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Transfert mal géré. Je vais mal.

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  • Babelor
    a crée une discussion Transfert mal géré. Je vais mal.

    Transfert mal géré. Je vais mal.

    Bonjour

    Je ne sais plus quoi faire alors je me dis que j’aurai peut être de l’aide ici.

    J’ai été suivie par mon MG il y a 3 ans pour une grosse dépression. Il a été très présent pour moi.

    Depuis, nos rapports étaient restés assez « proches » (on va dire qu’une certaine connivence s’était installée, mais rien de familier quand même)

    Depuis un an, cette relation a pris une autre tournure. Je suis tombée de plus en plus amoureuse de lui (enfin, c’est ce que je pensais car depuis, j’ai compris que c’était juste un transfert, comme me l’a expliqué mon psychiatre).

    Je me suis mise à tenter de le séduire, à lui envoyer des messages tous les jours, à lui faire des déclarations d’amour, à lui offrir des cadeaux...

    À chaque fois que j’avais l’impression d’avoir dépassé les limites, je lui présentais des excuses. Seulement voilà... il était du genre à me dire « ne vous excusez pas, ne vous en faites pas... »

    Une fois, alors que lui avais écrit que j’aurais aimé effacer tous les messages que je lui avais envoyés, il m’a répondu : « ne supprimez aucun de vos messages »

    Une fois, je lui ai fait la bise en sortant du cabinet et en arrivant chez moi, j’ai pris conscience de mon acte. Je me suis excusée immédiatement et il m’a répondu : « mais non, vous étiez parfaite ».

    En revanche, il a toujours refusé d’aller boire un café avec moi. Enfin... refusé au dernier moment car au début il ne disait pas non puis il changeait d’avis. Une fois il s’est dit désolé d’avoir oublié de me prévenir.

    Depuis quelques mois, je deviens folle. Cette incertitude est très dure à gérer pour moi et j’ai dû aller voir un psychiatre. Je me suis sentie tellement abandonnée par ce MG un jour de janvier où, comme d’habitude, il se mettait à ignorer mes messages après une période plus faste, qu’un soir, j’ai fait une TS.

    J’ai passé 3 semaine en HP.

    Mon psychiatre me dit que mon MG a mal géré ce transfert, qu’il est fautif et ne se comporte pas déontologiquement. Il a voulu appeler le Conseil de l’Ordre et se dit très inquiet pour ma situation. D’autant que j’ai un trouble de la personnalité avec de gros soucis d’attachement.

    J’ai tout de même l’impression que c’est moi qui ai commencé alors je ne veux pas lui créer de problèmes...

    En même temps, je passe mes journées à pleurer.

    Je lui ai demandé quelle était sa position, s’il ne pensait pas que notre relation était très ambiguë.
    Je lui ai plusieurs fois demandé de me dire clairement : cessez de m’écrire, ou cessez de venir consulter.

    Sa dernière réponse : arrêtez de vous prendre la tête avec des conneries ! Bien sûr, vous pouvez continuer à venir me voir.

    Je revois mon psy mardi prochain mais là, je ne vais pas bien du tout.

    Cela m’a fait du bien d’écrire tout ça alors merci de m’avoir lue, même si vous ne pouvez pas m’aider

  • mopakarim2000
    a répondu
    Envoyé par Gakoun Voir le message
    Re:

    Oh, je comprends. Je n'ai qu'un mot: BRAVO.

    Moi, j'ai quitté mon frère et ma meilleure amie l'an dernier. Ce n'était pas des relations satisfaisantes et c'était devenue plus des relations de dépendance que d'amitié. Il y a une sacrée différence entre les 2.
    J'ai éprouvé beaucoup d'angoisses mais cela me fait du bien maintenant.
    Depuis quelques mois, je deviens folle. Cette incertitude est très dure à gérer pour moi et j’ai dû aller voir un psychiatre. Je me suis sentie tellement abandonnée par ce MG un jour de janvier où, comme d’habitude, il se mettait à ignorer mes messages après une période plus faste, qu’un soir, j’ai fait une TS.

