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    Besoin de conseils

    Bonjour,
    Je viens vers vous car j'ai besoin de conseils.
    Je vous explique :
    Il y a une semaine, j'ai découvert avec effarement que ma compagne buvait en cachette. J'ai passé quelques jours (et nuits !) affreux.
    D'abord parce que je découvrais des choses qui étaient sous mes yeux et que je ne voyais pas : un verre posé sous la table de nuit qui empestait l'alcool, une facture avec une bouteille de whisky (nous en avons déjà une à moitié pleine dans le bar pour les invités), une bouteille dans une pile de draps... Et puis un changement de comportement auquel je réagissait par de l'agacement. Par exemple de me redire 10 fois la même chose dans une conversation, comme "en boucle". Je ne comprenais pas.
    Enfin 1000 interrogations : comment en parler ? Comment l'aider ?
    Après 4 jours d'hésitation, de signaux envoyés (retourner son verre, déplacer une bouteille de rhum dont le niveau variait...) et suite à une "preuve" que c'était bien réel (la facture mentionnée au dessus)... je décidais de lui parler.
    Je trouve un moment où nous sommes seuls (nous avons 3 enfants de 14, 16 et 18 ans), et j'aborde le sujet... avec douceur, sans jugement et exprimant mon soutien.
    Elle me dit qu'elle est soulagée qu'on en parle. Qu'elle avait compris que j'avais découvert son secret. Que d'ailleurs ça lui avait servi de déclic et qu'elle avait elle-même décidé de vider sa dernière bouteille 3 jours avant, décidée d'arrêter. Que le 2 premiers jours avaient été durs mais que ça allait mieux.
    Elle m'a parlé de l'engrenage qui avait commencé 2 ans auparavant. De sa consommation : qu'une bouteille d'alcool (rhum, whisky) lui faisait 3 jours. Cela m'a paru énorme !
    Je lui ai proposé de nous faire accompagner (j'ai repéré un centre pas loin de chez nous). Mais elle n'a pas voulu pour le moment.
    Je lui ai confirmé que je la soutiendrai sans la juger, que j'avais à coeur de préserver notre famille. Je lui ai demandé de ne plus rien me cacher si elle n'y arrivait pas.
    Sur le coup, je me suis senti rassuré. J'ai enfin pu dormir.
    Mais depuis ce matin, je doute. Est-ce aussi simple ? Puis-je y croire ? Comment "surveiller" sans être trop invasif ? Nous avons 45 et 46 ans, je ne vais pas me mettre à régenter sa vie.
    Je doute et ça me bouffe. J'aurais préféré qu'elle accepte l'aide extérieure tout de suite.

    Vos expériences m'intéressent. C'est nouveau pour moi.

    Je précise : j'ai personnellement une consommation très modérée (moins de 3 verres par semaine), et je n'ai pas pris de "cuite" depuis des années. Depuis la naissance de mon 1er fils qui vient d'avoir 18 ans pour être précis.
    J'ai eu une jeunesse plutôt festive question alcool, un buveur régulier pendant une période (vin à table, apéritif à l'occasion) mais devenir un buveur ultra modéré (pour maigrir) depuis au moins 4 ans n'à pas posé de problème.

    Merci de vos retours.

    #2
    Bonjour et bienvenue.

    Si un dialogue est possible c'est super, tu as une chance exceptionnelle. Continue à déployer toute la bienveillance possible si vous en reparlez.

    La bouteille de raide qui fait trois jours, c'est déjà une belle consommation mais pas encore "extrême"... Si c'est suffisant pour qu'elle ait pris conscience du problème, là aussi c'est très bien, physiquement. Par contre ça ne donne pas d'indice des dégâts psychologiques. Quant à l'idée de se faire accompagner (dans un CSAPA), nous sommes nombreux ici à avoir mis un certain temps à l’accepter, c'est assez normal compte tenu de la honte et de la culpabilité qui accompagnent la picole isolée et dissimulée (c'était mon cas aussi, je connais bien).

