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5 ans d’abstinence, et après ...

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    #16
    On touche le noeud du problème dans cette discussion très intéressante. Effectivement, l'alcool magnifie la perception du monde, amplifie les émotions, bonnes ou mauvaises. Il installe la vie sur des montagnes russes. Casse-gueule mais palpitant....

    Normal qu'à l'arrêt les choses semblent bien fades. Il y a là tout un rapport au monde à réinviter. Chacun le fait avec ses moyens et notamment son tempérament comme le suggère Girth. Moi ,j'ai clairement utilisé l'alcool comme remontant à des tendances dépressives, une face noire, et je me retrouve maintenant bien démuni.

    Assez d'accord avec MPI aussi : n'avons-nous pas trop attendu de la vie et, impatients, nous aurions brûlé nos vaisseaux ? L'âge rentre également en ligne de compte (bien souvent, l'alcoolisme se révèle autour de 40 ans).

    C'est quoi être heureux finalement ? Une question de regard surtout, de subjectivité instinctive. Certains naissent bien disposés à l'égard de la vie, d'autres moins. Un bon nombre d'alcooliques souffre d'un fond dépressif et je ne suis pas loin de penser qu'ils souffrent aussi d'une déficience d'hormones, de substances qui rendent naturellement la vie plus agréable.

    Bonne soirée à tous.

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      #17
      Coucou, je suis d’accord c’est quoi être heureux? Je crois qu’on a trop rêvé d’être heureux, la vie c’est fait de haut et de bas, on profite des bons moments, on essaie de se sortir des mauvais moments.

      Ca fait 6 ans, régulièrement je me pose la question, et maintenant, j’ai un travail qui me plaît des amis, je vis seule, j’ai des moments de doutes, souvent il me manque juste un petit projet, là ça repart, un voyage, une formation, une passion.

      C’est ça la vie, maintenant peut-être pourrais-tu te faire aider, par le CSAPA c’est gratuit, ils sont bien au courant de cette maladie.

      Si tu as un fond dépressif, moi je suis soignée(pour l’humeur, un léger antidépresseur).

      Bonne soirée
      arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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        #18
        Envoyé par Girthnald Voir le message
        ...
        En tout cas une chose est sûre : aujourd'hui je ne suis pas vraiment heureux, mais quand je picolait non plus !!! Alors autant vivre abstinent.
        Bonsoir Girthnald,

        Je pense que cette phrase résume un peut tout. Et je pense que je n'était pas heureux avant, pendant la période de consommation, et après l’abstinence a aujourd'hui.
        Mais je ne sais pas ce qui pourrais vraiment me rendre heureux en fait. A une époque j'avais tout ce qu'il fallait, un enfant et tout, mais ce n'était pas cela qui a fait.

        Ce que je peu dire maintenant c'est qu'il y a eu un déclic flagrant qui m'a fait arrêter la consommation quasi du jour au lendemain, je le garde pour moi car d'après le médical on ne guéris jamais mais moi je ressent que je suis guéris de la consommation.

        Est-ce que un déclic arrivera de la même manière pour être heureux, je nous le souhaite mais j'ai du mal a le croire en continuant cette vie monotone et cyclique. Peut être que s'il y a une chose qui arrive et qui le feras mais pour moi pour l'instant c'est impossible a dire.

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          #19
          Bonjour

