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Dans l’écran noir de mes nuits blanches

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    Envoyé par rur@lcoolique Voir le message
    'lut.

    En enchaînant les 24 h, le sommeil redevient meilleurs. Mais ça ne se fait pas "en deux coups les gros", il faut être patient.

    Mais quel confort de redormir un peu, de ne plus subir qu'une insomnie par ci par là, de sortir de l'état d'abrutissement diurne qui succède à ces nuits perdues, hâchées par les remords, la culpabilité et tout ce qu'on peut se trouver comme reproches à se faire pour être bien sûr, absolument certain que l'on mérite d'être alcoolique, qu'on devrait souffrir plus encore, même, que ce ne serait que justice...

    Ça, je peux te le promettre, débarrassé du produit, nettoyé de ses dégâts sur sa physiologie, le corps sait retrouver le sommeil. Pour moi, arrêt en janvier (+ trois 24h ratées), j'ai commencé à redormir en avril-mai... Ça reste fragile, mais c'est mieux.

    Je te poste un lien sur le fil humour...

    - Un régime particulier ?
    L’alcool. Il faut supprimer l’alcool, car on sait que l’alcool aggrave les symptômes.
    - Ouais, donc y’a plus d’espoir quoi !

    ​​​​​​​
    Kenavo

    Commentaire


      "Qu'est-ce que je leur dit, au boulot ?"



      fred, pas d'avoine

      Commentaire


        Rien, y savent déjà.
        Kenavo

        Commentaire


          QUOTE=MPi;n8687974]

          kikou rur THEEMIN n'a pas parlé de vilain petit canard, mais de canard boiteux...

          THEEMIN, ton message 119 n'est toujours pas clair, pas facile de se faire comprendre en virtuel

          et puis pour info, je précise que mes messages ne sont pas posés sur ton fil, ni sur aucun autre d'ailleurs, pour obtenir en retour un témoignage d'affection
          mes messages pourraient être plus lapidaires, concis, mais j'ai à coeur de ne pas brusquer la personne à qui je m'adresse, parce que comme l'a écrit rur, il y a de l'humain derrière le clavier, et il m'est arrivé souvent d'être maladroite

          j'ai senti un peu de condescendance dans ton retour message 116, genre " faut lui dire quelque chose à MPi " j'espère que je me suis trompée
          moi, ça ne m'affecte pas,

          il n'y a pas d'urgence pour la réponse, je compatis à ton deuil THEEMIN

          la colère, la première des émotions, celle qui précède toutes les autres

          bravo pour cette nuit sans artifice




          [/QUOTE]

          MPI, ce n’est pas très grave si tu ne comprends pas le message 119. C’est de l’histoire ancienne.
          En résumé, j’ai connu en tant que lectrice ce forum, l’ancien forum en 2005.
          Je trouvais que ce forum avait une façon de fonctionner très « signalement » et « rejet ».
          A moins que ce ne soit moi qui tombe sur des fils où la personne ne pouvait pas aller jusqu’au bout de son analyse sans se faire mettre à l’index.
          Or, il m’a semblé, dernièrement, mais c’est du passé maintenant, qu’un même comportement sévissait de nouveau ici.
          D’ou le message 22.
          Or , tu regarderas si tu le veux les réponses, le forum a cru que j’avais écrit alcoolisée ou parce que j’ étais alcoolisée.
          Or, c’est faux.
          Il est très déstabilisant ce genre de comportement même s’il est à priori normal.

          Je suis ultra sensible au rejet. Ça date de mes cinq ans à l’école.
          En même temps, je n’en veux pas et je comprends les personnes.
          Mon alcoolisme, ce sont ces détestables montagnes russes.

          Tu te trompes pour la condescendance. Je trouve tes messages très justes. Pour moi et les autres.
          En fait, lorsque tu écris, bien souvent tout est dit.
          Je n’ai pas grand chose à redire parce qu’ils me parlent.
          C’est tout.
          J’ai vu que tu avais ouvert un fil repris sur Savannah.
          Je vais le lire.






          Kenavo

          Commentaire


            - Au fait, à mon boulot , je dis quoi ?
            Vous ne dites rien. Ils sont certainement au courant.