    Surveiller ? JAMAIS !!! Sur le fil de enp1doute (une épouse confrontée à un problème de conjoint buveur) Ronald détaille ses règles des zéros. À mon avis une saine lecture pour commencer... (un clic sur le lien).

    Bon courage. Ça aurait pu être bien pire, c'est déjà une chance, mais il va falloir patience et amour.

    (de tradition, ici).

    fred, pas d'avoine

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      #3
      Bonjour,
      Merci pour ce retour. Je vais en effet prendre le temps de lire les différents témoignages... Et vous tenir informés de la suite. Tout cela me semble utile et même indispensable.

      Encore merci.

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        #4
        Bon courage à toi !
        Je découvre ton fil et je vais le lire attentivement.
        Suis là, si tu as envie d'échanger. Je suis dans la situation inverse : c'est mon mari qui est dans le déni.

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          #5
          J'ai tout lu.
          Nous avons énormément de points communs.
          De toute façon, si ta femme ne cache pas la variation du niveau des bouteilles, c'est qu'elle avait envie que tu le voies.
          Sinon, elle pouvait très bien acheter ses propres bouteilles et s'en débarrasser avant de rentrer.
          Donc elle te tend une perche, on dirait, mais de là à dire qu'elle ne te cachera plus rien... Ce n'est pas encore gagné.

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            #6
            Bonsoir empl1doute.
            Je viens de lire ton fil et effectivement, tu connais bien la situation. Je te souhaite aussi beaucoup de courage.
            Peut-être ai-je la chance d'être dans un dialogue plus apaisé avec ma compagne. Mais cela n'enlève pas la douleur du mensonge, même si je sais maintenant que l'alcool en est la cause.
            Il y a aussi l'angoisse de se dire que nous sommes face à une épreuve qu'il faut envisager sur la durée.
            Je vais me pencher sur la question de la co dépendance. Et trouver des ressources près de chez moi. Il y a un hôpital qui propose un service pour les addictions, y compris pour recevoir les couples.

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              #7
              Bonjour.

              La dissimulation est un réflexe courant lorsque l'alcool est venu comme anxyolitique. Une crainte légitime peut en être la cause (les enfants vont partir, par exemple) mais lorsque la machine se met en place elle s'enracine au plus profond de l'individu, dans son mal-être le plus ancien, le plus secret.

              C'est une drogue dure (et un vrai problème de santé publique, qui coûte "un pognon de dingue" juste pour que les pinardiers continuent à faire du gras, passons...). C'est une épreuve et s'en est une autre d'en sortir.

              Comme pour la dépression, pour se soigner il faut d'abord que la patiente accepte qu'elle est malade. Donc qu'il existe un protocole de soin, des professionnels de santé pouvant l'accompagner éventuellement avec un traitement, une prise en charge ( en France, la consultation dans un CSAPA est gratuite)... C'est une idée qu'il faudra peut-être amener en douceur, puisque le dialogue est possible.

              Car l'autre versant, c'est le poids moral qui pèse sur la pocharde, telle qu'elle se voit certainement elle-même. Honte, culpabilité, dégoût de soi d'être aussi faible, aussi impuissante, ce sont des freins puissants à l'acceptation de la maladie. Pour cette partie là, l'aide de ses pairs sera le moyen le plus efficace, car il y a des choses qu'on ne peut avouer qu'à un autre malade de l'alcool, que les "normaux", les "sains" ne pourraient pas comprendre (en fait c'est surtout la peur du jugement, mais ça, quand on est au fond du trou...).

              Bref, ça c'est un point que je fais calmemrnt derrière mon café, mais il y a un an j'étais en pleine descente aux enfers. Et c'est par le contact (virtuel) avec d'anciens buveurs que j'ai commencé, pour ma part...

              Espérant que tu trouveras le moyen de pousser doucement ces idées, pour qu'elle accepte de se voir malade, simplement malade, et de se faire aider. Elle a certainement voulu être forte, voulu tenir, mais l'alcool est un soutien qui broie tout le monde sans distinction quand on y a recours...

              Courage, patience, amour...