          J aime bien cette discussion et je me retrouve aussi dans vos temoignages. j ai egalement un fond depressif a voir la vie en noire depuis mon adolescence je dirais. alors oui l alcool etait sympa pour l effet montagnes russes et je me suis bien amuse. maintenant j ai 44 ans et abstinent depuis 1.5 ans et je me sens bien de ce point de vue je ne veux pas retourner dans la consommation.
          par contre je trouve la vie fade et ce cote cyclique: travailler pour gagner des sous pour pouvoir payer son loyer pour pouvoir dormir et travailler dans de bonnes conditions c est deprimant je trouve. je ne vois pas le but de tout ca. avant yavait les potes la teuf la picole. j ai passe ca et je pense que c est l age du coup j ai arreter de boire car les cuites a 45 piges c est moyen et ca me manque pas.
          j ai pleins d activites je fais pleins de choses mais je trouve que la vie sans but est triste. je suis seul sans enfants et je crois que c est ca le pb. avoir un enfant je pense pourrait redonner un sens a la vie. ne plus vivre une vie egoiste que pour soi. je ne sais pas ce que les parents pensent de ca.
          peut-etre qu avoir un enfant n est pas la clef. mais aime et etre aime je pense l est. construire qqchose a deux.
          je ne sais pas je suis un peu paume. mais je sais que je serais encore plus paume si je buvais. ne pas boire permet d etre soi et ne plus se cacher. maintenant que l on vit en etant present il faut trouver un but. ou au moins une direction qui apporte un semblant de vision
          boire n aiderait en rien je ne regrette rien mais je ne veux pas retourner la dedans. mais je veux aimer a nouveau.
          au plaisir de vous lire

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            #20
            Bonjour, étiez vous heureux quand vous buviez? Pourtant vous recherchiez déjà à être heureux?

            Apres peut-être parce que j’avais pas, de travail, de lien avec ma fille(qui pour l’instant me déteste), plus d’amis, plus de famille, plus de permis.

            Qu’effectivement une vie « normale »aujourd’hui me convient, je ne suis pas heureuse d’ailleurs, je n’ai jamais utilisé ce mot.
            Par contre, je me sens bien, sereine, je me découvre, je commence à m’aimer, j’apprend des choses sur moi, vous allez dire, moi, moi, moi, mais on s’oublie tellement quand on a bu pendant 30 ans.

            Un exemple, au travail je travaille dans une association, on doit travailler avec des personnes en situation de handicap, plus lent, on apprend à travailler différemment avec beaucoup d’empathie, il faut les accompagner.

            J’ai découvert que j’avais des qualités pour ça, que c’était très enrichissant si ça nous convient.

            Je ne sais pas pour vous mais des exemples comme ça, j’en ai pleins depuis que je suis abstinente.

            De temps en temps, bien sûr j’ai des doutes, c’est souvent à ce moment là que je me prépare un petit projet, qui te sort de la routine.

            Aujourd’hui j’aime la vie, bien sûr j’ai des milliers de regrets, surtout professionnels, ça on ne peut pas le changer, alors autant ne pas s’attarder dessus.

            C’est certain que je suis quelqu’un d’optimiste, j’aime les gens, je suis de bonne humeur tout le temps presque, c’est ma nature.

            Pourtant, je suis soignée pour la bipolarité et un léger antidépresseur, j’avoue que ce traitement me convient bien, j’ai 55 ans, franchement je n’ai plus envie de ma vie pour rien au monde.

            Je vis seule mais même si je rencontrais quelqu’un, je garderais mon chez moi, ça fait 6 ans que je suis abstinente est je ne rencontre personne qui me plaît, peut-être que j’ai peur et que je manque de confiance(sûrement parce que ceux qui me plaisent), je l’ai trouve beaucoup mieux que moi.

            Et puis on en parle rarement, je sais pas pour les hommes ceux qu’ils peuvent ressentir, quand un matin tu te retrouves dans le lit d’un mec, dont tu ne te souviens de rien, ça m’est arrivée souvent
            c’est horrible.

            Ca n’arrange pas le peu d’estime qu’il te reste.

            Aujpurd’hui, je lâche prise mais je ne perd pas complètement le contrôle de ma vie.

            Bonne journée
            arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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              #21
              non justement pendant l alcool je n etais pas plus heureux tout etait flou. pis aussi et surtout la jeunesse l insouciance. avec le temps qui passe c est plus dure. je pense que c est plus ca que l alcool en fait. le temps qui passe me donne le tournis et j aurais surement la meme impression en buvant avec l impression que le temps passe encore plus vite.
              ptet je me sens seul. mais je ne perd pas espoir de trouver l amour ou que l amour me trouve. on est juste plus exigent avec le temps et sauter le pas physique me semble plus dure. coucher a droite a gauche bof....
              la bise
              v

