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Et voilà si il y'a encore un anniversaire que je fais c'est celui-là, voilà j'ai 7 ans aujourd'hui.

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    Et voilà si il y'a encore un anniversaire que je fais c'est celui-là, voilà j'ai 7 ans aujourd'hui.

    Bonjour, avant de venir fêter mon annif avec vous j'ai relu mes anciens fils surtout ceux de la 1ere et 2émes année. Pourquoi? d'abord pour me souvenir de mon ressenti, mes émotions, mon enthousiasme de l'époque, ça fait du bien, ça permet de bien apprécier ce qu'on vit et ce qu'on a retrouvé aujourd'hui, parce que forcément ça me rappelle d'ou je venais, combien d'années de galères à essayer de me soigner, enfin d'arrêter de boire.

    C'est simple j'ai 54 ans, vers l'âge de 40 ans j'ai compris que j'étais malade alcoolique, que plus le temps passé plus je perdais, ma fille, ensuite mon permis puis le boulot, ma famille m'avait tourné le dos(sauf ma mére), mes amis, il m'en restait une qui tiendrait encore quelques années.

    En 2010 j'ai déménagé à Marseille pour fuir mes parents, ma vie encore une fois, essayer péniblement de repartir à zéro, dans une ville ou on ne me connaissait pas, je buvais peu à cette époque, j'avais remplacé l'alcool par les benzos, 18 xanax 50 par jour en moyenne, bien sûr quand je buvais forcément c'était une catastrophe.

    Je me suis inscrite à l'hôpital de jour de Marseille pour décrocher, pour commencer des soins, pendant 5 années j'ai survécu comme ça, j'avançais pas, c'était obligatoire, j'étais incapable de penser.


    Je vivais en colocation, je lui avais pas parlé de ma maladie, voilà le choque pour elle, et puis on s'entendait pas bien donc ça devenait compliqué, j'avais envie de revenir vers La Rochelle, je trouvais Marseille violent, impossible de trouver du boulot, je ne crois pas que j'en étais capable de toute façon.

    Une fois installé à La Rochelle, j'ai essayé encore d'arrêter, encore et encore toutes ses années, je ne pensais qu'a ça sans vraiment faire quelque chose.

    Un jour je me décide j'arrête les xanax, j'en prenais peut être plus 18 par jour mais j'en prenais pas mal encore, au bout de 3 jours sans dormir, une nuit devant la télé, ce qui devait arriver arriva, j'ai commencé à avoir des hallucinations, l'histoire a finit avec 10 pompiers chez moi, pour me convaincre que j'hallucinais, qu'il n'y avait pas de d'incendie ni de mort chez mes voisins, qu'il fallait que j'aille au urgence.

    C'est ma fille qui c'est occupée de moi à la sortie, elle est restée 2 jours avec moi.

    Cette fois c'était trop La Rochelle est une petite ville, si je voulais m'y installer je ne pouvais pas me griller, du coup comme EssaiEncore j'ai décidé de vraiment me prendre en main, j'ai postulé moi même dans une super cure de 4 semaines, j'ai pris contacte, ils m'ont dit ok, si vous arrivez à ne prendre que 4 xanax par jour jusqu'a la cure c'était partie.

    J'étais motivée mais arrivée à la cure je me suis vite rendue compte, qu'il fallait que je sois encore plus motivée et convaincue, j'avais pas encore totalement lâcher prise, quelque reste de rébellion immature d'alcoolique, vite réglé après une discussion avec un infirmier passionnante, j'ai eu mon 1er déclic, le lâcher prise pour se laisser soigner, faire confiance, je me croyais incollable sur la maladie, que nenni, j'ai appris des tas de choses sur moi, sur ma maladie, j'ai enfin été diagnostiqué bipolaire,on m'a donné le bon traitement ça m'a quand même bien aidé.

    La derniére semaine de cure, j'ai préparé ma sortie comme je ne l'avais jamais fait, j'ai compris que les soins pour moi seraient longs, j'y ai consacré une année à plein temps pratiquement, je me suis surprotégée aussi, je voulais vraiment m'en sortir.

    Je me sentais de mieux en mieux, je commençais à m'aimais, ça faisait bizarre après des années de honte, de culpabilité, de survie, à compter les échecs, les pertes années après années.

    Aujourd'hui, malgrès les aléas de la vie je me sens revivre, vivre en faite, c'est une sensation formidable, comme celle de redevenir actrice de sa vie, faire des choix, des vrais choix, apprendre à se faire du bien.

    Bien sûr la 1er année j'ai du avoir 2 ou 3 accident, j'ai acheté une biére que je ne finissais pas tellement je culpabilisais, dés la 1ere goutte, une pulsion vite passée.
    Les rechutes m'ont apprit aussi des choses sur moi, aussi, pour moi ça a fait partie de mon parcours, aujourd'hui je me sens hors alcool, un changement de vie radicale.