              Dernière modification par rur@lcoolique, 22/09/2019, 05h44.
              fred, pas d'avoine

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                #8
                Envoyé par Resta Nonim Voir le message
                Je trouve un moment où nous sommes seuls (nous avons 3 enfants de 14, 16 et 18 ans), et j'aborde le sujet... avec douceur, sans jugement et exprimant mon soutien.
                Elle me dit qu'elle est soulagée qu'on en parle. Qu'elle avait compris que j'avais découvert son secret. Que d'ailleurs ça lui avait servi de déclic et qu'elle avait elle-même décidé de vider sa dernière bouteille 3 jours avant, décidée d'arrêter. Que le 2 premiers jours avaient été durs mais que ça allait mieux.
                Elle m'a parlé de l'engrenage qui avait commencé 2 ans auparavant. De sa consommation : qu'une bouteille d'alcool (rhum, whisky) lui faisait 3 jours. Cela m'a paru énorme !
                Je lui ai proposé de nous faire accompagner (j'ai repéré un centre pas loin de chez nous). Mais elle n'a pas voulu pour le moment.
                Je lui ai confirmé que je la soutiendrai sans la juger, que j'avais à coeur de préserver notre famille. Je lui ai demandé de ne plus rien me cacher si elle n'y arrivait pas.
                Sur le coup, je me suis senti rassuré. J'ai enfin pu dormir.
                Mais depuis ce matin, je doute. Est-ce aussi simple ? Puis-je y croire ? Comment "surveiller" sans être trop invasif ? Nous avons 45 et 46 ans, je ne vais pas me mettre à régenter sa vie.
                C'est merveilleux !
                Tu n'attendais sans doute pas une telle réflexion mais elle est spontanée et sincère.
                En effet une telle relation de confiance entre un(e) malade alcoolique et son conjoint est rarissime et laisse augurer du meilleur, ce qui ne signifie pas que ce sera facile. Et tu as compris d'emblée que tu ne dois pas être du tout dans le contrôle et l'intervention ! Chapeau !

                Je ne vais pas répéter ici ce que j'ai dit sur le fil de enpl1doute, tu peux t'y référer si ce n'est fait et me poser les questions que tu souhaites car j'ai aussi l'expérience de personne sobre en compagnie de proches alcooliques.

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                  #9
                  Bonjour, au moins ta compagne a compris qu'elle avait un problème d'alcool, c'est un excellent départ, au moins il y a du dialogue, ta compagne viendra doucement aux soins, c'est tellement dur seule, presque infaisable, je te souhaite du courage, tu as bien compris aussi qu'il fallait du temps et de la patience, bon dimanche
                  arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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                    #10
                    Envoyé par Resta Nonim Voir le message
                    Elle me dit qu'elle est soulagée qu'on en parle. Qu'elle avait compris que j'avais découvert son secret. Que d'ailleurs ça lui avait servi de déclic et qu'elle avait elle-même décidé de vider sa dernière bouteille 3 jours avant, décidée d'arrêter. Que le 2 premiers jours avaient été durs mais que ça allait mieux.
                    Elle m'a parlé de l'engrenage qui avait commencé 2 ans auparavant. De sa consommation : qu'une bouteille d'alcool (rhum, whisky) lui faisait 3 jours. Cela m'a paru énorme !
                    Je lui ai proposé de nous faire accompagner (j'ai repéré un centre pas loin de chez nous). Mais elle n'a pas voulu pour le moment.
                    Je lui ai confirmé que je la soutiendrai sans la juger, que j'avais à coeur de préserver notre famille. Je lui ai demandé de ne plus rien me cacher si elle n'y arrivait pas.
                    Sur le coup, je me suis senti rassuré. J'ai enfin pu dormir.
                    Mais depuis ce matin, je doute. Est-ce aussi simple ? Puis-je y croire ? Comment "surveiller" sans être trop invasif ?
                    Bonjour

