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  • rur@lcoolique
    a répondu
    Ben je n'ai fait qu'évoquer mon état (et pas les "causes" réelles ou supposées telles) et lui proposer de parler.

    J'espère qu'il n'aura pas trop de séquelles, mais je sais ô combien que le ressenti prime sur les faits ; je n'ai aucun autre moyen de l'aider à faire son propre chemin que de répondre honnêtement aux questions qu'il jugera bon de me poser, un jour peut-être...

    Alea jacta est.

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  • Avatar de « Invité »
    Invité a répondu
    Fred, je ne donne pas de conseil dans ce post, j'informe seulement : je regrette un peu d'avoir autant parlé à mes enfants des causes de mon alcoolisme et surtout de ce qui le sous-tend en fond de fond, de son origine première : la conjugaison des détraquages de mes parents sur ma vision du monde.

    Mon aîné qui a reçu tout l'accept, l'amour inconditionnel possibles durant la période la plus surdéterminante de toute sa vie, de zéro à 6 ans (j'étais sobre), que j'ai formaté dans la loyauté, la droiture, et l'intransigeance morale, à l'égard de lui-même et des autres, ne se souvient que de ma déchéance et, en application (trop ?) stricte de ses principes, il ne me cause plus. Excellent je trouve. Je préfère infiniment ne plus jamais le voir, ni mes petits-enfants, que de risquer de perturber SA voie.

    Le cadet, lui a fait d'une petite partie des détraquages de ma famille d'origine la matière première d'un roman et d'une pièce, dont des extraits seront lus à Paris dans 15 jours, et qui sera jouée dans de grandes salles l'année prochaine (déjà vu des premières versions en petites salles)
    Je ne regrette donc pas trop de lui en avoir causé, mais il a surtout observé et écouté avec humour (et compassion sincère) mes sœurs et sa grand mère.

    Mais pour en revenir à toi, c'est tellement complexe ce qui se passe en nos profondeurs, qu'il n'y a finalement que soi-même qui puisse en éclairer les méandres, et y mêler et emmêler ses enfants, je ne sais pas si c'est tout bon, m'enfin, tout dépend de l'esprit et de la manière aussi… et je n'imagine pas la tienne inadéquate.

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  • rur@lcoolique
    a répondu
    'soir !

    En tête à tête avec le grand (19 ans) j'en ai profité pour lancer la discussion, ce soir. Il a réagi timidement, mais au moins il sait qu'on peut en parler, et il a entendu que j'avais souffert de son œdipe persistant (à mon endroit seulement, la persistance... ). Il a bien compris, compte-tenu d'autres éléments de contexte, que je ne cherche absolument pas à le rendre responsable de mon alcoolisme, on l'a redit chacun à notre façon, donc ça c'est bon.

    À voir, maintenant, ce qu'il en sortira dans les semaines/mois qui viennent. J'ai du bol qu'il soit actuellement à la maison (Service Civique juste à côté), entre deux épisodes d'études au loin, ce sera plus facile... s'il veut causer.

    @+

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  • rur@lcoolique
    a répondu
    'lut !

    Oui, il faut bien essayer d’ordonner un peu tout ça, remuer la poussière, nettoyer ce qui peut l'être... remuer la merde au moins un peu, peut-être pas tout en même temps. C'est bien apprendre à vivre avec, du moins c'est dans ce sens là que je le comprends. Sûr que dans ce travail là il y aura bien un mur ou deux à faire tomber, quelques ronces à couper... C'est le travail d'une vie, en fait.

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  • Avatar de « Invité »
    Invité a répondu
    Envoyé par rur@lcoolique Voir le message
    Coucou.

    Courage, les premiers jours sont assez "sauvages"...

    Tu as fait la bonne analyse : on peut tout juste apprendre à vivre avec ses blessures et ne plus en rester prisonnier, prisonnière dans ton cas. L'espoir que porte l'abstinence est de s'autoriser à vivre enfin. Pas plus. Mais c'est énorme.

    Magnifique... quand c'est possible.

    En effet tu as raison mais - expérience perso - une analyse de nos fonds sera néanmoins indiquée si on constate que, malgré la sobriété a long terme et l'application pratique des recettes de mieux être et mieux vivre, on continue à avoir besoin de se faire mal, de souffrir au moins un seuil minimum, de trouver des raccords extérieurs même toxiques, ou si on continue à avoir peur de dépasser un seuil critique de réussite, de création, de bonheur et d'autonomie, ou si on persiste à fuir la perception directe de son environnement ou la conscience spontanée des fluctuations de son monde intérieur : sentiments, émotions, désirs, idées, bref notre pensée propre au sens le plus large.

