcés (!!!) afin de peut-être pouvoir glaner quelque truc pour m'arracher à cette incompréhensible attirance pour l'alcool.
          Incompréhensible attraction telle que vue par elle puisqu'elle m'estimait énormément et que, objectivement, elle constatait que j'avais "tout" pour être heureux.


          Envoyé par rur@lcoolique Voir le message
          je préviens quand ça ne va pas. Comme ça pas de méprise sur mon rapport à l'alcool des autres (que je ne jalouse pas, le plus souvent) ni sur mon humeur lorsque mes pensées me travaillent un peu trop (…)
          Honnêteté
          très sain tout ça !


          Commentaire


            Ben pour ne pas crever trop vite, ' faut prendre des mesures puisque de toute façon on ne peut pas compter sur la PS
            fred, pas d'avoine

            Commentaire


              Bon-jour Fred,

              1ere étape 'videment.
              Pour le reste ; tu verras quand t'y s'ras.
              Patience et persévérance comme qu'y dirait l'aut'
              T'es pas venu sur un forum "arrêter l'alcool" ou poussé la porte des alcooliques anonymes parce que tu voulais te faire des z'ami(e)s. Ni pour faire du macramé.
              P'tete donc que t'es sorti d'un premier déni (ah bon ?! y en a combien m'dame ?!!! ).
              L'idée, p'tete, étant d'être bien au clair sur la "maladie".
              Perso, "ça" m'a aidé à ne plus subir l'arrêt de la picole.
              Non pas ; "bouh bouh bouh" pauvre de moi, je suis malade, spa du juste, etc.".
              Mais plutôt ; comment c'est-y qu'ça fonctionne dans mon (nos) cerveau(x).
              Une fois, qu'intellectuellement, j'ai compris l'délire (si, si) = ça a été plus simple (si, si bis).
              En gros et en schématisant (si, si ter), la p'tite membrane, ben... elle s'est endurcie avec le temps et les litres et litres et litres d'alcool englouti = à la base, elle est molle la chtite membrane. Et plus je bois, et plus elle durcie. Et plus elle durcie et plus il est indispensable d'en prendre plus, encore plus, encore plus jusqu'à... avoir soif encore et encore.
              Elle ne sera plus jamais molle. C'est dead = si je veux re-boire de nouveau, il me faudra les mêmes doses qu'"avant" = point de départ de l'arrêt = zéro intérêt puisque l'idée étant d'être dans l'ivresse absolue, indispensable et inévitable (tu m'étonnes !).
              Chui pas super fan de routine. Ni des habitudes à la con (chui tellement intelligente spour ça hihihi hahaha houhouhou bouhhhh) = 1ere étape ;
              je savais pas si j'avais perdu la maîtrise de ma vie, mais j'étais claire (!) sur le "avouer mon impuissance" puisque... ce n'était pas/plus de l'ordre la "maîtrise", du "pouvoir", de "gérer" .
              Ensuite ?
              J'ai décidé (!) de ne plus me poser de questions dans un premier temps et j'ai "obéi" .
              Je me suis retrouvée jardinière ; je sème et j'verrai et si j'vois pas ; ben ... spa grave ; je sème de nouveau. Sur une terre plus fertile, avec d'autres graines, d'une autre façon etc. Histoire d'apprendre de mes expériences.
              Toutefois, je n'ai pu apprendre (et j'ai pas dit comprendre") qu'une fois que je ne nourrissais plus la malade qui sommeille en moi.
              Elle est toujours là. Tapis dans l'ombre ou parfois la lumière.
              Qu'importe.
              Je ne suis plus en conflit.

              T'es sur ton ch'min de rétablissement ; j'pense qu'il est plus intéressant que celui de la défonce jusqu'à la crevattitude.
              Et pourquoi ? ben... hihihi > parc'que parfi !

              Au(x) plaisir(s),
              s.
              Annuaire des structures de soins en alcoologie :
              Sevrage physique

              Commentaire


                Bonjour.

                Merci pour tes encouragements. C'est gentil aussi de venir me rappeler quelques évidences (dont j'ai déjà un peu parlé au fil de ces 15 pages qui ont accompagné ma première -pour l'instant- sortie de l'alcool. ' faut pas désespérer, on peut toujours faire mieux ).

                Question :
                Envoyé par svaincra
                J'ai décidé (!) de ne plus me poser de questions dans un premier temps et j'ai "obéi" .
                obéi à qui, à quoi ?

                Je ne suis pas très doué ni pour l'obéissance ni pour l'humilité ni pour adopter un dogme sans le questionner.

                Bonne journée à toi aussi

                *


                PS (après relecture) : je suis jeune dans l'abstinence, je me suis encore laissé dominer par mes émotions. Je bats ma coulpe, je referai pus, "Machin donnez moi la force etc.
                fred, pas d'avoine

                Commentaire


                  Coucou, c'est vrai qu'au début moi aussi, j'ai obéi en faisant cette fois toute confiance à ceux qui savaient, j'ai évité de penser c'est venue bien plus tard au début faut juste trouver un équilibre sans alcool, bonne journée
                  arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

                  Commentaire


                    Salut Fred,

                    Il s'agit là d'un dogme scientifique, selon les dernières (et toujours provisoires) avancées des neurosciences. J'avoue avoir "obéi" sagement à cette implacable démonstration d'une consommation sans retour. Étant cartésien, c'est ce qui m'a définitivement convaincu. Et si je reprends un jour (nous sommes des êtres libres, y compris pour se détruire), ce sera en connaissance de cause.

