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Je ne m'en sors pas

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    Je ne m'en sors pas

    Bonjour à toutes et tous,

    Je n'ai pas posté ici depuis quelques mois. Je sais que j'ai un problème avec l'alcool. J'ai déjà tenté de nombreuses choses, pour autant, j'alterne les phases de prise de conscience et les phases de déni.
    Les phases de déni sont dangereuses. Je me suis rendu ivre mort pendant une soirée professionnelle mercredi. J'aurais a minima un avertissement. Peut être vais je être licencié.
    J'ai honte, tellement honte et pour la première fois j'ai parlé à mes proches de l'idée de suicide... d'en finir pour ne plus faire souffrir personne.
    Je suis fatigué, j'en ai marre de subir ces lendemains cauchemardesques...

    Je ne sais plus quoi faire...

    André Raymond
    Arrêt de l'alcool -> Samedi 24 août 2019
    Arrêt de la cigarette -> Dimanche 1er septembre 2019

    #2
    Bonjour.

    Il paraît qu'il faut toucher le fond pour rebondir. Apparemment (ta signature) tu as déjà essayé au moins un peu de sortir de cet enfer. Mais peut -être pas de "soigner" les causes profondes...

    Allez, une chose à la fois. Ne pas prendre le premier verre, en allant chercher de l'aide pour ça (ici, bien sûr, mais en vrai surtout toubib et CSAPA).

    Peut-être régler le problème professionnel sans attendre : prendre RdV avec le chef et faire raisonablement acte de contrition. Faute avouée, dit-on... Voir du côté de la médecine du travail, autant les visites de routine sont une honte, autant j'ai toujours eu une bonne écoute pour les cas particuliers (quand j'étais D.P.).

    Ce sont des conseils généraux, je ne connais pas ton cas (' vais aller voir sur ton profil).

    Tu n'es pas seul, si tu as conscience du problème tu as déjà fait un grand pas. Courage, c'est possible d'en réchapper
    fred, pas d'avoine

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      #3
      Envoyé par André Raymond Voir le message

      Je ne sais plus quoi faire...
      Re André

      Et re aussi pour la réponse : STATISTIQUE ZÉRO !
      Aucun traitement pour aucune maladie n'est plus simple que celui-ci = RIEN + ZÉRO

      Simplissime mais très difficile aussi, presqu'impossible pour certains dont toi on dirait.

      Alors PENDANT UN TEMPS seulement tu devras mordre sur toi-même et te faire volontairement mal pour tenir à TOUT PRIX, EN PRIORITÉ ABSOLUE SUR TOUTE AUTRE CONSIDÉRATION ET CE, QUOI QU'IL ARRIVE, comme ruine, chômage, éloignement des proches, douleurs physiques et morales, insomnies, dépression, envie de suicide.

      Tu peux être certain qu'au bout de ce chemin de croix choisi, il y a ici une vraie résurrection et, potentiellement, une véritable re- naissance, quand ce n'est pas une véritable première vraie naissance dans l'autonomie et un monde nettoyé des pourritures du passé.


      Toi seul choisis.


      "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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        #4
        Ruralcoolique, Ronald,

        Merci pour vos messages.
        J'ai modifié ma signature en conséquence...

        Je n'arrive jamais à tenir la distance... J'ai toujours cette soirée qui finit mal. Plus je vieillis (j'ai 38 ans), plus cela devient glauque et plus je m'enfonce.
        Je me suis ridiculisé à cette soirée. Je suis pétrifié par la honte. Cette honte me protège jusqu'à la prochaine soirée. Et si je recommence encore dans quelques jours? quelques mois? j'ai peur en fait.
        Arrêt de l'alcool -> Samedi 24 août 2019
        Arrêt de la cigarette -> Dimanche 1er septembre 2019

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          #5
          Oublie la honte, elke t'empêche de prendre le problème à bras le corps.

          Pas le premier verre, rien qu'une heure, puis une autre... ne regarde pas trop loin.

          Puisqu'il y a un risque (boulot), c'est un problème à régler rapidement. Tu es malade, lorsque la pompe est amorcée tu perds le contrôle de ta consommation, comme un drogué, et tu ne maîtrise plus rien, c'est quelque chose qui peut s'expliquer, calmement.