                    Ce passage je l'ai vécu il y a presque deux ans maintenant.
                    Mais c'était moi le malade alcoolique.
                    En effet les derniers temps d'alcoolisation, j'étais tellement épuisé par mon mode de consommation (devoir s'enfiler 2.5 litres de vin quotidiennement pour aller bien, devoir dissimuler les cadavres, devoir penser sans cesse comment s'approvisionner sans éveiller les soupçons, devoir donner le change sans qu'on remarque que j'ai 3 grammes... La liste est longue) que je ne prenais plus autant de précautions pour cacher tout celà.
                    Au fond de moi j'avais conscience que j'atteignais une limite que j'allais profondément regretter de franchir.
                    Mais, même conscient de tout ça, c'était simplement impossible de m'arrêter.
                    Et quand ma chérie m'a pris la main dans le sac entrain de remplir ma bouteille d'eau de pinard à moitié caché dans le garage... C'est là que ma vie a changé.

                    Le premier sentiment qui m'a envahit s'est un immense soulagement, une joie intérieure.
                    Mon épouse est rentrée dans la maison complètement effondrée, anéantie. Elle venait de se prendre une immense claque dans la gueule en découvrant que le père de ses 3 enfants était un ivrogne.
                    Moi je suis rentré 5 ou 10 min après elle... presque avec le sourire. C'est difficile à décrire mais j'avais un peu ce sentiment qu'on pourrait ressentir si on est coincé dans les gravats après un tremblement de terre ou n'importe quelle catastrophe... et qu'un secouriste nous retrouve. On est amoché, on tient plus debout, blessé, on sait qu'on va en baver, devoir réapprendre à marcher peut être...
                    mais on sait qu'après la vie va de nouveau s'offrir à nous.

                    Je raconte tout ça car le passage où tu parles de son soulagement m'a réellement renvoyé à ce que j'ai vécu et ressenti.

                    Je voulais juste partager ça ici. Depuis je n'ai pas rebus. Bientôt 2 ans.
                    Je n'ai pas le temps de développer plus comment le reste s'est passé, les quelques semaines qui ont suivies... Je suis au taff... Faut que j'y retourne.

                    Bonne journée

                    Commentaire


                      #11
                      Bonjour, et merci pour votre attention.

                      Une petite réflexion au passage, mais qui a déjà du être traitée : le problème de la pression sociale.
                      Il me semble que l'abstinence est la voie indispensable.
                      Or, par exemple, là prochaine fois que sa famille viendra à la maison, ne pas de boire de l'alcool sera un acte qui sera observé et commenté de façon très intrusive et je vois déjà les insistances pour au moins goûter au vin, au champagne. (Au niveau des amis et de ma famille, ce ne sera moins le cas. Il y a plus de monde qui ne boit pas et ce n'est pas aussi "indispensable" dans les conventions sociales).
                      Il va falloir qu'on trouve les bonnes stratégies.


                      Commentaire


                        #12
                        Une chose à la fois !

                        Pour elle en tout cas : d'abord ne plus boire. Viendra ensuite le temps de l'assumer, le poids de la famille, en effet, mais "l'hépatite virale" est une excellente excuse, dans un premier temps, si c'est trop tôt...
                        fred, pas d'avoine

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                          #13
                          Coucou, au début il faut se protéger, si ta compagne sent que ça va être dur comme soirée, faut annuler pas de pression c'est très important, pour ne pas boite elle pourra trouvé de bonne excuse ne t'inquiète pas pour ça, tu te rendras vite compte que les autres s'en fiche totalement, il y a des tas de petit truc prévoir des boissons non alcoolisées, avoir le verre toujours plein, on pourra toujours vous conseillez.

                          Comme te l'a dit Ru@, l'important c'est zéro alcool, un jour après l'autre, 24h par 24 h, si ta compagne a une envie à l'heure de l'apéro ( l'heure où elle commençait à boire, se remplir le ventre, manger plus tôt, boite un grand verre de jus fruit, se serait si ta compagne pouvait lire des trucs sur cette maladie, bonne journée
                          arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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                            #14
                            Envoyé par Resta Nonim Voir le message
                            Bonjour, et merci pour votre attention.