                    J'ai aussi tendance à penser que nous sommes d'abord victimes de cette sensibilité neurologique. Les raisons psys - toutes légitimes - me semblent parfois une construction théorique justifiant le recours à l'alcool. Il ne faut pas confondre la proie et l'ombre, comme on dit. En bon scientiste, l'approche psy qui ne peut être ni infirmée ni confirmée me laisse parfois sceptique.

                    ​​​​​​​Belles 24h

                    Commentaire


                      Moi aussi j'ai fait confiance : à mes parents, à "Dieu", à ma psychanalyste, au corps médical et même aux prescriptions AA.
                      J'ai fait confiance et en même temps je me suis fait plus petit que je n'étais.

                      J'aurais crevé, ou, pire, je vivrais encore dans la déprime et la souffrance perpétuelle, si je n'avais pas appris à ne pas faire confiance, au moins d'emblée, à ne plus faire confiance sans contrôle perso, à ne plus faire confiance sans l'accord de mon savoir acquis,

                      à garder toujours, partout, en toutes circonstances, allumée la lumière de LA raison
                      à ne plus jamais débrancher LA raison ni oublier mon savoir (mais profiter de certains contacts pour le corriger, l'améliorer et l'étendre), à reconnecter rapido ma cervelle dans sa totalité quand elle se trouve hors-circuit,

                      et, en même temps, j'ai très progressivement appris à ne plus m'abaisser sans cesse, systématiquement et gratuitement

                      pour moi, ces deux éléments, raison garder et soi propre ne plus cacher, sont la clef
                      Relever la tête, déployer le corps, l'esprit et le coeur, marcher droit, voir ce qui est, regarder dans le fond des yeux les cohortes de conditionnés et de menteurs, conscients ou pas, y compris face au miroir !

                      Il a fallu du temps, du travail, dur parfois.

                      ce n'est jamais fini, il n'y a pas de ligne d'arrivée, mais c'est plus gai de se balader sans chaîne ni fardeau et aussi plus facile d'avancer léger, où qu'on veuille se rendre
                      et ceux qui objectent les affres du vieillissement, de la maladie et la mort ignorent ce dont je parle
                      Dernière modification par Ronald, 20/05/2019, 10h29.

                      Commentaire


                        Tiens, besoin de l'agenda pour tout autre chose et je découvre que ça faisait 6 mois hier que j'ai commencé à arrêter.

                        Et deux mois seulement que je suis 100% aquatique

                        'nenuit @ll
                        fred, pas d'avoine

                        Commentaire


                          Envoyé par rur@lcoolique Voir le message
                          Tiens, 6 mois hier que j'ai commencé à arrêter.

                          Et deux mois seulement que je suis 100% aquatique
                          ???

                          ça veut dire que depuis 6 mois tu n'en finis pas de commencer à arrêter ?

                          et que depuis deux mois tu as des branchies et tu vis enfin comme un poisson dans l'eau ?

                          ou quoi ?



                          Commentaire


                            Ça veut dire que ma dernière défonce sévère date du 18/11/2018, que j'ai connu quelques réalcoolisations ponctuelle lors de mon sevrage en faisant semblant d'être "normal" et que je ne bois plus que de l'eau depuis deux mois que mon épouse sait...

                            Ça signifie que le processus tel qu'il s'est déroulé jusque là ne me permettra pas de poser une date anniversaire, non plus.
                            Mais c'est le cas de tous ceux qui essaient de s'en sortir sans passer par une cure, il me semble. Ça tombe bien, je n'ai pas la mémoire des dates. Et je ne me suis pas non plus dit un beau matin : "Tiens, aujourd'hui je deviens abstinent pour le reste de mes jours". Dans ma tête, je suis devenu abstinent début 2019, c'est ma plus grande "gloire"

                            Allez, répet' > *@+
                            Dernière modification par rur@lcoolique, 21/05/2019, 17h55. Motif: conjugaison
                            fred, pas d'avoine

                            Commentaire


                              idem
                              je connais à peu près la période c'est tout
                              et finalement c'est aussi ma seule victoire (jusqu'à aujourd'hui), ma seule réussite nette et sans bavure, mon seul succès visible par tous, que je n'ai pas démoli (jusqu'à aujourd'hui)

                              en dehors de cette dernière longue période de sobriété, toujours en cours, et productrice de fruits de plus en plus goûteux, j'ai toujours détruit les bénéfices de mes efforts et de mes chances dans quelque domaine que ce soit, études, sports, amours, famille, finances, productions intellos et professionnelles
                              alors que rien, absolument rien dans mon environnement objectif, ne me contraignait à me démolir

                              Commentaire


                                Coucou Ru@, tssss après ma cure j'ai du boire 2 ou 3 un verre d'alcool, n'empêche que pour moi la date je la fête à la sortie de ma cure, il m'a fallu une annee pour ne plus du tout penser à toucher un verre d'alcool, pour moi ça fait partie du processus de "guérison", alors tu as bien commencer sérieusement et convaincu en novembre, en tous cas bravo pour ces 6 moisbonne journée
                                arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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