            Kenavo

            Commentaire


              Envoyé par MPi Voir le message
              je suppose que tu as déjà pensé à porter plainte... bien sûr, il y a prescription, mais ça peut être pour toi un moment fort, le point d'ancrage de ta vie sans alcool
              Oui, j’ai déjà pensé à porter plainte, contre ce médecin abuseur, non respectueux du serment d’Hipocrate. Mais, je ne l’ai pas fait.
              Contre ma famille paternelle ? Contre mon père ? Il est mort maintenant. Et porter plainte contre une famille paternelle matriarcale, contre toute une famille ?

              Hum, hum, hum.

              Bon week-end, forum.
              Kenavo

              Commentaire


                Bonjour forum,

                Aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur. La co dépendance alcoolique.

                Premier épisode :
                La co dépendance et les groupes de paroles, les MAB. Mouvement d’anciens buveurs.
                Ou comment j’ai vu, de mes yeux vu, un malade alcoolique décéder sous les coups d’usure, de manipulation, de co dépendance de sa compagne.

                Il y a quelques années de cela, je faisais partie d’un MAB. Ou les malades alcooliques et l’entourage, la plupart du temps les conjointes, se réunissaient une à deux fois par mois. Bien. Pour l’instant, tout va bien.

                Se trouvaient donc présents à ces réunions, un couple de quinquagénaires, dont l’homme était alcoolique et la femme, « le sauveur ».
                Dans un premier temps, c’est ainsi que je les voyais. Une femme si méritante, si exemplaire, si belle encore dans la plénitude de la cinquantaine.

                Et lui, misérable bougre, la tète le plus souvent baissée et accusant le coup de kes qui va encore me tomber sur la tête ?

                Puis, au fur et à mesure des réunions, un constat. L’homme restait prostré, comme coupable.
                Coupable de mensonges, d’affabulations, de tricheries.

                Et, là, je me dis, mais c’est quoi ça ? Défends toi, bonhomme. Mais, lui, ne se défendait pas , car dès qu’il parlait, Ne l’écoutez surtout pas, c’est un menteur.
                Puis sont venues des considérations plus intimes, des sous entendus malsains, mais que tout le monde comprenait. L’entourage (non alcoolique) a entouré cette femme, mais aussi les alcooliques abstinents.

                J’observais ce théâtre sans oser trop rien dire. Mais il était évident qu’il y avait un malaise de plus en plus palpable.

                Un jour, à une fête de galettes des rois, je me suis retrouvée à parler avec cet homme. Et, là, j’ai découvert un homme brillant, intelligent, mais d’une timidité extrême. Un aquoibonniste, comme chantait ??? J’n’sais plus qui.

                Un jour, il n’est plus venu aux réunions.

                Et sa femme continuait à se plaindre de lui de toutes sortes de griefs ...
                Je lui ai donc demandé à cette femme : si cet homme a tant de défauts, pourquoi ne le quittez vous pas ?
                Elle m’a répondu, genre : mais vous n’y pensez pas ! Cet idiot est un moins de rien d’alcoolique, mais il ne manquerait plus que cela que je me prive encore de son salaire et de sa retraite à venir et des assurances si jamais il clamse. Ben oui, évidemment, cette femme se sacrifiait continuellement depuis des années. Elle avait bien le droit à sa petite récompense, pour ses vieux jours.

                J’étais dégoûtée et ne suis plus jamais revenue aux réunions de ce MAB.
                Quelque temps plus tard, un membre de cette association m’a appris qu’il était décédé. Il s’était suicidé.
                N’ayant pas pu choisir sa vie, il avait au moins choisi sa mort.