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  • Ronald
    a répondu
    Envoyé par Babelor Voir le message
    je vous remercie de cet échange qui me fait du bien.
    Mon psychiatre a le même discours que vous et j’entends bien tout cela.

    C’est juste que je pense être encore complètement dépendante affectivement de lui et que pour l’instant, je me sens encore totalement coupable de tout ça.

    Mon psy me dit qu’il faut déjà que j’accepte de reconnaître que lui aussi est fautif...

    Je lui envoyé un dernier message jeudi en lui disant que je coupais tous les ponts car je n’en supportais plus cette ambiguïté qui me faisait trop souffrir. J’ai supprimé son numéro (ça a été dur... je ne fais que pleurer depuis...)

    Vous semblez savoir que vous êtes très dépendante affectivement, et pas seulement de ce médecin ; vous semblez savoir que vous êtes très demandeuse, voire avide, d'amour : ce besoin provient le plus souvent d'un manque affectif très lointain.
    Quoi qu'il en soit, la première chose à comprendre, c'est que votre attachement est, dans votre problématique, normal, et même de type, hélas, assez courant. Aucune raison d'avoir honte ni de vous sentir coupable de quoi que ce soit donc

    Le besoin d'amour est naturel, à la fois commun et propre à chacun de nous, mais ce besoin d'amour devient parfois trop intense, non assez discriminatoire. Alors l'objet élu "amour" devient envahissant, obsédant. Quand on souffre d'un tel "trou d'amour", il remonte généralement trop loin pour s'en souvenir. En outre la déception initiale fut trop cruelle pour ne pas être déniée et avoir été refoulée au plus profond. La déception première, très ancienne, ne peut dès lors être mise à jour sans travail long et patient avec un bon professionnel. Ce travail d'anamnèse et de désactivation est d'ailleurs rarement mené à bonne fin sans vivre un processus de… transfert bien maîtrisé par le thérapeute.

    Cet appel affectif, même silencieux, est palpable par les prédateurs et fait des femmes en intense manque affectif des proies faciles.

    Malheureusement il y a des professionnels qui abusent des vulnérabilités de leur patiente, et, de leur part, ne pas en tenir compte c'est déjà un abus, même si le médecin ou le thérapeute ne passe pas à l'acte.

    C'est sain et très courageux de votre part d'avoir coupé le lien, ne fut-ce que formellement. C'était la seule bonne chose à faire puisque ce lien, dans le cas que vous vivez et décrivez, est manifestement toxique et vous détruit.

    Le travail de "deuil d'amour" doit maintenant être, idéalement, bien accompagné mais finira par se terminer en douceur, en tout cas c'est probable.
    Et vous pourriez en profiter pour aller plus avant dans la mise à jour des racines de votre tendance à l'addiction amoureuse.
    Et commencer à la rendre un peu maîtrisable.

    J'ai une amie qui, bien qu'en couple heureux et amoureux de longue date, a vécu une longue relation avec son psychiatre-psychanalyste lacanien, une sorte d'amour idéalisé, mais qui ne s'est traduite que sous forme littéraire. Et en même temps, mais beaucoup plus brièvement, une relation virtuelle exaltée qui s'est traduite en liaison sexuelle.
    Elle a su rompre, et pas seulement formellement, avec le premier et le second, s'en remettre et, finalement, s'en trouver fortifiée et plus autonome.

    Tu vois il y a plus compliqué et, malgré tout, non seulement guérissable mais permettant un pas vers plus de bonheur et d'autonomie !
    Envoyé par Babelor Voir le message
    Bon courage à vous dans votre recherche du bonheur


    Perso j'ai mis beaucoup de temps avant d'admettre que le bonheur n'est pas un bien, ni un état fixe, et, surtout, qu'aucune clef n'est à rechercher à l'extérieur de soi, en qui que soit d'autre que soi !
    Mais vaut mieux se faire aider quand même !
    Et on dirait bien que tu as le psychiatre qu'il te faut
    Dernière modification par Ronald, 01/06/2019, 13h36.

