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    #16
    Coucou, comment vas tu?
    arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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      #17
      Bonjour,

      Merci à tous ceux qui ont écrit, vos messages sont un peu comme une petite bouffée d'oxygène.

      J'ai des années de thérapie derrière moi pour traiter mes problèmes de fond, l'anxiété généralisée n'étant qu'un seul de mes troubles parmi tant d'autres mais je pense qu'elle est centrale à mon alcoolisation. J'ai suivi différents types de thérapie et j'ai pris toute un panoplie de médicaments différents mais j'ai arrêté les médicaments il y a 10 ans car je les trouvais pas efficaces, je n'aimais pas les effets secondaires de la plupart d'entre eux et surtout parce que j'ai fini plusieurs fois aux soins intensifs. Oui, donner des médicaments à une personne suicidaire n'est pas forcément une bonne chose.

      Aujourd'hui je suis toujours en thérapie mais j'ai changé de psy et d'approche il y a 5 ans. Je pense que c'est avec ma psy actuelle que j'ai fait le plus de progrès car on ne traite pas juste les symptômes, on va au fond des choses et c'est ce dont j'ai besoin. Mais parfois je me demande si je ne suis pas arrivée au bout de ce qui peut être fait. C'est un peu comme quand on casse un bol, on peut essayer de le rafistoler tout ce qu'on veut, il restera cassé et ne sera jamais comme avant.

      Envoyé par MPi Voir le message

      si tu écris ici, c'est que ta consommation te pose problème, même si tu ne ressens pas de symptôme, et c'est bien de t'en préoccuper

      J'ai envie de dire que le problème que ma consommation me pose est de penser que je passe à côté de quelque chose et que je ne vis pas pleinement en buvant ... mais la même chose peut être dit de mes angoisses, c'est peut-être pour ça que je peine à voir les bénéfices de l'abstinence parfois. Sinon, en terme de boulot, relations ou activités, c'est la même chose que je boive ou pas.

      Envoyé par louvaji Voir le message
      Coucou, comment vas tu?
      Ca va un peu mieux aujourd'hui, merci. J'occupe mes journées, j'écris beaucoup et j'essaye de faire au moins 1 truc dans la journée pour relaxer mon corps et mon esprit ... avec plus ou moins de réussite :-)

      Commentaire


        #18
        Coucou, as tu essayé la SOMA, relaxation pour nous justement, pareil tu le trouveras dernier post, du fil conseils d’Iseulta, ce sont des outils super, travailler sur l’instant présent, ça demande un peu d’assiduité, moi j’ai bien aimé, je connaissais la sophrologie aussi, j’ai été diagnostiqué bipolaire à 48 ans, j’ai un léger traitement qui me convient bien.

        Comme toi j’ai longtemps consulté, j’arrivais plus à avancer, c’est le travail en groupe qui a fait le reste, la confiance, l’estime.

        Je ne suis plus du tout la même, j’avance tranquillement, patiemment, j’apprend encore avec plaisir justement.

        Tu me diras j’ai tout perdu à 48 ans, il a fallu repartir presque à zéro.

        Bonne soirée
        arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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          #19
          Bonjour,

          Bon ben j'y suis arrivée mais je ne ressens ni fierté, ni satisfaction. Je me demande plutôt qu'est-ce que je fabrique, j'ai juste l'impression de jouer un rôle qui ne me convient pas, comme si j'avais été embarquée dans cette pièce de théâtre qui n'est pas la mienne. J'ai l'impression de me mentir à moi-même, de me cacher la réalité, de faire semblant juste le temps d'un moment.

          Je n'ai pas essayé la SOMA mais des techniques de relaxation, j'en ai apprises au cours de mes nombreuses séances mais c'est comme si je mettais un petit pansement de 5cm sur une plaie béante qui en fait 50. J'ai beau faire quoique ce soit, ça ne fonctionne pas, mes angoisses sont trop intenses et trop ancrées au fond de moi. Ma vie entière a été construite autour de ces angoisses. C'est aussi pour ça que je me suis tournée vers d'autres approches car j'avais besoin de comprendre ce qui se passe en moi pour pouvoir démêler le tout et en faire quelque chose. Mais je n'arrive toujours pas et je commence à penser qu'il n'y a rien que l'on puisse faire.

          Là par exemple, c'est panique totale parce que je sais que le temps du télétravail va toucher à sa fin tout bientôt et la simple idée de devoir retourner au bureau me plonge dans une angoisse telle que je suffoque et je suis mal aussi bien physiquement qu'émotionnellement. C'est tout mon corps qui souffre. Et pour bien arranger les choses, mon chef m'a annoncé la semaine passée qu'il y avait une réorganisation. Notre équipe change de secteur et mon chef est transféré dans un autre et je ne sais pas qui le remplacera. Et là, tout a basculé, la spirale infernale s'est mise en place et c'est la panique totale. Je suis complètement submergée et absorbée par l'angoisse et il n'y a plus de place pour autres choses. C'est même plus possible de travailler sur mes angoisses avec ma psy tellement c'est puissant.

