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Aider mon amoureux dans sa démarche de soin

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    Aider mon amoureux dans sa démarche de soin

    Bonjour !
    Je suis nouvelle ici, j'ai lu quelques sujets donc la très belle Lettre du docteur Fouquet.

    Je cherche des conseils, des témoignages, enfin je ne sais pas trop quoi en fait... peut-être jsute parler à propos de ce que je vis avec mon conjoint .
    J'ai 25 ans, il en a 32. Nous sommes ensemble depuis seulement 1 an et demi et nous habitons ensemble. Il m'a dit à notre 1er rendez-vous qu'il avait été accro à la coke, mais n'y a pas retouché depuis 2 ans suite à une TS puis une prise en charge en hôpital psy et un traitement. Ca me fait peur mais j'ai confiance, il est honnête. Nous faisons souvent la fête, depuis le début, mais depuis plusieurs mois je remarque que sa consommation à lui... est loin d'être juste festive. Il y a toujours une bonne raison de faire la fête, et la fête ne se fait pas sans alcool n'est-ce pas . Il y a eu quelques épisodes qui m'ont fait prendre conscience que mon compagnon est alcoolique. Alors souvent, je me dis que oui mais non, il est peut-être "juste un peu" alcoolique, que ce n'est pas si grave, il peut juste se limiter aux week-ends s'il le veut... ou pas.
    Et le lendemain, je rentre du travail et je reçois un sms "je suis au bar à ******, tu me rejoins ?". Non mon amour je ne peux pas, j'ai sport ce soir. Il rentre à 20h30, bien pompette. Ok, admettons. Mais ça arrive une 2e fois dans la semaine. Pareil la suivante. Je me rends compte que je lui envois des messages pour le modérer. On se prend la tête.

    Merde, je sors avec un mec alcoolique.

    Mais p**** je l'aime, je veux faire ma vie avec. Mais comment je vais faire ? Ca va empirer non ? Et si on se marie ? Et si on a des enfants ? Il va se passer quoi ?
    Alors ok, je pose des ultimatums. Puis je culpabilise : pourquoi je lui ai dit tout ça, qu'est-ce que ça va apporter ? Comment je peux l'aider plutôt ?...

    De discussions en discussions, certaines calmes, certaines plus enflammées, il avance. Ca y est, il l'a dit "je suis alcoolique, j'en ai marre je ne veux pas que ça ruine ma vie. Je veux me soigner". Il me l'a dit, puis il l'a dit à une de ses soeurs, et à sa belle-mère qui l'a déjà aidé dans d'autres épreuves... Un premier pas.

    Il est à 2 doigts de prendre son 1er rendez-vous avec un addictologue. Le numéro et l'adresse sont écrits sur un papier depuis que nous avons appelé Alcool Info Service. Je fais ce que je peux pour le soutenir, mais je sais qu'il a peur. Peur de ne plus jamais pouvoir boire, peur de renoncer, peur de vivre sans. Peur du jugement aussi, et peur d'affronter de vieux démons, c'est certain quand on connait un peu son histoire. Une sensibilité incroyable, peu de confiance en lui, des culpabilités qui le rongent... Il est tellement fragile mais tellement fort en même temps.


    Là, j'en suis à cette étape : est-ce que j'ai quelque chose à faire pour l'aider à franchir ce cap ? Est-ce que c'est bien de lui "rappeler" (je sais très bien qu'il n'oublie pas... c'est juste qu'il n'en parle pas forcément) de prendre son rendez-vous ? Est-ce que c'est mieux de le laisser cogiter, ne pas en parler, le laisser seul décider du moment où il le fera ? Même si ça prend encore des semaines, des mois et des cuites ?


    Notre vie à tous les 2 est formidable, sauf quand il boit...

    Et pour ceux qui ont vécu en couple, en famille, avec cette maladie ? Comment ça se passe ou s'est passé ? L'avenir est-il possible ?

    #2
    Bonjour Foane,
    J'ai une très longue et très variée expérience en la matière, de l'intérieur et de l'extérieur.
    Je vais être crû et je sais que tu ne le feras pas.
    Tu as 25 ans, très heureusement pas encore d'enfants, donc la meilleure chose, la plus intelligente, la plus saine que tu puisses faire est de fuir.

