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    le début d'une nouvelle vie...

    Bonjour à toutes/tous,
    je suis Stéphane, j'ai 49 ans. Je vis à Paris et je suis enseignant.
    J'ai arrêté de boire depuis 81 heures (vive 2019 et les applis qui évitent de fastidieuses opérations mentales!)
    C'est la première fois que je prends une telle décision. J'ai bien essayé de modérer, de tenter de ne pas boire un ou deux jours par semaine, mais je ne tiens jamais sur la longueur. C'est la première fois que je suis capable de dire : je suis alcoolique. J'ai longtemps pensé qu'être alcoolique c'était être en manque dès le matin, boire dans la journée. Ce qui n'a jamais été mon cas. Ma première cuite date. 1985 précisément. J'avais 15 ans. De 15 à 18 ans, quelques cuites, pas trop. Puis les boites de nuit. Une à 2 fois par semaine. Les premières mises en danger. Le temps passe, une expatriation, une rencontre, 2 enfants, une vie heureuse. Un manque terrible de confiance en soi qui s'estompe au fil des années. L'alcool est là mais seulement quand il y a du monde. C'est encore gérable. Une cuite de temps en temps lors de grosses fêtes. Une autre expatriation. Un mal-être, une dépression à 35 ans. Pendant une année.Les anti-dépresseurs me rendent lucide. Et puis une première évidence : je suis gay. Une séparation suit aussitôt. Un première histoire d'amour avec un mec s'enchaîne. Intense, terrible. Ma première histoire d'amour, à 36 ans. J'exulte, je me suis accepté, je sais enfin qui je suis. Je suis heureux. L'histoire d'amour est passionnelle. Envahissante. Obsessionnelle. Autre évidence : je suis dépendant de l'Autre. Terribles souffrances, frustration, jalousie et moments d'extase. Plus de 3 ans à être 10% du temps au nirvana, 90 en enfer. L'alcool est toujours là, mais c'est encore mon copain car nos rapports sont sains. Rupture, descente profonde, envie de mourir. Un instinct de survie m'empêche de sombrer. Je rencontre Philippe alors que mon coeur est en 959 morceaux (j'avais compté). Il me sauve. Je mettrai des années à oublier mon premier amour, à panser mes plaies béantes. Ma vie se stabilise, enfin. J'apprends le goût du bonheur, calme, sain. J'ai de la chance. Je prends un tout petit verre de vin le soir. Puis un. 2. 3. 4. A 19 heures précisément. Au fil des mois. Alors que je suis heureux dans ma vie. Vraiment et pour la première fois de ma vie. Je pense que ce n'est pas un problème. Et puis, je commence à avoir envie, durant la journée, d'être le soir même à 19 heures. Il y a 5 ou 6 ans, tout s'accélère. Je bois toujours plus. Souvent seul car mon chéri travaille beaucoup ce qui permet, cerise sur le gâteau, d'avoir une vie matérielle très aisée. Je me dégoûte le matin. Avec cette haleine de chacal. Je fais quelques grosses fêtes avec des gens excessifs comme moi. Je commence à prendre, ponctuellement de la coke. Je vais dans des endroits glauques pour baiser avec des mecs. Je me dégoûte. Je me fais casser la gueule dans ces endroits sordides. Triple fracture de la mâchoire. Durant ces beuveries, je perds des téléphones, des cartes bleues. On me vole une montre que mon chéri m'a offerte à mes 40 ans. Montre à 2000 euros. Je mens, j'invente. Mais je continue.
    Bref, le déclic est arrivé mardi soir quand Philippe, mon ami, et mon fils de 21 ans sont venus me chercher dans la rue, en plein Paris parce que notre femme de ménage m'a vu dormir sur un banc. Philippe m'a déjà vu de nombreuses fois dans cet état. Il ne le supporte pas. Il ne comprend pas. Ça, je sais le gérer. Mais devant mon fils, ce n'est plus possible. Depuis un mois, j'étais en train de tomber dans un gouffre, je ne sais pas pourquoi.
    Voilà, ça fait 81 heures que j'ai arrêté de boire. J'en suis tellement heureux. Si on m'avait ça il y a 82 heures (enfin, j'étais bourré il y a 82 heures, donc je n'aurais pas tout compris), j'aurais rigolé et aurais dit : mais non, tout va bien, je gère. J'ai touché le fond, je l'avais déjà touché. Mais là, j'ai compris que ça ne pouvait plus durer.
    C'est difficile. J'ai peur. Mais je veux y arriver !
    Merci de m'avoir lu et attends des échanges (un forum m'avait beaucoup aidé lors de la rupture avec mon premier Amour !)
    Steph