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  • Rapsody
    a répondu
    Bonjour Babelor

    Je pense la chose suivante: que si vous insistez à dire que vous ne voulez pas qu'il ait de problèmes (si votre psychiatre l'appelle, au pire il prendra conscience de votre situation, y a rien de grave la dedans), c'est car vous ne voulez pas qu'il quitte cette relation ambivalente (vous la décrivez vous même comme telle, donc vous le savez très bien, on a pas à confirmer).
    Donc, vous ne voulez pas qu'il quitte sa position actuelle, c'est pour cela que vous ne voulez pas que votre psychiatre prenne la situation en main.
    Malgré toutes les difficultés que vous pouvez vivre, si vraiment vous voulez sortir de cette situation, il vous suffit de laisser votre psychiatre gérer. Et vous savez très bien que si c'est le cas, votre MG vous fuira ensuite, par peur d'avoir des soucis (si il avait envie d'avoir une relation avec vous, ca se serait déjà passé, il est juste confortable dans cette situation ou vous l'idolâtrez, ce qui le flatte énormément).

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  • Gakoun
    a répondu
    Re:

    Oh, je comprends. Je n'ai qu'un mot: BRAVO.

    Moi, j'ai quitté mon frère et ma meilleure amie l'an dernier. Ce n'était pas des relations satisfaisantes et c'était devenue plus des relations de dépendance que d'amitié. Il y a une sacrée différence entre les 2.
    J'ai éprouvé beaucoup d'angoisses mais cela me fait du bien maintenant.

    Laisser un commentaire:


  • Babelor
    a répondu
    Gakoun
    je vous remercie de cet échange qui me fait du bien.
    Mon psychiatre a le même discours que vous et j’entends bien tout cela.

    C’est juste que je pense être encore complètement dépendante affectivement de lui et que pour l’instant, je me sens encore totalement coupable de tout ça.

    Mon psy me dit qu’il faut déjà que j’accepte de reconnaître que lui aussi est fautif...

    Je lui envoyé un dernier message jeudi en lui disant que je coupais tous les ponts car je n’en supportais plus cette ambiguïté qui me faisait trop souffrir. J’ai supprimé son numéro (ça a été dur... je ne fais que pleurer depuis...)

    Bon courage à vous dans votre recherche de bonheur.

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  • Gakoun
    a répondu
    Babelor

    Bonjour,

    Il n'y a pas que les relations sexuelles qui sont condamnables, je préfère que d'autres le sachent, il s'agit d'infos importantes sur la relation patient-médecin. C'est la position du médecin qui est équivoque et condamnable.
    Et il s'est quand même laissé embrasser et accepter vos messages amoureux, c'est un geste affectif.
    En fait votre intervention m'interpelle, c'est important que nous sachions que c'est interdit par la loi.

    J'ai à rajouter que j'ai connu une relation particulière avec mon médecin généraliste où j'étais + ou - amoureuse, sans qu'il y ait de geste déplacé ni de message. Cela semblait réciproque. Et nous sommes tous humains. J'ai répondu à votre message car je me sentais concernée.
    Nous devons être prudents, nous tous, puisque certains médecins ne sont pas au moins prévenus. Moi, cela me confirme l'interdiction de manière formelle.

    J'étudie mes transferts avec ma psy et souffre de dépendance affective pour tout vous dire.
    Merci pour votre message car cela me fait du bien d'y travailler ici et permet à l'info de passer pour une attitude responsable de notre part aussi.
    C'est super d'échanger, beaucoup ne poussent pas au bout et ne répondent pas au moins merci.