          Après cette discussion avec mon chef, j'ai réalisé que la sobriété ne pouvait pas être un but. Je ne peux pas me battre sur tous les fronts, je n'en ai pas la force. Toute mon énergie est utilisée pour simplement survivre aux angoisses, alors je me dis que tant que je ne bois pas, c'est une bonne chose mais je vais replonger à un moment donné. C'est inévitable.

          Enfin bon voilà. Le désespoir fait que je n'arrive pas à écrire un message plus positif que ça. Mais heureusement que le soleil brille dehors !!!

          Commentaire


            #20
            Envoyé par Eyota Voir le message
            Bonjour,

            Bon ben j'y suis arrivée mais je ne ressens ni fierté, ni satisfaction. Je me demande plutôt qu'est-ce que je fabrique, j'ai juste l'impression de jouer un rôle qui ne me convient pas, comme si j'avais été embarquée dans cette pièce de théâtre qui n'est pas la mienne. J'ai l'impression de me mentir à moi-même, de me cacher la réalité, de faire semblant juste le temps d'un moment.

            Je n'ai pas essayé la SOMA mais des techniques de relaxation, j'en ai apprises au cours de mes nombreuses séances mais c'est comme si je mettais un petit pansement de 5cm sur une plaie béante qui en fait 50. J'ai beau faire quoique ce soit, ça ne fonctionne pas, mes angoisses sont trop intenses et trop ancrées au fond de moi. Ma vie entière a été construite autour de ces angoisses. C'est aussi pour ça que je me suis tournée vers d'autres approches car j'avais besoin de comprendre ce qui se passe en moi pour pouvoir démêler le tout et en faire quelque chose. Mais je n'arrive toujours pas et je commence à penser qu'il n'y a rien que l'on puisse faire.

            Là par exemple, c'est panique totale parce que je sais que le temps du télétravail va toucher à sa fin tout bientôt et la simple idée de devoir retourner au bureau me plonge dans une angoisse telle que je suffoque et je suis mal aussi bien physiquement qu'émotionnellement. C'est tout mon corps qui souffre. Et pour bien arranger les choses, mon chef m'a annoncé la semaine passée qu'il y avait une réorganisation. Notre équipe change de secteur et mon chef est transféré dans un autre et je ne sais pas qui le remplacera. Et là, tout a basculé, la spirale infernale s'est mise en place et c'est la panique totale. Je suis complètement submergée et absorbée par l'angoisse et il n'y a plus de place pour autres choses. C'est même plus possible de travailler sur mes angoisses avec ma psy tellement c'est puissant.

            Après cette discussion avec mon chef, j'ai réalisé que la sobriété ne pouvait pas être un but. Je ne peux pas me battre sur tous les fronts, je n'en ai pas la force. Toute mon énergie est utilisée pour simplement survivre aux angoisses, alors je me dis que tant que je ne bois pas, c'est une bonne chose mais je vais replonger à un moment donné. C'est inévitable.

            Enfin bon voilà. Le désespoir fait que je n'arrive pas à écrire un message plus positif que ça. Mais heureusement que le soleil brille dehors !!!
            Bonjour Eyota,

            un bon point : trois mois c'est déjà une belle réussite ! Mais c'est aussi une période pendant laquelle on doute souvent beaucoup, c'est une sorte de cap à passer.
            Bien sûr ça peut être à 2 mois ou à 4 mois que ça se passe, mais peu de monde échappe à ce coup de mou qui s'explique scientifiquement par ailleurs.

            L'avantage est que maintenant tu vas remonter la pente, si tu persistes bien sûr !
            Un nouveau chef, une nouvelle organisation ? Pourquoi paniquer, peut-être ira-t-elle dans un sens que tu apprécieras ! Et ce sera l'occasion de redéfinir ton poste et tes missions avec ton nouveau chef. Prolonger le télétravail éventuellement partiellement ?

            Plutôt qu'une source d'angoisse, y voir une source d'espoir !

            Et tu as raison, la sobriété n'est pas un but, c'est un moyen. De résoudre ses angoisses notamment !

            Reste déterminée, et tout se passera bien.

            René



            Bonjoir Atoute ! Prudence : rien de tel que les petits remontants pour descendre bien bas.

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              #21
              Bonjour, ce que René dit est vrai en général, c’est à cette période qu’on a des angoisse, il faut essayer 24 h à la fois, essaie de ne pas trop te projeter.

              Tu devrais être fiére, 3 mois c’est très bien, essaie d’être plus douce avec toi.


              Bonne soirée
              arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

              Commentaire


                #22
                Envoyé par louvaji Voir le message
                essaie d’être plus douce avec toi.
                J'ai souvent entendu ça

                Envoyé par renais-sance Voir le message
                Pourquoi paniquer
                Si seulement je savais ...

                Mais pour moi, tout changement ou même toute possibilité de changement est une source d'angoisse extrême.