    Alors oui je voulais encore cette année fêter ça avec vous tous, qui avez toujours là depuis ma sortie, c'est un anniversaire dont je suis fiére, ça aussi ça peut pas faire de mal.

    Tout ça pour vous rappelez aussi qu'il faut devenir acteur de ses soins, être hyper patient, les progrès se font tout doucement tous les jours un peu, vous allez y arriver, si on persiste on y arrive.

    Très bonne journée
    arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

    #2
    A lire par tous ceux qui désespèrent, qui doutent, qui hésitent ou qui se trouvent retentés par l'alcool.

    Envoyé par louvaji Voir le message
    Bonjour, avant de venir fêter mon annif avec vous j'ai relu mes anciens fils surtout ceux de la 1ere et 2émes année. Pourquoi? d'abord pour me souvenir de mon ressenti, mes émotions, mon enthousiasme de l'époque, ça fait du bien, ça permet de bien apprécier ce qu'on vit et ce qu'on a retrouvé aujourd'hui, parce que forcément ça me rappelle d'ou je venais, combien d'années de galères à essayer de me soigner, enfin d'arrêter de boire.

    C'est simple j'ai 54 ans, vers l'âge de 40 ans j'ai compris que j'étais malade alcoolique, que plus le temps passé plus je perdais, ma fille, ensuite mon permis puis le boulot, ma famille m'avait tourné le dos(sauf ma mére), mes amis, il m'en restait une qui tiendrait encore quelques années.

    En 2010 j'ai déménagé à Marseille pour fuir mes parents, ma vie encore une fois, essayer péniblement de repartir à zéro, dans une ville ou on ne me connaissait pas, je buvais peu à cette époque, j'avais remplacé l'alcool par les benzos, 18 xanax 50 par jour en moyenne, bien sûr quand je buvais forcément c'était une catastrophe.

    Je me suis inscrite à l'hôpital de jour de Marseille pour décrocher, pour commencer des soins, pendant 5 années j'ai survécu comme ça, j'avançais pas, c'était obligatoire, j'étais incapable de penser.


    Je vivais en colocation, je lui avais pas parlé de ma maladie, voilà le choque pour elle, et puis on s'entendait pas bien donc ça devenait compliqué, j'avais envie de revenir vers La Rochelle, je trouvais Marseille violent, impossible de trouver du boulot, je ne crois pas que j'en étais capable de toute façon.

    Une fois installé à La Rochelle, j'ai essayé encore d'arrêter, encore et encore toutes ses années, je ne pensais qu'a ça sans vraiment faire quelque chose.

    Un jour je me décide j'arrête les xanax, j'en prenais peut être plus 18 par jour mais j'en prenais pas mal encore, au bout de 3 jours sans dormir, une nuit devant la télé, ce qui devait arriver arriva, j'ai commencé à avoir des hallucinations, l'histoire a finit avec 10 pompiers chez moi, pour me convaincre que j'hallucinais, qu'il n'y avait pas de d'incendie ni de mort chez mes voisins, qu'il fallait que j'aille au urgence.

    C'est ma fille qui c'est occupée de moi à la sortie, elle est restée 2 jours avec moi.

    Cette fois c'était trop La Rochelle est une petite ville, si je voulais m'y installer je ne pouvais pas me griller, du coup comme EssaiEncore j'ai décidé de vraiment me prendre en main, j'ai postulé moi même dans une super cure de 4 semaines, j'ai pris contacte, ils m'ont dit ok, si vous arrivez à ne prendre que 4 xanax par jour jusqu'a la cure c'était partie.

    J'étais motivée mais arrivée à la cure je me suis vite rendue compte, qu'il fallait que je sois encore plus motivée et convaincue, j'avais pas encore totalement lâcher prise, quelque reste de rébellion immature d'alcoolique, vite réglé après une discussion avec un infirmier passionnante, j'ai eu mon 1er déclic, le lâcher prise pour se laisser soigner, faire confiance, je me croyais incollable sur la maladie, que nenni, j'ai appris des tas de choses sur moi, sur ma maladie, j'ai enfin été diagnostiqué bipolaire,on m'a donné le bon traitement ça m'a quand même bien aidé.

    La derniére semaine de cure, j'ai préparé ma sortie comme je ne l'avais jamais fait, j'ai compris que les soins pour moi seraient longs, j'y ai consacré une année à plein temps pratiquement, je me suis surprotégée aussi, je voulais vraiment m'en sortir.

    Je me sentais de mieux en mieux, je commençais à m'aimais, ça faisait bizarre après des années de honte, de culpabilité, de survie, à compter les échecs, les pertes années après années.

    Aujourd'hui, malgrès les aléas de la vie je me sens revivre, vivre en faite, c'est une sensation formidable, comme celle de redevenir actrice de sa vie, faire des choix, des vrais choix, apprendre à se faire du bien.