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                #22
                Envoyé par Vidal Voir le message
                Bonjour

                J aime bien cette discussion et je me retrouve aussi dans vos temoignages. j ai egalement un fond depressif a voir la vie en noire depuis mon adolescence je dirais. alors oui l alcool etait sympa pour l effet montagnes russes et je me suis bien amuse. maintenant j ai 44 ans et abstinent depuis 1.5 ans et je me sens bien de ce point de vue je ne veux pas retourner dans la consommation.
                par contre je trouve la vie fade et ce cote cyclique: travailler pour gagner des sous pour pouvoir payer son loyer pour pouvoir dormir et travailler dans de bonnes conditions c est deprimant je trouve. je ne vois pas le but de tout ca. avant yavait les potes la teuf la picole. j ai passe ca et je pense que c est l age du coup j ai arreter de boire car les cuites a 45 piges c est moyen et ca me manque pas.
                j ai pleins d activites je fais pleins de choses mais je trouve que la vie sans but est triste. je suis seul sans enfants et je crois que c est ca le pb. avoir un enfant je pense pourrait redonner un sens a la vie. ne plus vivre une vie egoiste que pour soi. je ne sais pas ce que les parents pensent de ca.
                peut-etre qu avoir un enfant n est pas la clef. mais aime et etre aime je pense l est. construire qqchose a deux.
                je ne sais pas je suis un peu paume. mais je sais que je serais encore plus paume si je buvais. ne pas boire permet d etre soi et ne plus se cacher. maintenant que l on vit en etant present il faut trouver un but. ou au moins une direction qui apporte un semblant de vision
                boire n aiderait en rien je ne regrette rien mais je ne veux pas retourner la dedans. mais je veux aimer a nouveau.
                au plaisir de vous lire
                la solitude est un poison
                j'ai été mariée 27 ans, et j'étais seule
                ce qui importe, c'est le partage: aimer, et être aimé, comme tu dis, est ce que ce n'est pas envisageable, pour toi?
                je veux dire est ce que tu mets toutes les chances de ton côté?
                un enfant, c'est l'oubli de soi-même, pendant au moins 20 ans, ta liberté est une richesse, certains peuvent t'envier, Vidal
                tu ne t'es jamais occupé de ce fond dépressif?
                je me suis trainé des idées suicidaires pendant plus de quarante ans, au point que j'ai assimilé cette tristesse permanente et ce désespoir au sens réel de la vie
                aujourd'hui, je sais que je suis bi polaire, et j'apprends à vivre avec les symptômes, et surtout à me connaitre, pour faire ce qu'il faut pour aller le mieux possible

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                  #23
                  Envoyé par J365 Voir le message
                  On touche le noeud du problème dans cette discussion très intéressante. Effectivement, l'alcool magnifie la perception du monde, amplifie les émotions, bonnes ou mauvaises. Il installe la vie sur des montagnes russes. Casse-gueule mais palpitant....

                  Normal qu'à l'arrêt les choses semblent bien fades. Il y a là tout un rapport au monde à réinviter. Chacun le fait avec ses moyens et notamment son tempérament comme le suggère Girth. Moi ,j'ai clairement utilisé l'alcool comme remontant à des tendances dépressives, une face noire, et je me retrouve maintenant bien démuni.

                  Assez d'accord avec MPI aussi : n'avons-nous pas trop attendu de la vie et, impatients, nous aurions brûlé nos vaisseaux ? L'âge rentre également en ligne de compte (bien souvent, l'alcoolisme se révèle autour de 40 ans).

                  C'est quoi être heureux finalement ? Une question de regard surtout, de subjectivité instinctive. Certains naissent bien disposés à l'égard de la vie, d'autres moins. Un bon nombre d'alcooliques souffre d'un fond dépressif et je ne suis pas loin de penser qu'ils souffrent aussi d'une déficience d'hormones, de substances qui rendent naturellement la vie plus agréable.