    #2
    Coucou Stphé, achéte de la vitamine B6 et du magnésium , tu vas avoir des coups de mou, je suis contente de te voir nous rejoindre, 24h à la fois n'hésites pas après tes vacances (profites en bien), à te faire aider par des pros, c'est un chouette chemin mais peut y avoir de sacré cote, il y des petits trucs, je pense qu'il va etre important pas tout de suite, d'abord apprendre a etre dans l'instant présent, y prendre du plaisir, de régler tes problèmes de dépendance en général , c'est trés important pour etre mieux dans ta vie, tu aimeras mieux aussi.

    J'ai arreté à 49 ans, ma vie à complément changé, je me suis découverte, j'ai appris à m'aimer, j'ai retrouvé du travail , on se reparle doucement avec ma fille, je passe un CAP, comme toi je suis fiére de moi enfin.

    Tous ça tu vas y gouter, il va juste être très patient n'oublie pas.

    Très bonne journée à toi et ton chéri,(qui a l'air chouette)
    Dernière modification par louvaji, 20/07/2019, 07h59.
    arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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      #3
      Envoyé par StephDeParis Voir le message
      Bonjour à toutes/tous,
      je suis Stéphane, j'ai 49 ans. Je vis à Paris et je suis enseignant.
      J'ai arrêté de boire depuis 81 heures (vive 2019 et les applis qui évitent de fastidieuses opérations mentales!)
      C'est la première fois que je prends une telle décision. J'ai bien essayé de modérer, de tenter de ne pas boire un ou deux jours par semaine, mais je ne tiens jamais sur la longueur. C'est la première fois que je suis capable de dire : je suis alcoolique. J'ai longtemps pensé qu'être alcoolique c'était être en manque dès le matin, boire dans la journée. Ce qui n'a jamais été mon cas. Ma première cuite date. 1985 précisément. J'avais 15 ans. De 15 à 18 ans, quelques cuites, pas trop. Puis les boites de nuit. Une à 2 fois par semaine. Les premières mises en danger. Le temps passe, une expatriation, une rencontre, 2 enfants, une vie heureuse. Un manque terrible de confiance en soi qui s'estompe au fil des années. L'alcool est là mais seulement quand il y a du monde. C'est encore gérable. Une cuite de temps en temps lors de grosses fêtes. Une autre expatriation. Un mal-être, une dépression à 35 ans. Pendant une année.Les anti-dépresseurs me rendent lucide. Et puis une première évidence : je suis gay. Une séparation suit aussitôt. Un première histoire d'amour avec un mec s'enchaîne. Intense, terrible. Ma première histoire d'amour, à 36 ans. J'exulte, je me suis accepté, je sais enfin qui je suis. Je suis heureux. L'histoire d'amour est passionnelle. Envahissante. Obsessionnelle. Autre évidence : je suis dépendant de l'Autre. Terribles souffrances, frustration, jalousie et moments d'extase. Plus de 3 ans à être 10% du temps au nirvana, 90 en enfer. L'alcool est toujours là, mais c'est encore mon copain car nos rapports sont sains. Rupture, descente profonde, envie de mourir. Un instinct de survie m'empêche de sombrer. Je rencontre Philippe alors que mon coeur est en 959 morceaux (j'avais compté). Il me sauve. Je mettrai des années à oublier mon premier amour, à panser mes plaies béantes. Ma vie se stabilise, enfin. J'apprends le goût du bonheur, calme, sain. J'ai de la chance. Je prends un tout petit verre de vin le soir. Puis un. 2. 3. 4. A 19 heures précisément. Au fil des mois. Alors que je suis heureux dans ma vie. Vraiment et pour la première fois de ma vie. Je pense que ce n'est pas un problème. Et puis, je commence à avoir envie, durant la journée, d'être le soir même à 19 heures. Il y a 5 ou 6 ans, tout s'accélère. Je bois toujours plus. Souvent seul car mon chéri travaille beaucoup ce qui permet, cerise sur le gâteau, d'avoir une vie matérielle très aisée. Je me dégoûte le matin. Avec cette haleine de chacal. Je fais quelques grosses fêtes avec des gens excessifs comme moi. Je commence à prendre, ponctuellement de la coke. Je vais dans des endroits glauques pour baiser avec des mecs. Je me dégoûte. Je me fais casser la gueule dans ces endroits sordides. Triple fracture de la mâchoire. Durant ces beuveries, je perds des téléphones, des cartes bleues. On me vole une montre que mon chéri m'a offerte à mes 40 ans. Montre à 2000 euros. Je mens, j'invente. Mais je continue.
      Bref, le déclic est arrivé mardi soir quand Philippe, mon ami, et mon fils de 21 ans sont venus me chercher dans la rue, en plein Paris parce que notre femme de ménage m'a vu dormir sur un banc. Philippe m'a déjà vu de nombreuses fois dans cet état. Il ne le supporte pas. Il ne comprend pas. Ça, je sais le gérer. Mais devant mon fils, ce n'est plus possible. Depuis un mois, j'étais en train de tomber dans un gouffre, je ne sais pas pourquoi.
      Voilà, ça fait 81 heures que j'ai arrêté de boire. J'en suis tellement heureux. Si on m'avait ça il y a 82 heures (enfin, j'étais bourré il y a 82 heures, donc je n'aurais pas tout compris), j'aurais rigolé et aurais dit : mais non, tout va bien, je gère. J'ai touché le fond, je l'avais déjà touché. Mais là, j'ai compris que ça ne pouvait plus durer.
      C'est difficile. J'ai peur. Mais je veux y arriver !
      Merci de m'avoir lu et attends des échanges (un forum m'avait beaucoup aidé lors de la rupture avec mon premier Amour !)
      Steph
      Bienvenue Steph et bravo : tu es lucide, reste le !!!
      Ta décision dans ton cas tel que tu le décris est la seule possible qui ne te conduise pas tout droit vers l'enfer.

