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J'ai l'impression de stagner avec mon psychiatre

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    J'ai l'impression de stagner avec mon psychiatre

    Bonjour,

    Je me tourne vers vous car je me pose depuis plusieurs mois des questions sur ma psychothérapie. Je vous en fait un bref résumé.

    J'ai décidé de consulter un psychiatre en 2017 car je souffre depuis de nombreuses années de troubles obsessionnels compulsifs et de dépression. C'est le mal-être qui m'a poussé à consulter car je ne voyais pas d'autres solutions.

    C'est un très bon psychiatre, il a une approche différente de celui que j'avais consulté deux ans auparavant (en 2015, mais j'ai arrêté au bout de deux séances car ça ne me plaisait pas du tout). En effet, ce psychiatre me laisse parler et n'intervient que pour souligner certaines choses ou pour me faire part de son analyse sur ce que je viens de dire.

    Le fait de me laisser parler m'a poussé à continuer la thérapie, car je ne subissais pas la pression des questions trop nombreuses. De plus, à partir de 2018 je me suis mis à m'analyser moi-même, en m'intéressant à la psychanalyse, aux écrits de psychanalystes de renoms (Freud en particulier).

    Le fait de lire des articles de psychanalyse et d'analyser mon comportement, mes pensées, creuser mon psyché m'a permit de mieux me comprendre. Et bien sûr le fait d'en parler avec mon psychiatre, de lui expliquer mon analyse et d'écouter la sienne, j'ai compris beaucoup de choses.

    Cependant ! Même si depuis deux ans il *semble* que j'aille mieux dans le sens où je surmonte ma phobie sociale, je fais plus d'activités, j'entreprends de + en + de choses seul, je suis toujours aussi MAL.

    Mal car j'ai toujours une vision aussi sombre de mon environnement. Mal car je n'arrive toujours pas à créer des liens avec les gens (pas d'ami(e)s ou petite amie). Mal car mes TOCs et mes pensées intrusives sont toujours très présentes.

    Et le truc le plus horrible dans tout ça, c'est l'ABSENCE d'émotions : je ne ressens plus rien, je suis hyper anesthésié de ce côté là, je suis très apathique.

    Donc quand j'en parle à mon psychiatre, je lui dis que j'essaie de trouver des solutions, je lui dis que j'essaie de "retrouver" des émotions, je suis en recherche perpétuelle mais je n'y arrive pas et ça ME TUE. Et ça dure depuis des MOIS ET DES MOIS, à chaque séance je lui en parle, je lui dis même que je me FORCE à avoir des émotions parfois, tellement je veux en ressentir, mais il me répète que se forcer, d'intellectualiser c'est le meilleur moyen de ne rien ressentir mais ça ne m'aide pas !

    Et donc j'ai l'impression qu'on ne fait que stagner, ça ne va pas mieux, je comprends des choses mais je ne vais pas mieux et j'ai l'impression qu'il reste sourd face à ça, même si je le répète. Je l'adore ce psy, il est très professionnel et c'est une très bonne personne (tout transfert écarté xD) donc je me mets à rationnaliser, en me disant que peut-être je dois encore chercher, encore réfléchir, que je ne peux trouver la solution que par moi-même mais je ne fais que me heurter à un mur...

    Donc je ne sais pas quoi penser, je ne sais plus quoi penser, j'en ai juste marre et je ne trouve pas la solution. Je sais qu'il n'y a pas de médicaments qui donnent des émotions mais merde je ne sais plus quoi faire...

    Désolé pour ce pavé !!

    #2
    Bonjour Spin,

    Que c'est difficile de stagner même si quelquefois ne faut-il pas toucher le fond pour mieux rebondir ?

    C'est une croyance de penser qu'un médicament ne peut rien faire pour les émotions. Mais je ne veux pas débattre là dessus plus longtemps, ça ne m'intéresse pas.
    Ma souffrance s'est nettement améliorée par une psychothérapie à base de méditation.
    Mais j'ai choisi de recommencer une analyse pour approfondir.
    Je revisite ma psychanalyse car quelques points me sont obscurs. Mais je suis remboursée par la sécu à 100%.
    Question fric je ne suis donc pas pressée.
    Aussi, j'écris beaucoup à ma psy qui lit bien que cela fasse 3 mois que je ne l'ai pas vue.
    Es-tu sûr que tout transfert soit résolu puisque tu restes avec lui ?
    Oui, intellectualiser, se forcer, c'est pire selon moi aussi. Comprendre ne suffit pas, non, hélas.
    ça m'étonnerait que ton psy fasse le sourd...
    Moi, je t'entends et tu me renvoies à mon passé.
    "On" ne fait que stagner, qui est ce "on" ? Moi, d'autre part, je n'adore pas ou plus ma psy. D'ailleurs je n'adore personne.
    C'est quelqu'un qui m'intéresse et qui fait son travail, ma psy.
    Que j'ai changé d'environnement. Du coup, je sais mieux dire non.