                  Bonne soirée à tous.
                  il n'y a pas de bonheur, il y a des petits ou des grands moments heureux
                  je pense comme toi, qu'il y en a qui sont plus aptes que d'autres à voir le positif, à apprécier ce qu'ils ont, ce qu'ils sont
                  j'ai toujours aimé ce que j'avais, je n'ai jamais envié qui que ce soit, je me trouve bien chanceuse d'avoir appris à aimer la lecture, de pouvoir pratiquer un ou plusieurs instruments de musique ( l'apprentissage d'un instrument, les progrès que je peux faire sont un point de repère dans le temps ) de prendre du plaisir à regarder la besogne de l'abeille charpentière dans le tronc pourri, ou le rouge-gorge qui picore au sol, devant la fenêtre, des émotions à bon marché, juste ouvrir les yeux, écouter, sentir, et ressentir

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                    #24
                    Je réponds en vrac à vos échanges, tous intéressants.

                    On m'a souvent reproché de ne pas savoir me contenter de ce que j'avais (d'un point de vue immatériel). Et c'est vrai que j'étais toujours en recherche de quelque chose de plus, un supplément d'âme, une intensité. Quand je travaillais dans un cadre boulot-famille-dodo, je me sentais enfermé et je trouvais l'horizon désespérant (je parlais alors d'une 'vie de boîte de conserve). Et j'allais tutoyer les étoiles en enfourchant une bonne bouteille...

                    Je voulais réagir sur un autre point mais j'ai oublié en court de route

                    Bonne soirée

                    Commentaire


                      #25
                      Envoyé par MPi Voir le message

                      la solitude est un poison
                      j'ai été mariée 27 ans, et j'étais seule
                      ce qui importe, c'est le partage: aimer, et être aimé, comme tu dis, est ce que ce n'est pas envisageable, pour toi?
                      je veux dire est ce que tu mets toutes les chances de ton côté?
                      un enfant, c'est l'oubli de soi-même, pendant au moins 20 ans, ta liberté est une richesse, certains peuvent t'envier, Vidal
                      tu ne t'es jamais occupé de ce fond dépressif?
                      je me suis trainé des idées suicidaires pendant plus de quarante ans, au point que j'ai assimilé cette tristesse permanente et ce désespoir au sens réel de la vie
                      aujourd'hui, je sais que je suis bi polaire, et j'apprends à vivre avec les symptômes, et surtout à me connaitre, pour faire ce qu'il faut pour aller le mieux possible
                      effectivement s aimer soi. on me l a dit plein de fois. mais comment ? deja je prend soin de moi apres me parler j ai du mal. j ai parle a un therapist pendant presque 2 ans mais le fond depressif ne part pas. ca reste.
                      comme toi peut-etre je devrais apprendre a vivre avec cette tristesse permanente ce gout a la vie que je n ai pas trop. j ai tout pourtant et je n envie pas mon prochain j ai choisis ma vie. j aurais pu avoir femme enfant me poser j ai tjs eu peur. et la a 45 ans c est dure. j ai l impression de marcher dans la boue tu vois ou nager a contre courant. mais comme je disais ce sentiment a tjs ete la. il empire avec le temps et la solitude. le sentiment amoureux me donne des ailes et la je me sens vraiment bien. retrouver ca en fait me manque je dois y etre accroc. desole de polluer le poste. et merci de la discussion

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                        #26
                        bonjour

                        on ne part pas tous avec le même bagage d'amour, et quand on n'a rien reçu au départ, c'est dur,( impossible? ) de se regarder dans un miroir et de se trouver aimable
                        je ne sais pas si on peut y parvenir seul(e)

                        tellement habitué à l'indifférence, puis au mur qu'on érige autour de soi, qu'on n'est pas attentif aux mains tendues, aux mots d'amour qu'on ne comprend pas, qu'on ne trouve pas justifiés, puisqu'on n'a rien d'aimable

                        se réparer, bien que ce moyen soit insuffisant à long terme, ça peut se faire par l'auto parentage: apprendre à écouter le petit garçon ou la petite fille en soi, et le/la consoler
                        ce qui revient à apprendre à se parler d'amour

                        savoir s'entourer de personnes bienveillantes, c'est important aussi : mettre à distance ceux qui tirent vers le bas, qui jugent, dévaluent, critiquent, dénigrent
                        ce ne sont pas des vrais amis, ce ne sont pas des bons aimants



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                          #27
                          Bonsoir à toutes et tous,

                          Très intéressante cette discussion sur la vie "sans alcool" que nous n'avons jamais vraiment pris le temps de construire.