    Bize


    PS tu peux déjà lire le fil d'enpl1doute "En difficulté" pour avoir une idée de ce qui t'attend
    Mais il y a pire, bien bien pire que ça, des enfers que tu ne peux imaginer !

    Si tu persistes (et oui, de toute façon) tu peux contacter aussi les Al-anon, j'y ai été, groupes anonymes d'entraide entre proches d'alcooliques, le groupe où j'allais, qui comptait 20 à 30 personnes par réunion, était exclusivement composé de compagnes d'alcooliques + un père d'alcoolique, lui-même aux AA comme moi à l'époque + un compagnon d'un alcoolique.
    En général ça ne vole pas bien haut mais les vécus des unes éclairent celui (à venir parfois ) des autres et parfois ça aide à moins mal supporter l'enfer, on apprend au moins ce qu'il ne faut surtout pas faire, pcq faire c'est impossible presque toujours !

    Là-d'sus tu as encore le choix de ne pas y vivre en enfer...
    Dernière modification par Ronald, 03/09/2019, 10h00.
    "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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      #3
      Wow, je ne suis pas prête à entendre cela je crois. Même si c'est ce que me souffle ma conscience...
      Je ne peux pas l'entendre actuellement mais je garde ton conseil à l'esprit.

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        #4
        J'ajoute le fil al-anon-alateen.fr

        alateen regroupe les enfants d'alcooliques
        ça pourra servir pour vos futurs enfants

        Soyez heureux !
        "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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          #5
          J'ai corrigé et complété ma première réponse, si ça peut te sauver, hein, mais les expériences malheureusement il faut les vivre soi-même pour y croire et parfois à ce moment-là le retour est impossible ou bien trop coûteux et alors on a plus qu'à endurer, subir et regretter !
          "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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            #6
            Coucou Foane, j'ai été des 2 côté même que Ron, fuis tout de suite parce que là tu t'engages sur une route faite de galère pour toi, je sais que c'est très dur ça fait très mal,tu l'as lu , il n'y a que lui qui doit d'abord se prendre en main surtout restés en dehors, par contre n'acceptes pas tous
            arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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              #7
              Il y a aussi le fil de Mari Inquiet, se sont des années de soins, pour peut-être un echec
              arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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                #8
                Même s'il engage une démarche de soins ? Même si ce n'est pas encore "dramatique" pour le moment ? On est forcément voué à rechuter, galérer, être un boulet pour l'autre, quand on est alcoolique ?

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                  #9
                  Comment pouvez-vous à la fois soutenir des personnes malades et leur insuffler beaucoup d'espoir, et à la fois conseiller aux proches de fuir ?
                  C'est une vraie question...

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                    #10
                    Bonjour.

                    Ben parce qu'on sait que c'est dur pour celui qui essaie de quitter l'alcool, que ça ne marche pas souvent du premier coup et qu'on sait aussi combien on peut devenir atroce et insupportable pour les autres.

                    Il n''y a que l'alcoolique qui puisse faire quelque chose et ce n'est que pour lui seul. S'il y parvient, bien malin qui pourrait prédire quels changements interviendront ensuite.

                    Sois lucide, distanciée et ne fonde pas trop d'espoirs. Préserve-toi, en deux mots.

                    fred, pas d'avoine

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                      #11
                      bonjour Foane
                      tu écris qu'il est à deux doigts de consulter un addictologue, attends qu'il fasse le pas
                      c'est une décision qu'il doit prendre seul, l'abstinence se choisit
                      les réponses au dessus sont le fruit d'expériences autant avec l'alcool, qu'avec la drogue
                      pour ce qui me concerne, je n'investirais rien, tant que rien ne bouge
                      protège toi d'abord

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                        #12
                        Envoyé par rur@lcoolique Voir le message
                        Bonjour.

                        Ben parce qu'on sait que c'est dur pour celui qui essaie de quitter l'alcool, que ça ne marche pas souvent du premier coup et qu'on sait aussi combien on peut devenir atroce et insupportable pour les autres.