          Tant que tu es à jeun, pas de problème, tu es celui que ton boss connaît et dont il apprécie le teavail, même, si ça se trouve.

          DONC : zéro alcool, en toute circonstance. C'est la seule solution pour ne pas risquer recommencer le "bad trip". Comme le sevrage est difficile (j'en sors juste), fais-toi aider.

          Je bisse : c'est possible, tu le sais pour l'avoir déjà fait, tu as donc une expérience qui va t'auder à passer ce sale moment, c'est un atout certain.

          Courage, camarade
          fred, pas d'avoine

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            #6
            Coucou Raymond, as tu pensé à une cure, faut vraiment que tu fasses ce que tu n'as pas essayer pour t'en sortir, et ensuite un bon suivi, penses y franchement quand on y arrive pas, réfléchis y ta santé d'abord et avant tous, bonne journée
            arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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              #7
              Bonjour Louvaji,

              J'ai tenté beaucoup de choses :

              - Je suis suivi psychologiquement au service addictologie de ma ville depuis 5 ans (j'y vais 1 ou à 2 fois par mois)
              - J'ai frappé la porte du CSAPA de ma ville, il y a quelques années
              - J'ai fait une cure de 5 semaines à l'été 2017
              - J'ai tenté (et réussi) l'abstinence totale pendant 1 période d'1 an (j'avais choisi la durée)
              - J'ai assisté à une réunion des AA (je n'ai pas accroché)
              - J'ai consulté plusieurs addictologues (dont 1 très réputé à Paris)

              Vendredi, soit 2 jours après mon alcoolisation massive et désastreuse, j'ai eu une session d'1h30 avec ma psy. On en arrive à la conclusion suivante : Je ne m'aime pas, je ne me respecte pas et j'ai cette phrase qui résonne dans ma tête " Je suis nul" .Elle me propose l'EMDR. Je lui ai dit que je voulais pratiquer le zéro alcool et une nouvelle fois, elle n'est pas convaincue. Arrêter l'alcool selon elle n'est pas la finalité. Je dois m'aimer et me respecter, et alors l'alcool ne sera plus un problème. Je suis tellement stressé, rempli de peur et avec une mauvaise image de ma personne qu'un flux constant d'émotions négatives s'entrechoquent en permanence dans ma tête.

              Je lui ai dit que je ne voulais plus prendre le premier verre pour l'instant, pour me protéger et me donner la chance de vivre autre chose. Elle est d'accord. On a resserré les séances (3 par mois) et on refait le point lors de mon 39ème anniversaire (dans 8 mois).

              Qu'en pensez vous?
              Arrêt de l'alcool -> Samedi 24 août 2019
              Arrêt de la cigarette -> Dimanche 1er septembre 2019

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                #8
                Bonjour.

                Pour l'EMDR, je n'ai pas d'opinion, je viens de faire une recherche sur la toile...

                Pour le zéro, c'est -semble-t-il- la "mode" actuelle chez les addicto. de ne pas prôner l'abstinence complète afin de ne pas braquer le patient sur une épreuve trop difficile. De mon point de vue, c'est une c... rie ! Je l'ai bien vu lors de mon sevrage (où je continuais à boire "normalement" avec mon épouse, le dimanche midi en particulier), tant que tu restes en contact avec le produit le moindre petit accroc suffit à réamorcer la pompe. Et ensuite... ben tu connais ça, hélas, toi aussi...

                L'alcool est un problème que tu peux éliminer relativement facilement, puisque tu l'as déjà fait. Le reste, c'est un travail de fond, de longue durée qui ne laisse guère d'alternative : esprit clair ou picole. Ne te mets pas la pression avec des "plus jamais". Tous, ici, nous avons avancé un jour à la fois pour nous éloigner de l'alcool.