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  • Babelor
    a répondu
    Merci pour votre message Gakoun.
    il n’y a pas eu de relations sexuelles du tout.

    Et je n’ai aucune envie de lui créer des problèmes... je voudrais juste réussir à passer à autre chose (psychologiquement parlant en fait...)

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  • Gakoun
    a répondu
    Tenez, Babelor Artémisia et vous autres, lisez donc l'article de M. Dupagne, administateur de notre forum à titre d'information.
    Informez-en votre psychiatre afin qu'il prenne les mesures nécessaires à la condamnation dudit Médecin Généraliste:
    Le Conseil de l'Ordre des Médecins Français exprime désormais clairement sa position face aux relations sexuelles survenant dans le cadre du contrat thérapeutique : l'asymétrie de la relation médecin/patient apparente de telles relations à un abus de faiblesse contraire à la déontologie médicale et sanctionnable comme tel.

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  • Artémisia
    a répondu
    Bonjour Babelor,

    Parfois des femmes sont en manque affectif et confondent les sentiments qu'elles éprouvent pour leur médecin, pour peu qu'il soit à l'écoute et bienveillant.
    Pour autant,il ne doit jamais profiter de cette situation qu'il connaît parfaitement.
    Vous auriez du laisser le psychiatre avertir le Conseil de l'Ordre. La prochaine fois, ce peut-être encore plus grave pour une autre victime.Il faut qu'on lui rappelle ses devoirs envers les patients, si personne ne le fait, il peut continuer.
    Et puis ce serait, pour vous, poser un acte qui dit que non, vous n'êtes pas un jouet. Ca aide à reprendre la main sur une situation malsaine et à se recadrer.

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  • Babelor
    a répondu
    Merci pour votre réponse.
    Mon psychiatre pense que ni lui ni moi ne pouvons nous sortir de cette relation et qu’il faut l’intervention d’une personne extérieure. Il s’est proposé de le contacter ou de contacter l’Ordre des médecins, ce que j’ai refusé car je ne veux pas qu’il ait de soucis.
    je persiste à me dire qu’au départ, c’est moi qui l’ai « cherché » et que lui n’a rien demandé.
    J’ai du mal à penser que ce n’est pas de ma faute et j’ai honte de mon comportement.

    Je continue à l’aimer au fond de moi, je ne parviens pas à m’arrêter (et selon le psy, c’est « normal »)

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  • Gakoun
    a répondu
    Envoyé par Babelor Voir le message

    .................................................. .............................

    Mon psychiatre me dit que mon MG a mal géré ce transfert, qu’il est fautif et ne se comporte pas déontologiquement. Il a voulu appeler le Conseil de l’Ordre et se dit très inquiet pour ma situation. D’autant que j’ai un trouble de la personnalité avec de gros soucis d’attachement.

    J’ai tout de même l’impression que c’est moi qui ai commencé alors je ne veux pas lui créer de problèmes....................................

    .........................................Je revois mon psy mardi prochain mais là, je ne vais pas bien du tout.

    Cela m’a fait du bien d’écrire tout ça alors merci de m’avoir lue, même si vous ne pouvez pas m’aider
    Bonjour,

    Je ne peux que renforcer ce que dit le psy.
    C'est désormais interdit par la loi, reconnu que c'est un transfert et un contre-transfert non géré par ce médecin, enfin et c'est une sacrée avancée.

    Même si vous croyez (et c'est une croyance, il ne dira peut-être pas le contraire) avoir commencé, c'est juste interdit pour ce médecin de vous laisser croire une telle chose et de s'être laissé embrasser.

    Et ne vous laissez pas dire que vous êtes délirante et donc probablement que vous êtes érotomane.
    Moi, je me protègerais et fuirais ce MG, même si c'est dur. En plus, je trouve qu'il ne mérite pas votre passion, c'est un incapable.
    Mais je parle pour moi.
    Que propose donc ce psy pour vous ?
    Bonne suite

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