                        Il n''y a que l'alcoolique qui puisse faire quelque chose et ce n'est que pour lui seul. S'il y parvient, bien malin qui pourrait prédire quels changements interviendront ensuite.

                        Sois lucide, distanciée et ne fonde pas trop d'espoirs. Préserve-toi, en deux mots.

                        Bonjour,

                        Je suis d'accord avec Rur.
                        Aussi, il a y le fil de Empl1doute : "En difficulté".
                        Ou il y a plein de pistes de réflexion.

                        A plus
                        Kenavo

                        Commentaire


                          #13
                          Foane

                          Bonjour

                          Envoie moi un sms Au 0677499068avec ton prenom. On pourra dialoguer
                          Va voir message privé.
                          A tres vite
                          Amities sinceres
                          Jojo

                          Commentaire


                            #14
                            Coucou ! Puisque je vois mon pseudo par ici, je te laisse un petit message.
                            Tu es plus avancée que moi car ton mari est ouvert sur ce sujet avec toi et qu’il te parle de tout cela. Le mien est dans un profond déni. Nous n’avons jamais parlé ensemble d’alcoolisme.
                            Par contre, là où je pense que cela ne va pas aller tout seul, c’est qu’avec l’alcool, vu qu’il y en a partout et à toutes les occasions, tu ne pourras jamais te dire que c’est fini pour toujours.
                            Mon mari a beaucoup plus bu en juin et juillet de cette année (+ pb professionnels, mais je me demande maintenant où est la cause et où est la conséquence). Il en était arrivé à commencer à boire en cachant plus ou moins puisque ma fille était encore témoin mais que je n’étais pas censée savoir. Bref, je vis avec une épée de Damoclès au dessus de la tête car même s’il me donne l’impression de vouloir changer cela, je redoute les nouvelles rencontres de collègues, les nouveaux repas de travail... J’ai raconté ce dernier week-end très fragile sur mon fil en effet.
                            Tu me rappelles quand j’étais jeune avec lui et que nous faisions la fête. Je ne buvais pas, et je lui servais de contrôle ! Aujourd’hui, je me dis que je n’aurais jamais pensé à l'époque que l’alcool nous poursuivrait autant dans notre vie.
                            Travaille-t-il, si ce n’est pas trop indiscret ?

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                              #15
                              Envoyé par Foane Voir le message
                              Comment pouvez-vous à la fois soutenir des personnes malades et leur insuffler beaucoup d'espoir, et à la fois conseiller aux proches de fuir ?
                              C'est une vraie question...
                              Mais je conseillerais à la mère de mes enfants et à mes compagnes du temps de la picole de me fuir si j'étais leur ami lors d'un retour dans le passé !

                              Et si je revenais dans ce passé, j'essaierais encore de trouver des béquilles, des aimantes, des aimées, n'importe qui de supportable capable de me supporter à terme, quelqu'une sur qui je pourrai m'appuyer pour continuer, arrêter, continuer en faisant semblant de ne pas vouloir continuer.
                              La-d'sus si j'avais plus judicieusement choisi ma bouée féminine ça aurait ptèt marché.
                              À toi de juger.



                              Faut aussi savoir que le plus souvent l'addiction à l'alcool, à la coke ou autres susbtances n'est que le symptôme visible de dysfonctionnements plus profonds, de pathologies plus lourdes, de problèmes psychologiques aux racines très anciennes et extrêmement difficiles à mettre à jour et à désactiver.
                              J'en sais quelque chose !

                              Dans quoi tu vas là...



                              Je ne connais pas le monsieur ni toi mais je crois aussi que l'immense majorité des femmes amoureuses surestiment grandement - gigantesquement dans le cas de l'addiction (pas qu'alcool et coke, au jeu aussi) - leur pouvoir de changer l'être aimé et qu'elles leur font aussi, souvent, dans le cas de l'alcoolisme c'est certain, beaucoup trop confiance.
                              Dernière modification par Ronald, 03/09/2019, 12h17.
                              "What a Wonderful World" Louis Armstrong

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