                Courage, tu peux le re-faire. Et ça, ce n'est pas à la portée du premier "nul" venu
                fred, pas d'avoine

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                  #9

                  coucou,
                  je pense un peu comme rur, il y a longtemps j'avais un psy qui me disait que de plutôt me saouler je devais apprendre a déguster un bon verre de temps a autre, je n'ai jamais su le faire je finissais toujours minable avec les conséquences que cela implique, le psy s'occupe de la psychologie du cerveau et l'addicto s'occupe du mécanisme(ce que cela engendre) dans notre cerveau, ils n'ont a mes yeux pas le même rôle, ils peuvent cependant être complémentaires! bisou andré raymond

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                    #10
                    Bonjour Raymond, fais ce que tu n'as pas tenter encore, une cure déconnecte toi autrement pour te soigner, je ne me suis pas aimé pendant 37 ans, ça peut changer, c'était parce qu'au fond je n'étais pas moi même, je n'arrivais pas à être moi même, se sont les ravages de l'enfant mal aimé ou pas aimé tout simplement pour moi en tous cas, à la cure je me suis débarrassée de ma vieille qui ne allait pas, ça fait 5 ans, je me suis pris une grande claque dans la figure encore cette semaine, j'aime la vie, je me découvre encore aujourd'hui, comment dire, je reviens d'un pays bien plus pauvre que nous, j'ai pris une grande leçon de vie, on se torture bien trop nous même.
                    Si je me souviens un peu de toi, tu vis très près de chez tes parents non? Si oui ça peut-être très toxique, si ils ont été toxiques quand tu étais enfant qu'il n'y a pas de remise en cause, il faut t'en dégager, pour pouvoir mettre du recul, laisser derrière pour pouvoir te construire, te découvrir vraiment, ce que tu verras c'est un petit garçon qui aime la vie, qui ne demande qu'à avoir des liens sociaux constructifs et aimants, bonne jour Ray
                    arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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                      #11
                      Bonjour Ruralcoolique, Bonjour Kote et Bonjour Louvaji,

                      Merci beaucoup pour vos messages extrêmement réconfortants en cette période difficile.

                      à Ruralcoolique :

                      Je pense effectivement que tu as une partie de la réponse, si ce n'est toute la réponse. Ma psy me met toujours en garde quand je me fixe des objectifs trop ambitieux : c'est ce que je fais le plus souvent.... Et je suis donc très souvent déçu par des échecs répétés. Je discute beaucoup avec mes proches et l'idée de ne pas prendre le premier verre coûte que coûte me plait. Ce n'est pas l'abstinence à vie, c'est différent, c'est ne pas prendre le premier verre coûte que coûte et appréhender la vie différemment. alors voilà, j'ai bu ma dernière bière jeudi 6 juin 2019 au matin vers 10h00, au lendemain de cette soirée professionnelle alcoolisée, après avoir dormi sur un banc d'arrêt de bus à la vue de tous (j'ai un travail avec une exposition publique forte). Nous sommes le 10 juin, 10h. 4 ème jour sans avoir pris le premier verre. Merci rur pour te smots.

                      à Kote a Losse

                      Ma chère Kote, quel plaisir de te lire. Je me retrouve beaucoup dans ton fonctionnement, tu le sais. Cette abstinence partielle. Cette vie en dents de scie ingérable (ou alors gérable mais à un prix exorbitant). Je pense que toi aussi tu as une partie de la réponse. Quoique me dise les médecins et les professionnels de santé, je dois aussi savoir au fond de moi ce que je ressens, ce que je veux, ce qui est bon pour moi. Et je sais que ne pas prendre le premier verre coûte que coûte est une mesure de protection et de mise en condition fondamentale voire vitale pour avancer. Si j'ai besoin de boire pour exister, pour m'amuser, pour vivre qui je suis alors cette vie sera factice. JE t'embrasse fort et n'oublie pas que si tu as besoin d'un ami pour parler, tu peux m'appeler.

                      à Louvaji

                      Ma chère Lou, quel plaisir aussi de te lire à nouveau. Tu es un exemple pour moi. Bravo et félicitations pour tes 5 années et pour ta contribution au forum.Tu as touché quelque chose avec tes mots, cette phrase " du petit garçon qui aime la vie" m'a ému aux larmes. Pour le moment, je suis dans une parano. j'ai peur d'avoir fait du mal à quelqu'un dans la nuit du 5 juin. Cela m'angoisse énormément. Je me vois vieux, pathétique et criminel. Je me dis que si j'avais fait quelque chose de mal ce mercredi, je serais en garde à vue, et j'aurais des stigmates physiques (il n'en ait rien) mais cette pensée ne me quitte pas. Je t'embrasse aussi.