      As-tu d'autres soutiens que le forum pour traverser cerre première période d'abstinence qui est la plus difficile ?

      En tout cas maintiens la barre en gardant le cap vers statistique Zéro et l'infini des possibles positifs auquel ouvre la sobriété.

      Bois beaucoup sans alcool, fais toi plaisir sans alcool !
      "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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        #4
        Envoyé par louvaji Voir le message
        Coucou Stphé, achéte de la vitamine B6 et du magnésium , tu vas avoir des coups de mou, je suis contente de te voir nous rejoindre, 24h à la fois n'hésites pas après tes vacances (profites en bien), à te faire aider par des pros, c'est un chouette chemin mais peut y avoir de sacré cote, il y des petits trucs, je pense qu'il va etre important pas tout de suite, d'abord apprendre a etre dans l'instant présent, y prendre du plaisir, de régler tes problèmes de dépendance en général , c'est trés important pour etre mieux dans ta vie, tu aimeras mieux aussi, très bonne journée à toi et ton chéri,(qui a l'air chouette)
        Merci Louvaji
        Je vais acheter des vitamines et du magnésium. Merci pour le conseil !
        Je prends des AD depuis 13 ans. A faible dose. C'est grâce à eux que je ne suis plus sur une montagne russe.
        Mon chéri n'est pas chouette, il est exceptionnel, après tout ce que j'ai pu lui faire endurer... C'est mon autre béquille :-)

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          #5
          Envoyé par Ronald Voir le message

          Bienvenue Steph et bravo : tu es lucide, reste le !!!
          Ta décision dans ton cas tel que tu le décris est la seule possible qui ne te conduise pas tout droit vers l'enfer.

          As-tu d'autres soutiens que le forum pour traverser cerre première période d'abstinence qui est la plus difficile ?

          En tout cas maintiens la barre en gardant le cap vers statistique Zéro et l'infini des possibles positifs auquel ouvre la sobriété.

          Bois beaucoup sans alcool, fais toi plaisir sans alcool !
          Merci Ronald !
          ma décision soudaine d'arrêter de boire (finalement, peut-on programmer un sevrage ?) tombe mal. Ou bien, je ne sais pas. Je pars pour un mois et demi en vacances, loin de mes habitudes quotidiennes. Un mois et demi ? C'est honteux :-)
          Donc, je ne vais compter que sur moi, Philippe, des amis de passage avec qui je tiens à en parler (certains vont tomber des nues) et ce forum. Mes parents sont au courant, mais pour l'instant je ne suis pas prêt à leur en parler car mon problème d'alcool n'a jamais été évoqué avec eux. Bref, je ne suis pas seul, je mesure ma chance !

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            #6
            'lut !

            Comme les copains : courage, ça va secouer, mais c'est à l'évidence la bonne solution.