                            Une petite réflexion au passage, mais qui a déjà du être traitée : le problème de la pression sociale.
                            Il me semble que l'abstinence est la voie indispensable.
                            Or, par exemple, là prochaine fois que sa famille viendra à la maison, ne pas de boire de l'alcool sera un acte qui sera observé et commenté de façon très intrusive et je vois déjà les insistances pour au moins goûter au vin, au champagne. (Au niveau des amis et de ma famille, ce ne sera moins le cas. Il y a plus de monde qui ne boit pas et ce n'est pas aussi "indispensable" dans les conventions sociales).
                            Il va falloir qu'on trouve les bonnes stratégies.

                            Le regard d'autrui (interrogateur, ironique, soucieux, plutôt gentiment attentif ou plutôt malveillant, ou simplement curieux, en fait le plus souvent indifférent ou seulement un peu étonné), le regard de qui que ce soit, est parfaitement secondaire par rapport aux enjeux. L'abstinence totale est, selon mon expérience, très longue et à multiples facettes, la seule solution sûre, radicale et positive à terme - malgré ce que d'autres en pensent - et y parvenir doit être la priorité absolue.

                            Ce n'est pas toujours facile et, comme dit Rur, il faut vous concerter, toi et ton épouse, pour avoir des réponses non contradictoires prêtes avant ces occasions. Chez moi ça variait, humour ou sérieux selon l'endroit et les interlocuteurs.

                            Il y en a aussi peut-être qui ont déjà remarqué un comportement anormal de ton épouse avec la boisson. Dans ce cas il est peut-être préférable de mettre les choses au point en privé en fonction du degré d'intimité.
                            Avec les enfants aussi.

                            Je me souviens avoir dit, avec le sourire et relax, suite à une remarque en dîner public que l'alcool était devenu pour moi un poison mortel. A la question "Pourquoi ?" j'ai répondu que je préférais ne pas en parler, droit dans les yeux, gentiment et fermement.
                            Point.

                            Commentaire


                              #15
                              Envoyé par Ndialogo Voir le message

                              Bonjour

                              Ce passage je l'ai vécu il y a presque deux ans maintenant.
                              Mais c'était moi le malade alcoolique.
                              En effet les derniers temps d'alcoolisation, j'étais tellement épuisé par mon mode de consommation (devoir s'enfiler 2.5 litres de vin quotidiennement pour aller bien, devoir dissimuler les cadavres, devoir penser sans cesse comment s'approvisionner sans éveiller les soupçons, devoir donner le change sans qu'on remarque que j'ai 3 grammes... La liste est longue) que je ne prenais plus autant de précautions pour cacher tout celà.
                              Au fond de moi j'avais conscience que j'atteignais une limite que j'allais profondément regretter de franchir.
                              Mais, même conscient de tout ça, c'était simplement impossible de m'arrêter.
                              Et quand ma chérie m'a pris la main dans le sac entrain de remplir ma bouteille d'eau de pinard à moitié caché dans le garage... C'est là que ma vie a changé.

                              Le premier sentiment qui m'a envahit est un immense soulagement, une joie intérieure.
                              Mon épouse est rentrée dans la maison complètement effondrée, anéantie. Elle venait de se prendre une immense claque dans la gueule en découvrant que le père de ses 3 enfants était un ivrogne.
                              Moi je suis rentré 5 ou 10 min après elle... presque avec le sourire. C'est difficile à décrire mais j'avais un peu ce sentiment qu'on pourrait ressentir si on est coincé dans les gravats après un tremblement de terre ou n'importe quelle catastrophe... et qu'un secouriste nous retrouve. On est amoché, on tient plus debout, blessé, on sait qu'on va en baver, devoir réapprendre à marcher peut être...
                              mais on sait qu'après la vie va de nouveau s'offrir à nous.

                              Je raconte tout ça car le passage où tu parles de son soulagement m'a réellement renvoyé à ce que j'ai vécu et ressenti.

                              Je voulais juste partager ça ici. Depuis je n'ai pas rebus. Bientôt 2 ans.
                              Je n'ai pas le temps de développer plus comment le reste s'est passé, les quelques semaines qui ont suivies... Je suis au taff... Faut que j'y retourne.

                              Bonne journée
                              Super, extra !
                              Bravo et très content pour toi !

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