                Mais d’ores et déjà, ce que j’ai compris et pas seulement par ce cas douloureux, c’est que si l’entourage souffre de l'alcoolisme d’un proche, et je n’en disconviens pas, l’alcoolique souffre aussi énormément de la co dépendance d’un proche. _

                Bonne soirée

                Thee
                Dernière modification par THEEMIN, 22/10/2019, 11h07.
                Kenavo

                Commentaire


                  Bonjour forum,

                  La co dépendance et les MAB (suite)

                  Cependant, je ne suis absolument pas contre les associations néphalistes. Pas du tout. Cela permet, en real life, comme ce forum, de s’entre aider et de se soutenir. Mais….
                  Reprenons le cas de P, appelons le Patrick. Le problème, c’est que dans cette asso, il n’a pas été le seul à tourner de l’œil pour les mêmes raisons. D’autres, après des années d’abstinence, ont rebu. Une majorité d’hommes, mais aussi quelques femmes, dont E, appelons-la Emmanuelle.

                  Le poids de la vision négative de l’alcool chez les alcooliques abstinents de longue date, et de très longue date. C’est un problème à la fois sociologique et … ? D’un autre ordre ?

                  L’alcool en France est culturel, du moins le vin. A condition de ne pas tomber dans la marmite. De ne pas être devenu alcoolique.
                  L’entourage avait véritablement diabolisé l’alcool (sous-entendu les alcooliques) avec l’appui sincère des « vieux » alcooliques abstinents. Les alcooliques nouvellement ou pas encore abstinents étaient minoritaires et leur parole bâillonnée. Ou alors il fallait être très fort et ne pas craindre les moqueries et les quolibets.

                  Il y avait pour schématiser deux forces en présence :
                  • les alcooliques abstinents de longue date plus l’entourage des nouveaux, la plupart du temps co dépendants, d’une part,
                  • Les nouveaux ou pas encore abstinents, d’autre part.
                  Inutile de vous dire que les nouveaux ou pas encore abstinents, nous ne faisions pas le poids. La parole la plus respectée était celle de l’entourage, des codep pour la plupart, sauf de très rares exceptions. Dans les deux heures de réunion, il fallait écouter les doléances des codep et les histoires de ravage de l’alcool. Pleurs et gémissement à l’appui.
                  Alors ils nous disaient : « vous voyez ce que vous provoquez autour de vous ? » « honte à vous ». Culpabilité dans toute sa splendeur. Et Patrick en est mort (il n’est d’ailleurs pas le seul) et Emmanuelle, aux dernières nouvelles, boit encore (et elle n’est d’ailleurs pas la seule).

                  Maintenant une asso comme les AA. Le fonctionnement de AA est très bon, je trouve. Car existe les Al Anon. Et parfois les Al Ateen. Dans un groupe AA, jamais Patrick ni Emmanuelle ni moi d’ailleurs n’aurions été humiliées ainsi comme dans cette précédente assoc. Jamais.

                  Les codep ayant leur espace de paroles eux aussi. Jamais les codep ne se permettent d’humilier les AA chez les AA. Parfois les deux groupes se réunissent, dans le respect mutuel.

                  Il se trouve que les AA ont une philosophie assez particulière de puissance supérieure assez bizarre. Assez rebutante. Mais sinon, leur fonctionnement est bon, je trouve.

                  Nous, les nouveaux, dont Emmanuelle et moi avions proposé la même pratique pour notre assoc. Donc, une à deux réunions par mois pour les alcooliques et une à deux réunions pour l’entourage. Mais cela n’a pas tenu, car l’entourage n’a pas voulu. Essentiellement des conjointes de malades alcooliques. Et l’enfer a recommencé.
                  Ayant vu se perdre de nombreux alcooliques dans cette assoc, je crois que je ne supporte vraiment plus les codep. Sauf Cocsi et je crois qu’elle ne l’est plus d’ailleurs.

                  Je sais que j’ai une tendance manichéenne. Il faut que je travaille la dessus.


                  Merci de votre patience.

                  Bonne journée
                  Kenavo

                  Commentaire


                    Envoyé par THEEMIN Voir le message
                    Bonjour forum,

                    La co dépendance et les MAB (suite)

                    Cependant, je ne suis absolument pas contre les associations néphalistes. Pas du tout. Cela permet, en real life, comme ce forum, de s’entre aider et de se soutenir. Mais….
                    Reprenons le cas de P, appelons le Patrick. Le problème, c’est que dans cette asso, il n’a pas été le seul à tourner de l’œil pour les mêmes raisons. D’autres, après des années d’abstinence, ont rebu. Une majorité d’hommes, mais aussi quelques femmes, dont E, appelons-la Emmanuelle.