            Juste une remarque, toutefois : que le regard de ton fils ait déclenché la prise de conscience, l'acte d'accepter que tu as perdu les pédales et ne peux plus rien maîtriser dès que tu prends de l'alcool est une bonne chose.

            Mais tu n'arrêtes que pour toi, pas pour les autres. Si tu es au clair là-dessus, ça marchera, avec peut-être un incident ou deux au passage, ça peut arriver au début... 24 h à la fois autorise aussi l'erreur ('faut pas qu'elle dure...), alors que "plus jamais" met une pression ingérable.

            Et aparté : je réfléchis à mes 50 ans, dans un tout petit peu moins de 6 mois. Et ça me fait un peu bizarre, compte tenu d'une solide culture épicurienne, d'imaginer que je vais les fêter à l'eau Mais je vais les fêter, c'est certain !!!

            *@+
            fred, pas d'avoine

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              #7
              Envoyé par rur@lcoolique Voir le message
              'lut !



              Mais tu n'arrêtes que pour toi, pas pour les autres. Si tu es au clair là-dessus, ça marchera, avec peut-être un incident ou deux au passage, ça peut arriver au début... 24 h à la fois autorise aussi l'erreur ('faut pas qu'elle dure...), alors que "plus jamais" met une pression ingérable.

              Et aparté : je réfléchis à mes 50 ans, dans un tout petit peu moins de 6 mois. Et ça me fait un peu bizarre, compte tenu d'une solide culture épicurienne, d'imaginer que je vais les fêter à l'eau Mais je vais les fêter, c'est certain !!!

              *@+
              Hello Fred,
              je vois que nous avons le même âge !
              Je ne veux pas fêter mes 50 ans, quelle horreur ! 50 ans, c'est l'âge de mes parents, moi je dois avoir environ 35 ans dans ma tête, et 33 physiquement. Le jour de mes 50 ans, j'irai dans les catacombes de Paris et j'attendrai que cette journée se passe.
              Sinon, bien sûr que je veux arrêter aussi pour MOI. Pour ne plus voir la tête de mon père dans le miroir les lendemains difficiles. Pour ne plus penser à mon foie, mon pancréas ou autres organes :-) Pour être fier de moi. Pour me sentir libre !!!

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                #8
                Quand j'ai arrèté j'avais comme toi 35 ans, j'étais bloquée, les 50 me sont tombées dessus avec l'abstinence, ça secoue un peu, surtout tes parents ont 70 non?bonne journée
                arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

                Commentaire


                  #9
                  Salut Steph,

                  Super de poster. Je te repondrais plus plus tard c est le milieu de la nuit pour moi. Une chose importante je pense, quand, comme toi on se rend compte qu on ne plus boire 'normalement' et que l on decide de ne plus boire. il faut le dire autour de soi je pense. pour moi c etait important. le dire a mes amis proches, ma famille. leur expliquer que, effectivement je ne peux plus boire. j ai arrete il y a 6 mois maintenant mais depuis 15 ans mes alcolisations me posaient probleme et je savais que je devais faire qqchose sans vraiment le faire. et en fin d annee j en ai eu marre vraiment. je me suis reveille et je n ai plus eu envie de ca. apres je ne sais pas ce que le futur me reserve mais la aujourd hui je ne veux pas boire et je ne boierais pas. malgre ma jeune abstinence je peux te dire que pour l instant c est une revelation que de ne pas boire. tu te decouvres vraiment. tu prends confiance en toi. tu discutes vraiment avec les gens. souvent avec des gens avec qui tu n aurais pas parle, car ils ne boivent pas. c est intense ce que je vis et je me sens plus leger je me sens libre. j etais, avant, prisonnier de la boisson: j avais perdu cette liberte de ne pas boire. maintenant je me sens libre car je peux boire ou ne pas boire mais j en ai pas envie. tu vas decouvrir un nouveau Steph c est sur. tu vas explorer des contrees que tu ne connaissais plus, etre toi enfin. aussi je pense ne change pas tes habitudes. fait ce qu il te plait. si tu veux retrouver des amis au bistrot vas y, a l eau. puis surement tu partiras plus tot qu avant car tu n auras plus cette connection de l alcool. tu es en vacances, tu dis c est ptet pas le bon moment. en fait je pense arreter au pire moment c est le mieux. je suis au milieu d une rupture douloureuse et je buvais plus a la fin a cause de ca. mais arreter dans ce moment difficile me renforce en fait. ya jamais de bons moments. ya ton moment. il est la maintenant, prend le. continue de nous parler.
                  je te souhaite une bonne continuation. j echangerais plus avec toi. bienvenu.
                  V