    Ou si on contibue à avoir envie de se débarrasser de ce que l'on ressent vaguement comme une sorte d'abcès purulent au centre du cerveau.
    L'alcool en étant un destructeur efficace... mais qui détruit aussi le reste...

    l'alcool est comme le napalm du cerveau : il ne distingue pas les bons des mauvais, le mauvais du bon !

    Mais si y a rien de tout ça qui t'empoisonne trop l'existence alors inutile d'aller "fouiller dans la merde" comme on me l'a sorti 100 fois aux AA.

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  • louvaji
    a répondu
    Bonjour , il faut apprendre à être doux et bienvaillant avec soi, apprendre à se pardonner aussi, allez encore un jour bravo

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  • rur@lcoolique
    a répondu
    Coucou.

    Courage, les premiers jours sont assez "sauvages"...

    Tu as fait la bonne analyse : on peut tout juste apprendre à vivre avec ses blessures et ne plus en rester prisonnier, prisonnière dans ton cas. L'espoir que porte l'abstinence est de s'autoriser à vivre enfin. Pas plus. Mais c'est énorme.

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  • modig
    a répondu
    Bonjour,

    J'ai lu avec grande attention tes mots décrivant ton Week end de Pâques.Effet boomerang, je me suis vu.
    Moi aussi j'ai refusé les verres et suscité l'incrédulité. Enfin ce n'est peut être pas le bon mot , parce qu'en fait personne n'est crédule lorsqu'il s'agit de constater que quelqu'un boit plus que de raison.. chez soi, comme ailleurs.

    Je débute mon troisième jour sans alcool, j'ai le sentiment d'échapper au monde terrestre tellement je suis obsédée parce ce manque. Je m'emploie à faire sans cesse diversion, surtout physiquement, avec du sport.

    Les causes profondes de ma consommation d'alcool inadaptée, je les connais. Et je me pose la question s'il ne faut pas tout simplement accepter ce vécu traumatique plutôt de chercher à le soigner. Accepter la douleur que chaque situation qui viendra appuyer sur la blessure va faire naître..
    Elle sera éphémère puisque nous sommes toujours là. Et puis on peut aussi ne pas faire Pâques en famille , même si c'est pour se retrouver seule.

    Contente de débuter mon troisième jour. Oui je sais, c'est pas le post ou l'écrire mais j'ai eu envie de te répondre cela!

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  • rur@lcoolique
    a répondu
    'lut !

    Non, pas "bien” négocié puisqu'ils n'ont pas accepté mon choix et que je me suis vu contraint de le justifier. Sans me mettre en colère alors que j'aurais eu toutes les faisons de le faire, c'est peut-être ça qui les aura marqué, finalement.

    Oui, c'est bien contraint, le bon mot. Sans violence, mais avec une insistance toute particulière. Une façon de faire que j'ai toujpurs connue, en fait. Je suis dans ma cinquantième année, je reste leur fils mais je pourrais espérer avoir le droit de vivre ma vie sans leur rendre de comptes. Au lieu de ça il faut soit que je fasse allégeance, un fois de plus, soit que j'entre en rébellion comme si j'étais ado.

    Ça me fait ch...

    Allez, ce n'est pas si grave. Belles 24h @ll.

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  • patalo
    a répondu
    Bravo Fred.
    Un jour on estime avoir suffisamment soutenu la viticulture, et puis c'est tout.
    On te demande de te justifier quand t'arrêtes de fumer ?
    Tu le fais pour toi .
    Encore Bravo pour ce WE bien négocié.

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  • Avatar de « Invité »
    Invité a répondu
    Envoyé par rur@lcoolique Voir le message
    'lut !

    De retour @home.

    Gros traumatisme pour mes parents, ce WE pascal : pas possible d'imaginer ne pas boire (père), inquiétude pour ma santé physique (mère), pas imaginable d'être assez faible pour se vautrer dans l'alcool (les deux), bref, ils se sont réfugiés dans le non-dit et ont fait bloc (comme d'hab', en fait). Il faudra que je leur parle d'une ou deux choses trouvées dans mes décombres intérieurs, tiens ! Mais j'aurai intérêt à bien préparer le terrain, car il n'ont absolument pas compris que c'est parce que je voulais (?) être fort et solide que j'ai justement plongé si loin.