    Bravo pour avoir soigné ta phobie.
    N'éprouverais-tu pas, là, de la colère enfouie, refoulée ou exprimée au fond de toi ? ça m'intéresse.

    Si tu te sens mal, continue ta psychanalyse, peut-être. Je ne suis pas à ta place car personne ne sera à ma place, que "presque" seulement.

    Bonne fin de journée et week-end
    Dernière modification par Gakoun, 16/11/2019, 16h00.

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      #3
      Salut Gakoun, merci pour ta réponse ,

      Ah oui ça existe ce genre de médicaments ? J'ai commencé les anti-dépresseurs fin 2014 (même si mes soucis sont très antérieurs à cette date) avec du Zoloft (Sertraline). Puis en 2016 de l'Effexor (Venlafaxine). J'ai arrêté en 2017 et j'ai repris début 2018 le Zoloft pour revenir depuis le mois de septembre à l'Effexor... Je vois pas vraiment de changement palpable, je suis à 75mg pour l'instant. Il y a quelques jours j'ai testé 225mg d'un coup, hmm mauvaise idée ! J'en ai tellement marre parfois que j'ai une haine contre moi, et je me mets comme qui dirait à "me" parler méchamment genre : "Je vais t'envoyer 225mg tu vas bien réagir putain de cerveau"... Bref, je sais que ça peut paraître chelou.
      Mais pour en revenir à ce que tu disais, des médicaments peuvent re-développer les émotions ?

      Ah ? Tu suis une psychanalyse remboursée ? Et ça se passe bien ?

      Pour être plus précis je souffre d'une névrose obsessionnelle à cause d'une mère toxique, voire de parents toxiques.. Ces derniers jours j'ai analysé (ce que je fais H24 sans répis depuis deux ans) que je faisais une projection de ma mère sur elle (oui c'est une femme, je parlais au masculin dans le message précédent comme un terme neutre), ce qui fait que j'ai du mal à me sentir à l'aise et à ne pas la voir comme un potentiel ennemi.

      En fait quand je dis que j'ai l'impression qu'elle fait la "sourde", c'est que j'aimerais que le sujet de l'absence d'émotions soit vraiment le sujet central, qu'elle prenne vraiment au sérieux ce symptôme horrible : parce que je peux vivre avec des tocs, avec des pensées intrusives, je l'ai fait jusqu'aujourd'hui (même si ça serait mieux que je n'en aie pas du tout), mais vivre sans émotions, intellectualiser tout ce que je fais, ça je peux pas, je peux plus.

      Et parfois je sors d'une séance terriblement frustré, parce que j'ai encore stagné, nous n'avons pas avancé (moi et elle), et je dois ENCORE attendre DEUX semaines pour la revoir ça la fout mal.

      Je la revois cette semaine et je vais lui parler du transfert, chose dont je n'avais jamais parlé car j'ai analysé ça seulement il y a quelques jours.

      Merci pour le temps que tu prends pour me lire et me répondre

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        #4
        Bonjour Spin, j'ai lu ta publication. Moi même j'ai eu un tas de phobies affreuses qui ont fini par me cloisonner chez moi pendant 4 ans, vraiment... J'ai consulté pendant ces 4 ans des hypnothérapeutes, énergéticien, médecin, psychiatre, psychologue et j'ai fini enfin par trouver un super psychiatre qui m'a bcp aidé, soutenu, redonné le goût de vivre et la confiance en moi. Depuis 1 mois je sors enfin de chez moi, je vis normalement. Bref je suis enfin totalement heureuse. Si cela t'intéresse je pourrais te filer son contact. Lui est à Nantes, moi je n'habite pas Nantes ms du cp on le fait par téléphone et c'est topissime... Bon courage !

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