    Bien sûr la 1er année j'ai du avoir 2 ou 3 accident, j'ai acheté une biére que je ne finissais pas tellement je culpabilisais, dés la 1ere goutte, une pulsion vite passée.
    Les rechutes m'ont apprit aussi des choses sur moi, aussi, pour moi ça a fait partie de mon parcours, aujourd'hui je me sens hors alcool, un changement de vie radicale.

    Alors oui je voulais encore cette année fêter ça avec vous tous, qui avez toujours là depuis ma sortie, c'est un anniversaire dont je suis fiére, ça aussi ça peut pas faire de mal.

    Tout ça pour vous rappelez aussi qu'il faut devenir acteur de ses soins, être hyper patient, les progrès se font tout doucement tous les jours un peu, vous allez y arriver, si on persiste on y arrive.

    Très bonne journée
    Superbe !



    Des millions de bravos, louva !
    Dernière modification par Ronald., 13/02/2020, 08h41.
    What a Wonderful World !(et bien plus aujourd'hui que de son temps)
    Louis Armstrong.

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      #3
      MERCI, louva ton témoignage m'aide beaucoup dans mon abstinence,il est lucide, fort et émouvant

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        #4
        Coucou, merci à vous 2 qui avez été toujours fidèle au forum, bonne journée
        arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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          #5
          Bravo et encore bravo pour ta rentrée en CE1

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            #6
            Louvaji, chapeau bas, je n'imaginais pas unchemin aussi difficile, sans m'as-tu-vu, et derrière autant de pudeur et de bienveillance...

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              #7
              bye
              Dernière modification par André Raymond, 15/02/2020, 21h55.

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                #8
                Salut, tu reviens de loin, tu as effectué un sacré parcours, tu as de quoi t'aimer et être fière de toi oui... Merci pour ta réflexion sur ton parcours... et bon anniversaire
                Alcoolique, moi?
                https://vimeo.com/6979197

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                  #9
                  salut louva

                  J'ai tout lu ouf !!!!
                  Mais c'est vachement chouette . Bravo .
                  Petite question qui me chiffonne parce que l'on est atteint du même mal !
                  Où en est tu par rapport à ta bipolarité et quel type c'est .
                  As tu un traitement spécifique , si oui lequel ?
                  Et surtout comment gère tu sachant que stabilité rime souvent avec manque d'émotion . C'est mon cas mais surement dû au xeroquel.

                  Et encore bon anniversaire .

                  mik
                  ma signature, c'est la meilleure et picétout !

                  arrêt alcool 5 decembre 2015, tabac je sais plus mais on s'en fout

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                    #10
                    Salut Louvaji.
                    Bonne noce de laine alors.
                    douceur.
                    Solidité.
                    longévité.
                    @+
                    Quand l’addiction est mise en schéma:
                    Le cercle de Prochaska et Di Clémente

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                      #11
                      Bisous Lou de La Rochelle,

                      Merci pour tout Lou,
                      Je t’embrasse très fort.

                      Tous mes vœux , petit mousqueton.
                      Love
                      Kenavo

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                        #12
                        Coucou, je sais si il est tôt mais je me suis endormie tôt ​​​​​​, merci pour tous vos messages très gentils.

                        Mik, je suis bipolaire dépressive surtout, j’ai longtemps été soigné que pour dépression, je prend un traitement depakine 2 fois 200 par jour.

                        Je sais pas si ça amoindrit mes émotions mais de toutes façons l’alcool c’était pire, peut-être que ça joue un peu sur la libido, je suis seule depuis la cure, surtout aucune envie de câlin, ni de mec.

                        Tres bonne journée
                        arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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                          #13
                          Salut ,
                          Louva tu es géniale .
                          Je ne sais si c'est pareil pour toi ,mais tenir en étant atteint de maladies psy's c'est un combat de tous les jours.
                          Parfois j'ai des pulsions d'alcool et pas obligatoirement quand je vais mal .
                          Alors ,je viens ici, sur le forum et je te lis .
                          Pour moi tu es une soeur ,une grande soeur qui me remonte le moral qui me donne encore plus envie d'aller de l'avant.Je te remercie et même si ton parcours fut douloureux on sent en toi quelque chose qui ressemble à de l'espoir .Merci

                          Commentaire


                            #14
                            Coucou Thierry, j’avais des pulsions beaucoup, maintenant beaucoup moins aujourd’hui , presque plus, moi non plus c’est pas forcément quand je vais mal.

                            Oui c’est d’autans plus dur avec une maladie psy, seulement la seule solution, pour pouvoir vivre le mieux possible avec.

                            Tu le sais je te renvoie le compliment, toi aussi tu t’en sors pas mal du tout.

                            Bonne journée

                            arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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                              #15
                              Très heureux pour toi Louva.

                              Profite bien de cette nouvelle vie que tu as construite depuis 7 ans.
                              Le dernier jour
                              Le déclic
                              L'entrée en cure

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