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                    #10
                    Envoyé par louvaji Voir le message
                    Quand j'ai arrèté j'avais comme toi 35 ans, j'étais bloquée, les 50 me sont tombées dessus avec l'abstinence, ça secoue un peu, surtout tes parents ont 70 non?bonne journée
                    Oui, aux alentours de 70 et moi 50 en 2020. Finalement, on s'en fout de l'âge, l'essentiel est d'être bien dans sa peau. J'étais tellement mal dans ma peau à 20 ans. Ça fait 10 ans, un peu plus, que je suis né à nouveau. Sûrement dû à mon coming-out !
                    Je ne fêterai pas mes 50 ans car je n'aime pas les fêtes. Enfin, je ne suis pas fait pour les fêtes, je ne sais pas gérer.
                    ;-)

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                      #11
                      Coucou, une petite aparté pour Vidal, c'est vraiment beau ce que écris et tellement ça, tu décris exactement ce qu'on peut ressentir quand on commence à peine à se découvrir au bout de 6 mois, attention Vidal ce n'est que le début, comme tu le dis on s'ouvre et forcément des choses se produisent tu n'en reviens pas, c'est ça, quand on a bu 35 ans on ne se souvient de rien de tousser ça, Stéph j'en ai déjà parlé avec Ray, essaie de te souvenir du petit garçon en toi plein de naïveté et d'amour pour les autres ou pas d'ailleurs, on ne peut pas aimer tout le monde c'est la vie, ca nous apprend a être plus doux, peut-être à nous aimer, tu m'étonnes un mois et demiy'en a qui se la coule douce je vois, va falloir en profiter à fond, va falloir changer tes habitudes si tu sens qu'à l'heure où tu buvais d'habitude ça devient trop dur, normalement tu devrais aller voir ton toubib ,
                      arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

                      Commentaire


                        #12
                        Bienvenue Steph,
                        Déjà quelques jours sans alcool, ça devait faire longtemps que ça ne t'était pas arrivé ? Donc maintenant que tu as acquis la certitude que c'est possible, puisque tu as passé 81,82,83... heures sans alcool, eh bien la recette, on te l'a donnée : 1 jour à la fois. Ca va être un peu compliqué quelques jours peut être sur le plan physique, sommeil, digestif... et puis les désagréments vont s'estomper et tu vas vraiment sentir du mieux. Donc un jour à la fois, fais toi plaisir, bois beaucoup (d'eau ! ) et use sans modération de ce forum qui est d'une grande aide, et qui a le mérite d'être accessible 24/24 . Au fil des jours, au menu, le plaisir de se réveiller en forme, beaucoup d'énergie, et un sentiment de liberté incomparable.
                        Pour l'age, les gars, faut pas s'en faire. La vieillesse n'existe pas, il suffit d'y arriver pour s'en apercevoir
                        Bonne journée.

                        Commentaire


                          #13
                          Envoyé par louvaji Voir le message
                          essaie de te souvenir du petit garçon en toi plein de naïveté et d'amour pour les autres ou pas d'ailleurs, on ne peut pas aimer tout le monde c'est la vie,
                          Le petit garçon hyper sensible que j'étais est toujours en moi. Mais il est devenu plus fort, plus sûr de lui, au fil des années, des choux de vie, des rencontres et des expériences. L'amour pour les autres, j'en ai plein. Pour moi aussi. La méfiance ? je ne connais pas. Quand on me trahit, quand je n'aime plus, je pars, sans rancœur, sans haine. Mon but dans la vie est de faire du bien aux autres, sans m'oublier. L'alcool m'a fait déconner de nombreuses fois, mais ne m'a pas gâché la vie. Je pense que j'étais à la limite. Limite de sombrer, sans véritable raison. Juste l'envie de l'excès, du non contrôle. J'ai d'autres exutoires. Je reviens d'une randonnée en solitaire de 150 kms en sac à dos. Mais je picolais le soir, seul. J'attendais ça toute la journée. Je suis marathonien et centbornard (course de 100 kms). Le 19 août, je fais un stage d'une semaine pour devenir un parachutiste autonome, en chute libre. Les shoots d'endomorphines, d'adrénaline, j'adore. Il faut juste que j' arrête les shoots alcoolisés...