                Merci pour vos encouragements, ça fait du bien. Ecrire aide beaucoup, c'est un moyen de déposer nos pensées afin de s'en détacher juste un peu pour continuer à avancer. J'écris beaucoup pour moi mais ça fait du bien aussi que nos écrits soient lus par d'autres.

                Bonne soirée à tous.


                Commentaire


                  #23
                  Envoyé par Eyota Voir le message
                  mes angoisses sont trop intenses et trop ancrées au fond de moi. Ma vie entière a été construite autour de ces angoisses. C'est aussi pour ça que je me suis tournée vers d'autres approches car j'avais besoin de comprendre ce qui se passe en moi pour pouvoir démêler le tout et en faire quelque chose. Mais je n'arrive toujours pas et je commence à penser qu'il n'y a rien que l'on puisse faire.
                  C'est sur que c'est déprimant, cette impression de ne pas avancer. Mais probable que ce ne soit qu'une impression...

                  Envoyé par Eyota Voir le message
                  C'est un peu comme quand on casse un bol, on peut essayer de le rafistoler tout ce qu'on veut, il restera cassé et ne sera jamais comme avant.
                  Oui mais non.
                  Oui, il ne sera jamais comme avant.
                  Mais non, il ne restera pas cassé puisque réparé. Un autre récipient, un peu biscornu certes, mais qui raconte la vie qu'il a vécu. La mémoire d'une époque.
                  Et un bol, c'est inerte alors que tout être vivant évolue. Quoi que tu fasses, tu changes...

                  Quid de l'alcool, dans toute cette symbolique petitdéjeunienne ?
                  Picoler pour vivre malgré les angoisses, ok.
                  Mais tu ne crois pas qu'à l'inverse, c'est aussi un voile qui peut t'empêcher d'avancer vraiment ?

                  Envoyé par Eyota Voir le message
                  Sinon, en terme de boulot, relations ou activités, c'est la même chose que je boive ou pas.
                  Ben alors, pourquoi penses-tu nécessaire d'arrêter ? (je n'ose pas écrire "pourquoi veux-tu arrêter"...)

                  Bonne journée


                  PS : Je l'ai retrouvé ; ptet y jeter un coup d'oeil... https://www.atoute.org/n/article193.html
                  Dernière modification par pinocchio, 02/06/2020, 01h01. Motif: Ajout du PS
                  .
                  Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant (Pierre Dac)

                  Je me présente brièvement :http://vimeo.com/53476316

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                    #24
                    Envoyé par renais-sance Voir le message
                    Et tu as raison, la sobriété n'est pas un but, c'est un moyen. De résoudre ses angoisses notamment !
                    +1



                    Envoyé par Eyota Voir le message
                    J'ai souvent entendu ça
                    C'est à mon sens, une des clés d'un bien-être retrouvé.

                    C'est plus profond que d'arrêter l'alcool. C'est toute une remise en cause d'un système qui a longtemps perduré dans notre auto-destruction.

                    Et ça nécessite un changement total de lunettes: une nouvelle vision de SA vie.
                    Ce qui peut angoisser certaines personnes qui auraient très peur des changements......Par exemple!
                    Pour ce faire, je ne vois rien d'autre que l'appui d'un psychologue pour démêler la pelote de réactions anxieuses qui déterminent ton état d'esprit général sans le produit pour masquer tes angoisses qui se mettent en place à chaque changement dans ta vie.

                    Bonjour Atoute

                    Le dernier jour
                    Le déclic
                    L'entrée en cure

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                      #25
                      Coucou Eyota, moi je relève là même phrase que Vincent, bien sûr c’est la clef.

                      Avant d’arrêter de boire, je ne m’aimais pas, pour être plus gentille, j’ai repensé à la petite fille que j’etais, c’est cette petit fille que j’ai d’abord aimé.

                      Plus tard j’ai réussi à me pardonner, aujourd’hui j’aimerais être juste plus jeune,


                      J’ai appris à découvrir que j’avais des qualités, j’ai eu des carences affectives enfants, je m’en remet une couche en travaillant avec mes parents pendant des années,(mon père me répéter qu’il n’y avait que lui qui pouvait me supporter.


                      En en sortant de cure, j’ai fait 2 choses, continuer de me soigner, travailler dans un endroit où je me sentirais bien, 3 en faites j’ai rayé de ma vie tout ce qui est toxique, je vois mon père très peu, je ne me laisse plus faire, bon finalement plus j’ecris plus je vais te faire une longue liste, tellement pour la 1 ère fois de ma vie je su dire non, quand j’en avais envie.

                      Bonne journée
                      arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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                        #26
                        bonjour

                        il n'y a pas un soir vers 17h30 18h depuis une semaine ou je n'ai envie de boire ,je fais des efforts je bois de l'eau pétillante
                        et ça passe mais c'est très chiant quelqu'un a un conseil a me donner merçi
                        Dernière modification par alan56, 04/06/2020, 08h02.

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