                      Arrêt de l'alcool -> Samedi 24 août 2019
                      Arrêt de la cigarette -> Dimanche 1er septembre 2019

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                        #12
                        Salut André ,
                        il faudra bien trouver une solution à moyen ou long terme tout en vivant l'abstinence au jour le jour .Ca semble être contradictoire mais je crois humblement que les choses se posent ainsi .
                        J'ai 7 ans d'abstinence et pourtant hier j'avais toutes les raisons de me bourrer la gueule .
                        Mais ,j'ai dit non ,comme un réflexe aux personnes qui me proposaient à boire .
                        Le temps aidant ,c'est devenu comme une façon d'être .
                        Non pas que je me retrouve en opposition à ceux qui boivent ,non pas que je suis particulièrement fier ,mais je souffre déjà suffisamment hors alcool pour rajouter une souffrance supplémentaire.
                        Je pense à me protéger .
                        Alors ,la question n'est pas que je m'aime ou pas mais elle est de souffrir le moins possible .
                        L'alcool est devenu une souffrance pour toi et je crois que c'est par ce biais là que tu pourrais aller mieux ,c'est à dire moins souffrir .
                        Solidairement .
                        Thierry

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                          #13
                          andré raymond,

                          tu as sincèrement toute mon amitié et oui nous avons le même fonctionnement, avec comme seule solution l'alcool, bottons nous le luc mutuellement, nous devons nous aimer un peu plus il me semble

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                            #14
                            Je reviens spécialement pour toi car je ne postais plus sur le forum, mais ton histoire m’a touchée +++. Je peux te dire que je pense comme tous ceux qui t’ont répondu :
                            @ Louvaji (déjà, des bises !) : oui, notre mal vient du fait que nous n’avons pas été aimés comme il le fallait dans notre enfance (et certains ont même été maltraités).
                            @ Tierset : moi aussi je ne me demande pas si j’ai envie de boire ou non. Je suis passée à l’étape : boire même un seul verre me fera souffrir et je n’ai pas envie de souffrir en sachant que je peux éviter ce mal (effectivement, tout n’est pas facile mais boire ne fait qu’aggraver la situation).
                            @ toi, Raymond : tu as sorti du passé des traumatismes très lourds. Ce n’est pas facile à affronter, mais au moins ils ne sont plus enfouis. Quand je te lis, je vois la personne que tu veux être. Alors voilà ton programme pour les années à venir : tu écris ce que tu veux être et tu l’affiches en grand sur un mur chez toi. Je ne sais pas quel âge tu as (tu vas peut-être trouver ça puéril), mais j’ai le sentiment que dans ta vie, on ne t’a jamais demandé qui tu voulais être. Alors crie-le maintenant ! C’est ta vie ! Ils t’ont volé ton enfance mais tu peux encore montrer à ton enfant intérieur qu’il peut réaliser ses envies... pense tout de suite à ce qui te ferait plaisir (sauf l’alcool puisque cela te sert juste à fuir de toi-même) et quand tu trouves cette envie : hop, tu la réalises.
                            Envie d'avoir une date d'anniversaire ! J'essaye... en espérant que ce sera la bonne : 13 février 2017.

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                              #15
                              bonjour André

                              sachant que poser la réalité, c'est à dire " je suis alcoolique " est le socle de l'abstinence, comment expliquerais tu cette alternance de déni et d'acceptation, chez toi?

                              est ce que tu penses ne pas être capable de te jauger toi-même, sur ce plan là?

                              tu écris que tu as été abstinent une année, parce que tu t'es donné cette limite, quel est ton bilan, et pourquoi ne pas avoir persévéré au delà?
                              autrement dit, quel en a été le bénéfice?

                              la conséquence de l'Estime de soi " je suis nul" est que " les autres savent mieux que moi ce qui est valable"

                              c'est moi, qui sais ce qui est bon pour moi, parce que je m'accorde de la valeur, et le premier geste que j'ai posé pour amorcer le travail sur l'Estime de moi, c'est de cesser de me voiler la face en me saoûlant jusqu'au coma, la priorité c'est bien l'arrêt de l'alcool, c'est la tête au clair, que tout peut commencer










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