                          Commentaire


                            #14
                            Envoyé par Vidal Voir le message
                            Salut Steph,

                            Super de poster. Je te repondrais plus plus tard c est le milieu de la nuit pour moi. Une chose importante je pense, quand, comme toi on se rend compte qu on ne plus boire 'normalement' et que l on decide de ne plus boire. il faut le dire autour de soi je pense. pour moi c etait important. le dire a mes amis proches, ma famille. leur expliquer que, effectivement je ne peux plus boire. j ai arrete il y a 6 mois maintenant mais depuis 15 ans mes alcolisations me posaient probleme et je savais que je devais faire qqchose sans vraiment le faire. et en fin d annee j en ai eu marre vraiment. je me suis reveille et je n ai plus eu envie de ca. apres je ne sais pas ce que le futur me reserve mais la aujourd hui je ne veux pas boire et je ne boierais pas. malgre ma jeune abstinence je peux te dire que pour l instant c est une revelation que de ne pas boire. tu te decouvres vraiment. tu prends confiance en toi. tu discutes vraiment avec les gens. souvent avec des gens avec qui tu n aurais pas parle, car ils ne boivent pas. c est intense ce que je vis et je me sens plus leger je me sens libre. j etais, avant, prisonnier de la boisson: j avais perdu cette liberte de ne pas boire. maintenant je me sens libre car je peux boire ou ne pas boire mais j en ai pas envie. tu vas decouvrir un nouveau Steph c est sur. tu vas explorer des contrees que tu ne connaissais plus, etre toi enfin. aussi je pense ne change pas tes habitudes. fait ce qu il te plait. si tu veux retrouver des amis au bistrot vas y, a l eau. puis surement tu partiras plus tot qu avant car tu n auras plus cette connection de l alcool. tu es en vacances, tu dis c est ptet pas le bon moment. en fait je pense arreter au pire moment c est le mieux. je suis au milieu d une rupture douloureuse et je buvais plus a la fin a cause de ca. mais arreter dans ce moment difficile me renforce en fait. ya jamais de bons moments. ya ton moment. il est la maintenant, prend le. continue de nous parler.
                            je te souhaite une bonne continuation. j echangerais plus avec toi. bienvenu.
                            V
                            Hello Vidal !
                            Tu es Québécois ?
                            Un nouveau Steph est né, une fois de plus. Un nouveau Steph qui doit grandir et arrêter de se mettre en danger. Un Steph qui doit sortir de sex drugs and rock'n roll. J'en ai profité toute ma vie, je veux arrêter. Si je pouvais, je vivrais sur une île déserte avec des bouquins, une paire de baskets et pas loin, mon chéri, mes enfants et quelques
                            ​​​​ proches. Mais bon, en attendant, j'aime quand même vachement ma vie !

                            Commentaire


                              #15
                              Envoyé par patalo Voir le message
                              Bienvenue Steph,
                              Déjà quelques jours sans alcool, ça devait faire longtemps que ça ne t'était pas arrivé ? Donc maintenant que tu as acquis la certitude que c'est possible, puisque tu as passé 81,82,83... heures sans alcool, eh bien la recette, on te l'a donnée : 1 jour à la fois. Ca va être un peu compliqué quelques jours peut être sur le plan physique, sommeil, digestif... et puis les désagréments vont s'estomper et tu vas vraiment sentir du mieux. Donc un jour à la fois, fais toi plaisir, bois beaucoup (d'eau ! ) et use sans modération de ce forum qui est d'une grande aide, et qui a le mérite d'être accessible 24/24 . Au fil des jours, au menu, le plaisir de se réveiller en forme, beaucoup d'énergie, et un sentiment de liberté incomparable.
                              Pour l'age, les gars, faut pas s'en faire. La vieillesse n'existe pas, il suffit d'y arriver pour s'en apercevoir
                              Bonne journée.
                              Hello Patalo !
                              Merci pour ton message.
                              Tu as raison, un jour à la fois. Ce qui m'angoisse, c'est le plus jamais. Mais j'y penserai plus tard, un jour. Pour l'instant, je ne dois viser que la journée. Je gère, enfin, j'ai l'impression. Ça fait 3 matins que je me sens super frais au réveil. 3 matins où l'envie est là, contrairement à la culpabilité et parfois, la honte. Je veux que tous mes matins, ce soit pareil c'est tellement plus simple. C'est la fin de journée qui est compliquée... En gros, j'ai inversé mes journées !

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