                    Le poids de la vision négative de l’alcool chez les alcooliques abstinents de longue date, et de très longue date. C’est un problème à la fois sociologique et … ? D’un autre ordre ?

                    L’alcool en France est culturel, du moins le vin. A condition de ne pas tomber dans la marmite. De ne pas être devenu alcoolique.
                    L’entourage avait véritablement diabolisé l’alcool (sous-entendu les alcooliques) avec l’appui sincère des « vieux » alcooliques abstinents. Les alcooliques nouvellement ou pas encore abstinents étaient minoritaires et leur parole bâillonnée. Ou alors il fallait être très fort et ne pas craindre les moqueries et les quolibets.

                    Il y avait pour schématiser deux forces en présence :
                    • les alcooliques abstinents de longue date plus l’entourage des nouveaux, la plupart du temps co dépendants, d’une part,
                    • Les nouveaux ou pas encore abstinents, d’autre part.
                    Inutile de vous dire que les nouveaux ou pas encore abstinents, nous ne faisions pas le poids. La parole la plus respectée était celle de l’entourage, des codep pour la plupart, sauf de très rares exceptions. Dans les deux heures de réunion, il fallait écouter les doléances des codep et les histoires de ravage de l’alcool. Pleurs et gémissement à l’appui.
                    Alors ils nous disaient : « vous voyez ce que vous provoquez autour de vous ? » « honte à vous ». Culpabilité dans toute sa splendeur. Et Patrick en est mort (il n’est d’ailleurs pas le seul) et Emmanuelle, aux dernières nouvelles, boit encore (et elle n’est d’ailleurs pas la seule).

                    Maintenant une asso comme les AA. Le fonctionnement de AA est très bon, je trouve. Car existe les Al Anon. Et parfois les Al Ateen. Dans un groupe AA, jamais Patrick ni Emmanuelle ni moi d’ailleurs n’aurions été humiliées ainsi comme dans cette précédente assoc. Jamais.

                    Les codep ayant leur espace de paroles eux aussi. Jamais les codep ne se permettent d’humilier les AA chez les AA. Parfois les deux groupes se réunissent, dans le respect mutuel.

                    Il se trouve que les AA ont une philosophie assez particulière de puissance supérieure assez bizarre. Assez rebutante. Mais sinon, leur fonctionnement est bon, je trouve.

                    Nous, les nouveaux, dont Emmanuelle et moi avions proposé la même pratique pour notre assoc. Donc, une à deux réunions par mois pour les alcooliques et une à deux réunions pour l’entourage. Mais cela n’a pas tenu, car l’entourage n’a pas voulu. Essentiellement des conjointes de malades alcooliques. Et l’enfer a recommencé.
                    Ayant vu se perdre de nombreux alcooliques dans cette assoc, je crois que je ne supporte vraiment plus les codep. Sauf Cocsi et je crois qu’elle ne l’est plus d’ailleurs.

                    Je sais que j’ai une tendance manichéenne. Il faut que je travaille la dessus.


                    Merci de votre patience.

                    Bonne journée
                    Oh, ça me touche, Theemin
                    Pourtant, je reviens de loin comme on dit et c'est grâce au groupe Al-anon qui m'a vraiment permis de changer mon regard sur ma situation.

                    J'allais justement répondre que je ne pense pas que des situations comme celles dont tu parles se passeraient dans le groupe auquel je participe (les autres, je ne sais pas). Une "règle" est de nous centrer sur ce que nous vivons, nous, en tant que proches.
                    Souvent, les nouveaux ne parlent pas beaucoup d'eux, mais essentiellement du proche qui souffre d'alcoolisme, de ce qu'il fait (ou pas), de ce qu'il dit, veulent savoir d'où est venu le "problème", etc. Ils sont alors gentiment recadrés vers eux-mêmes, ce qu'ils n'ont pas l'habitude, puisque toute leur vie tourne autour de l'alcool de l'autre. Il faut un certain temps avant de nous en rendre compte.