    Je ne regrette absolument pas d'avoir coupé les liens d'attachement toxiques (cf bonshommes allumettes, plus haut) AVANT des les voir, de poser mon abstinence et de devoir évoquer mon alcoolisme pour justifier un choix qui n'appartient qu'à moi, m... à la fin ! C'est MA vie et tout ce qui leur est venu c'est "Pourquoi ? Tu surveilles ta ligne ?" et ensuite "C'est ton toubib qui t'a dit ?". Bénon, je me suis suffisamment défoncé tout seul pour bien voir que j'étais un alcoolique assez réussi, pas besoin de toubib pour ça et ce n'est pas pour "ma santé" que j'ai arrêté de boire, en tout cas pas pour celle à laquelle ils pensent. Pour ma santé mentale, ça oui !!! Mais ça, ils ne m'ont pas demandé, ni l'un ni l'autre, lorsque nous nous sommes trouvés seuls... Tabou.

    Je m'étais bien préparé puis j'ai laissé venir les choses, donc ça s'est fait sans que je me mette en colère #fier. Il y aurait eu de quoi pourtant, devant tant d'aveuglement. C'est peut-être ça qui les a le déstabilisés, que je pose juste un constat, sans pathos. Je n'ai pas eu de besoin/envie de boire, j'ai pu discuter longuement avec mon frangin, WE réussi, donc.

    *@ll
    Super !

    en bleu ce que j'ai vécu aussi mais y a qd même qqs années

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  • Sabba
    a répondu
    Très contente pour toi Fred :-)
    tu avances bien ! En tous les cas

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  • Flocao
    a répondu
    Un bon week-end tout de même, alors !

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  • rur@lcoolique
    a répondu
    'lut !

    De retour @home.

    Gros traumatisme pour mes parents, ce WE pascal : pas possible d'imaginer ne pas boire (père), inquiétude pour ma santé physique (mère), pas imaginable d'être assez faible pour se vautrer dans l'alcool (les deux), bref, ils se sont réfugiés dans le non-dit et ont fait bloc (comme d'hab', en fait). Il faudra que je leur parle d'une ou deux choses trouvées dans mes décombres intérieurs, tiens ! Mais j'aurai intérêt à bien préparer le terrain, car il n'ont absolument pas compris que c'est parce que je voulais (?) être fort et solide que j'ai justement plongé si loin.

    Je ne regrette absolument pas d'avoir coupé les liens d'attachement toxiques (cf bonshommes allumettes, plus haut) AVANT des les voir, de poser mon abstinence et de devoir évoquer mon alcoolisme pour justifier un choix qui n'appartient qu'à moi, m... à la fin ! C'est MA vie et tout ce qui leur est venu c'est "Pourquoi ? Tu surveilles ta ligne ?" et ensuite "C'est ton toubib qui t'a dit ?". Bénon, je me suis suffisamment défoncé tout seul pour bien voir que j'étais un alcoolique assez réussi, pas besoin de toubib pour ça et ce n'est pas pour "ma santé" que j'ai arrêté de boire, en tout cas pas pour celle à laquelle ils pensent. Pour ma santé mentale, ça oui !!! Mais ça, ils ne m'ont pas demandé, ni l'un ni l'autre, lorsque nous nous sommes trouvés seuls... Tabou.

    Je m'étais bien préparé puis j'ai laissé venir les choses, donc ça s'est fait sans que je me mette en colère #fier. Il y aurait eu de quoi pourtant, devant tant d'aveuglement. C'est peut-être ça qui les a le déstabilisés, que je pose juste un constat, sans pathos. Je n'ai pas eu de besoin/envie de boire, j'ai pu discuter longuement avec mon frangin, WE réussi, donc.

    *@ll

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  • rur@lcoolique
    a répondu
    'lut !

    C'est bien de pouvoir discuter avec Brozeur, l'esprit clair. Il connaît bien le goulot, lui aussi, dans notre sens à nous, c'est à dire de façon pas vraiment biblique... mais ne m'en avais rien dit jusque là. Et il a un peu d'avance, question prises de conscience sur notre histoire commune.

    On ne choisit pas ni sa famille ni ce qu'on va prendre pour un traumarisme fondateur. Et ' faut vivre avec le bon et le moins bon...

    *@ll

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