                          Elle me fait penser à une phrase que j'ai lu quelque part récemment :

                          "On ne stimule pas indéfiniment et sans conséquences les circuits neurologiques de la récompense. A force d’utiliser des circuits neurologiques courts pour “s’envoyer en l’air”, on finit par ne pas savoir faire autre chose "

                          On finit par ne pas savoir faire autre chose... ON FINIT PAR NE PAS SAVOIR FAIRE AUTRE CHOSE.

                          Il faut réapprendre à faire des choses, y aller, tenter, sortir de cette sempiternelle "zone de confort".
                          La technique des projets de louvaji est tout à fait pertinente.

                          Des projets, des rencontres, des émotions, des obstacles, des réussites... tout ce qui va solliciter nos récepteurs... nos hormones..
                          Allez dans l'arène et affronter ses peurs.
                          La plus grand souffrance dans la vie, à mon humble avis, et qui amène la plupart d'entre nous vers l'alcoolisme, c'est cette peur souterraine qui nous empêche de tenter de réaliser des choses. On se trouve toujours mille et une excuse...et on accepte le confort de cette monotonie si rassurante.

                          Osons

                          Commentaire


                            #28
                            Assez d'accord avec ton message Frater Nité.

                            Sur le circuit de la récompense court-circuité. Sur les projets comme moteur de l'existence et de l'épanouissement.

                            Et sur le risque de s'installer dans une abstinence a minima : un doux ronron où l'on se contente de ne pas boire (ce qui est toujours préférable à son contraire). Je suis encore en partie dans cette phase, même si je sens poindre de nouveaux désirs sans le soutien de l'alcool.

                            La difficulté est que l'alcoolisme nous a beaucoup coûté en termes d'estime et de confiance en soi, d'énergie et d'optimisme. Il faut remettre toute la machine en marche, dépasser certains traumas et la peur de rechuter. Tout ça prend du temps.

                            Bon dimanche

                            Commentaire


                              #29
                              Il y a un moment où l'alcool est devenu nécessaire à ma vie, soit parce que j'étais devenu dépendant, soit parce que son soutien m'était nécessaire, sans doute les deux se sont nourris mutuellement.

                              J'ai la nostalgie de l'époque où l'alcool n'était qu'un agrément, non pas que j'ai envie de reconsommer, mais je ne me sentais aussi démuni. C'est dire qu'on reste dépendant même après avoir arrêté. Il y a un déficit à combler, celui que l'alcool masquait traîtreusement.

                              Il fait reconquérir son moi dilué dans des litres d'alcool. Rhum ne s'est pas fait en un jour
                              Dernière modification par J365, 17/05/2020, 10h14.

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                                #30
                                Coucou, as tu essayé des soins en groupe de parole, perso j’ai fait pendant 6 mois au CSAPA, le jeu de soi sur le modèle du jeu de l’oie, tu tombais sur un mot, une image, on devait parler 5 minutes sur les émotions que ça provoqué, les autres juste 1 minute, 2 ou 3 mots.

                                C’est une ancienne alcoolique qui a créé ce jeu, ah oui animé par une psy, on était 6, il fallait s’engager à le faire une fois par semaine.

                                Sur le moment, je l’ai pris comme un outil
                                de plus sans trop savoir ce que ça allait m’apporter.

                                En faite j’ai appris la confiance et surtout peut-être pas à m’aimer tout de suite, en tout cas sûrement à me pardonner.

                                C’est pour ça qu’on parle de soins, d’outils pour libérer cette parole, comprendre ce qui nous a fait décrocher de la vie, l’effet miroir c’est très constructif, super important comme le rappelle MPI, s’entourer de gens qui nous aiment, nous font du bien, tout le reste on en a surtout pas besoin.

                                Bonne journée
                                arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

                                Commentaire

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