                    Je pense aussi plus efficace de séparer les personnes malades alcooliques des personnes de l'entourage. Je suis allée une fois à un groupe (ni AA - Alanon) où tous sont "mélangés". Je ressentais, à cette époque, beaucoup de colère envers mon mari et je n'ai pas pu m'empêcher d'en ressentir aussi envers les membres de ce groupe qui étaient alcooliques. Je n'y suis plus jamais retournée.
                    L'avantage de séparer les AA des Al-anon est aussi de se sentir immédiatement compris parce que, de chaque côté, nous vivons tous la même choses. Bien sûr, chaque situation est unique, mais nous passons tous plus ou moins par les mêmes questionnements, avons (ou avons eu) les mêmes émotions, comportements, etc.
                    Par contre, c'est intéressant d'avoir des réunions ouvertes (AA + Al-anon) de temps en temps. La première fois, j'en suis ressortie bouleversée et maintenant, elles me permettent de mieux comprendre le point de vue et le vécu de "l'autre côté".


                    Bonne journée!
                    Dernière modification par cocsi, 23/10/2019, 20h39.
                    Souvenir
                    https://youtu.be/XDIYOiQUi2s?list=RDUNUh3JZ7h7E

                    Commentaire


                      Bonjour.

                      Le problème de la distorsion des points de vue est bien apparu dès l'arrivée d'enpl1doute, qui s'est pourtant bien intégrée ici. Il y a eu -à l'époque- un effort général pour prendre en compte sa "différence" et la communication a été prudente mais saine et sans retenue inutile, me semble-t-il. Le message est toujours un petit peu ralenti du fait de la différence de situation entre celle-celui qui pratique l'alcoolisme et celle-celui qui le subit en spectateur extérieur.

                      Ma "marraine" me disait qu'au cas où je voudrais assister à une réunion AA il valait mieux choisir une réunion fermée (réservée aux alcooliques) plutôt qu'ouverte, car de sa propre expérience la parole n'y est pas la même. Hors, c'est bien la parole qui prime, c'est bien la liberté de parole et la compréhension implicite dont alcooliques et co-dépendants ont le plus besoin lorsqu'ils arrivent dans ces groupes, le témoignage de THEEMIN est sans aucune ambiguïté là dessus.

                      Personne n'a besoin d'être stigmatisé, dans nos cas respectifs, le fardeau étant déjà bien assez lourd lorsqu'on accepte de cesser de le taire, de le cacher, d'en avoir honte à cause du poids de la "morale". Et il arrive aussi d'avoir besoin d'entendre quelques vérités douloureuses qu'on ne peut guère accepter d'inconnus, sauf à partager avec ces inconnus là un même calvaire. Alcoolique et co-dépendant ne partagent absolument pas le même calvaire, mais deux souffrances tout aussi respectables l'une que l'autre. Et inconciliables.

                      fred, pas d'avoine

                      Commentaire


                        Envoyé par cocsi Voir le message

                        Oh, ça me touche, Theemin
                        Pourtant, je reviens de loin comme on dit et c'est grâce au groupe Al-anon qui m'a vraiment permis de changer mon regard sur ma situation.

                        J'allais justement répondre que je ne pense pas que des situations comme celles dont tu parles se passeraient dans le groupe auquel je participe (les autres, je ne sais pas). Une "règle" est de nous centrer sur ce que nous vivons, nous, en tant que proches.
                        Souvent, les nouveaux ne parlent pas beaucoup d'eux, mais essentiellement du proche qui souffre d'alcoolisme, de ce qu'il fait (ou pas), de ce qu'il dit, veulent savoir d'où est venu le "problème", etc. Ils sont alors gentiment recadrés vers eux-mêmes, ce qu'ils n'ont pas l'habitude, puisque toute leur vie tourne autour de l'alcool de l'autre. Il faut un certain temps avant de nous en rendre compte.

                        Je pense aussi plus efficace de séparer les personnes malades alcooliques des personnes de l'entourage. Je suis allée une fois à un groupe (ni AA - Alanon) où tous sont "mélangés". Je ressentais, à cette époque, beaucoup de colère envers mon mari et je n'ai pas pu m'empêcher d'en ressentir aussi envers les membres de ce groupe qui étaient alcooliques. Je n'y suis plus jamais retournée.
                        L'avantage de séparer les AA des Al-anon est aussi de se sentir immédiatement compris parce que, de chaque côté, nous vivons tous la même choses. Bien sûr, chaque situation est unique, mais nous passons tous plus ou moins par les mêmes questionnements, avons (ou avons eu) les mêmes émotions, comportements, etc.
                        Par contre, c'est intéressant d'avoir des réunions ouvertes (AA + Al-anon) de temps en temps. La première fois, j'en suis ressortie bouleversée et maintenant, elles me permettent de mieux comprendre le point de vue et le vécu de "l'autre côté".


                        Bonne journée!
                        Hello Cocsi,

                        Cela résume très bien. Ça colle parfaitement avec ce que je voulais expliquer.
                        Merci, merci Cocsi d’avoir écrit cela et de vivre cela.

                        « Souvent, les nouveaux ne parlent pas beaucoup d'eux, mais essentiellement du proche qui souffre d'alcoolisme, de ce qu'il fait (ou pas), de ce qu'il dit, veulent savoir d'où est venu le "problème", etc. Ils sont alors gentiment recadrés vers eux-mêmes, ce qu'ils n'ont pas l'habitude, puisque toute leur vie tourne autour de l'alcool de l'autre. Il faut un certain temps avant de nous en rendre compte. »

                        Je suis d’accord à 150 pour cent avec la totalité de ton message et te remercie de l’avoir écrit.
                        J’espère que ta vie n’est tout de même pas trop tumultueuse avec ton cher et tendre.

                        Belles journées d’automne à toi.

                        Et au forum
                        Kenavo

                        Commentaire


                          Envoyé par THEEMIN Voir le message

                          Hello Cocsi,

                          Cela résume très bien. Ça colle parfaitement avec ce que je voulais expliquer.
                          Merci, merci Cocsi d’avoir écrit cela et de vivre cela.

                          « Souvent, les nouveaux ne parlent pas beaucoup d'eux, mais essentiellement du proche qui souffre d'alcoolisme, de ce qu'il fait (ou pas), de ce qu'il dit, veulent savoir d'où est venu le "problème", etc. Ils sont alors gentiment recadrés vers eux-mêmes, ce qu'ils n'ont pas l'habitude, puisque toute leur vie tourne autour de l'alcool de l'autre. Il faut un certain temps avant de nous en rendre compte. »

                          Je suis d’accord à 150 pour cent avec la totalité de ton message et te remercie de l’avoir écrit.
                          J’espère que ta vie n’est tout de même pas trop tumultueuse avec ton cher et tendre.

                          Belles journées d’automne à toi.

                          Et au forum
                          Bonsoir Theemin,
                          de rien, je ne fais que témoigner en me disant que ça peut servir à d'autres. Je pense souvent aux "lecteurs silencieux" et je suis sûre que sur ce forum, il doit y en avoir pas mal. J'ai tellement reçu des Al-anon (et je reçois toujours, d'ailleurs) que j'ai vraiment envie de le partager (même que j'ai parfois peur que ça ne fasse un peu "pub" ).

                          Avec mon cher et tendre, c'est devenu plus calme, bien que la conso est toujours présente. Depuis quelques années, on fait du vélo ensemble et c'est une activité qui nous plait beaucoup et qui nous rapproche.
                          Je suis allée aux Al-anon, parce que mes deux fils (jeunes adultes) boivent aussi pas mal depuis leur adolescence et ça a été très très anxiogène pour moi, plus qu'avec mon mari. Je sentais qu'il allait y avoir rupture familiale si je ne trouvais pas de l'aide (ils vivent toujours chez nous, du moins, en grande partie). Je suis arrivée en urgence aux Al-anon, comme la plupart des nouveaux et petit à petit (après des rechutes de ma part aussi), des déclics se sont faits.
                          Je peux dire, en ce moment, que je me sens bien dans ma peau et heureuse, malgré la présence de l'alcool dans ma vie. Vraiment, je n'aurais jamais cru que ça puisse arriver.
                          Et l'ambiance familiale est très bonne, je n'aurais jamais pu imaginer cela possible. Je suis très contente de vivre ce cheminement.
                          J'apprends la confiance, l'inaction (je n'avais jamais entendu ce mot, pas très à la mode ), l'acceptation de chacun comme il est (moi y compris), sortir de l'apitoiement (oui, je me suis rendue-compte que se victimiser en permanence et Dieu sait que je l'ai fait, est une façon de se faire plaindre, d'attirer l'attention sur soi, une certaine forme de sympathie peut-être?...), ne plus fuir ma situation, mais l'accepter ("me foutre la paix", comme le dit Fabrice Midal), éviter de ruminer, d'anticiper (toujours le pire évidemment!), vivre avec et non pour les autres et tant d'autres choses encore qui enrichissent ma vie.
                          Maintenant que je l'écris, je me rends compte que c'est complètement hallucinant, que jamais je n'aurais pu penser écrire ces mots un jour. J'ai même l'impression que c'est "prétentieux" et pourtant c'est ce que je vis en ce moment (24h à la fois chez nous aussi ).
                          C'est plus long que ce que j'avais prévu, spa grave

                          Bonne soirée et belle nuit à toi!
                          Souvenir
                          https://youtu.be/XDIYOiQUi2s?list=RDUNUh3JZ7h7E

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                            Coucou Cocsi, j'espère qu'Empl1doute viendra te lire, ton témoignage est tres interressant, surtout très touchant, j'imagine bien que le fait que tes 2 fils boivent jeune a dû être tres tres anxiogène, super ta pub, tu en faire sans problème , bonne journée Thee et Cocsi
                            arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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                              Envoyé par rur@lcoolique Voir le message
                              Bonjour.

                              Le problème de la distorsion des points de vue est bien apparu dès l'arrivée d'enpl1doute, qui s'est pourtant bien intégrée ici. Il y a eu -à l'époque- un effort général pour prendre en compte sa "différence" et la communication a été prudente mais saine et sans retenue inutile, me semble-t-il. Le message est toujours un petit peu ralenti du fait de la différence de situation entre celle-celui qui pratique l'alcoolisme et celle-celui qui le subit en spectateur extérieur.

                              Ma "marraine" me disait qu'au cas où je voudrais assister à une réunion AA il valait mieux choisir une réunion fermée (réservée aux alcooliques) plutôt qu'ouverte, car de sa propre expérience la parole n'y est pas la même. Hors, c'est bien la parole qui prime, c'est bien la liberté de parole et la compréhension implicite dont alcooliques et co-dépendants ont le plus besoin lorsqu'ils arrivent dans ces groupes, le témoignage de THEEMIN est sans aucune ambiguïté là dessus.

                              Personne n'a besoin d'être stigmatisé, dans nos cas respectifs, le fardeau étant déjà bien assez lourd lorsqu'on accepte de cesser de le taire, de le cacher, d'en avoir honte à cause du poids de la "morale". Et il arrive aussi d'avoir besoin d'entendre quelques vérités douloureuses qu'on ne peut guère accepter d'inconnus, sauf à partager avec ces inconnus là un même calvaire. Alcoolique et co-dépendant ne partagent absolument pas le même calvaire, mais deux souffrances tout aussi respectables l'une que l'autre. Et inconciliables.

                              C’est tout à fait exact, Rur.

                              Et je souhaite qu’Enpl1doute revienne sur le forum, si elle le souhaite, et ne retrouve pas elle non plus stigmatisée par cette histoire.

                              Il y avait, vers la fin, une réelle rivalité entre ces co-dépendants et moi.

                              Ce qui ń’a jamais été le cas dans ce forum.

                              Thanhs.



                              PS, Rur, et au boulot, j’dis quoi ?
                              Kenavo

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                                Mmmm, ne dites rien. Ils sont certainement déjà au courant...

                                (de mémoire).

                                fred, pas d'avoine

                                Commentaire

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