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Je ne sais plus où j'en suis

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    Je ne sais plus où j'en suis

    Pour faire court.... Enfin je vais essayer. J'ai longtemps traîné sur le forum schizophrénie. Puis en septembre mon psychiatre m'a dit erreur de diagnostic Vous n'êtes pas psychotique. Juste un trouble anxio dépressif (ça fait quand même 15 ans que je suis suivie). J'ai arrêté la clozapine fin août, diminué l'abilify à 5mg et l'effexor à 75mg en vue d'un arrêt total en octobre. Problème, en décembre angoisses envahissante et idées suicidaire et insomnies . Hospit très courte à peine une semaine. Mise sous nozinan à 200 mg le soir et 50 le matin... Et plus d'un mois à souffrir, en mode dépression avec augmentation de l'effexor à 150mg... L'hôpital de jour m'a tenu comme ils ont pu pour re éviter une nouvelle hospit. Les mois qui ont suivi j'étais bien, bon il y a eu le confinement qui m'a un peu bousculée mais pas plus que cela. Quelques soirée de surconsommation de médocs (pris une fois 500 mg de nozinan pour déconnecter et dormir... Pas malin je sais.) Pendant le confinement reaugmentation de l'abilify à 10mg. Sortie du confinement tout va bien la vie est belle.. Des projets, des envies, l'espoir d'un futur meilleur. En mai, je convaincs le psy que l'on arrête totalement le ttt (c'est lui qui m'avait mis ça en tête en septembre). Arrêt nozinan, baisse de l'effexor et de l'abilify. De plus en plus de projets et en même temps une grande solitude.. Les angoisses qui s'accumulent. Et début juin elles deviennent envahissantes. Chose nouvelle, je parle enfin pour de vrai. Je dis que j'ai peur, peur de tout, de l'avenir, j'explique mes angoisses, les décrits... Fait totalement nouveau pour moi. Je me dis alors, chouette ça avance, ça va passer... Mais ça ne passait pas. Mise sous 150 à 200 mg de Seresta en une prise le soir pour "m'assomer" pas plus efficace que cela' Semaine suivante test solian... J'ai pas aimé les effets. Le mardi d'après ruse sous Seresta à forte doses. Mais de plus en plus d'idées noires... Samedi 4 juillet je me rends aux urgences psy. Hospit. Introduction de la quetiapine dans mon ttt. Somnifère. Tercian 25 et Seresta 50 Maintenant que les angoisses sont un peu apaisée, il y a la tristesse, la lassitude, l'impression que tout est vain. Et le vide. Immense. Incommensurable. J'ai reparlé diagnostic avec le psy (c'est le même) il est revenu sur ce qu'il disait en septembre... Trouble de la personnalité anxieuse avec anxiété psychotique.. Cela me perturbe. Qu'il change ainsi. D'autant plus que depuis 15 ans j'ai testé tout ou du moins une grande partie de la pharmacopée existante. Pas la quetiapine, je verrais. Ce soir, démoralisé, désespérée même comme si pas d'issue'. Comme si condamnée à souffrir éternellement. Je vois plus d'avenir, mes beaux projets me semblent irréels. Puis il y a aussi mon rapport à l'autre. Entre ce besoin de partage, cette peur de la solitude, et l'autre qui peut être terrifiant, terriblement angoissant. Je me sens vide, sans élan, sans envies.. Ce soir je ne sais plus.. ' rien.
    des étoiles dans les yeux, la vie paraît mieux...

    http://scarsandtears.canalblog.com/

    #2
    bonsoir mihoshi

    peut-être ne faut-il pas trop se focaliser sur le diagnostic ?

    15 ans de soins ce n'est pas rien, et forcément les traitements ont servit de béquilles, c'est sans doute compliqué à arrêter... et puis peut-être que tu as encore besoin d'une béquille pour le moment.

    moi aussi on m'a parlé de trouble de la personnalité + anxio dépression... mais je trouve que j'ai des phases très compliquées à gérer où je souffre beaucoup... sauf que les traitements je ne les supporte pas.
    la sensation que j'ai c'est que ma protection psychique se détériore, je n'ai plus de défenses, tout s'écroule, tout devient insupportable, insurmontable, noir et triste. souvent c'est la musique qui me raccroche à la vie.
    j'ai aussi des périodes où je ressens beaucoup de choses, je me sens vivante, mais souvent je finis par m'épuiser à donner ou à gaspiller cette énergie.

    je pense que parler, travailler sur tout ça est essentiel, mais moi je rencontre des difficultés pour parler à quelqu'un, à la fois extérieures à moi, le contexte, ma situation, et à l'intérieur de moi. à l'intérieur : je sens que je suis fragile psychiquement et j'ai beaucoup de mal à faire confiance, pourtant je sais que c'est la clé. parler de ce qui fait mal pour s'en libérer ou au moins pour avancer.

    peut-être faut-il être un peu patient avec tout ça, car un immense vide peut aussi peu à peu laisser la place à des choses que l'on ne laissait pas exister avant ?

    en tout cas les moments que l'on croit perpetuel comme une spirale qui ne finit jamais c'est une illusion, car forcément les choses vont bouger, on est des êtres humains et on est vivant, en mouvement à l'intérieur.

    est-ce que tu arrives à rêver, quand tu dors, ou bien quand tu es eveillée ? ça peut être un point de départ pour sortir un peu de ce désespoir ? quand je vais très mal j'ai l'impression que mes rêves me servent de soupapes de survie, dormir devient mon refuge le temps d'aller mieux. et ça remet en route mon envie de vivre je pense.

    j'espère ne pas être trop à côté de la plaque dans mon message.

    bonne soirée et prends soin de toi surtout, et j'espère que tu vas retrouver un peu de paix intérieure.
    Dernière modification par obsolète, 22/07/2020, 20h09.

    Commentaire


      #3
      Bonjour obsolète,

      Non tu n'es pas à côté de la plaque...


      En effet il y a des moments si sombres que la lumière semble illusion, où je n'arrive pas à me souvenir de ce qu'être bien veut dire...

      Parler m'est compliqué, j'apprends doucement. Je me (re) découvre. C'est un autre moi. Un moi qui parle et qui veut y croire'.. Sauf qu'il y a aussi ce côté, celui qui en a assez, marre, je suis lasse et épuisée. Puis parler me demande tant d'efforts que là je suis à bout.

      Les traitements oui sont des béquilles peut être. Mais certains ont aussi l'effet de me ralentir, m'empêcher d'être et de penser... Et comme je ne parlais pas, je ne sais plus si c'est mon état ou les cachets qui me rendaient ainsi.
      À part tout ce qui est anxio et sédatif, je ne sais pas les effets.
      Ou peut-être que je ne sais pas quels effets je recherche....

      Juste arrêter de souffrir, de me sentir vide, dans un tunnel sans fin, au bord du gouffre.

      Ce matin, pour l'instant ça va à peu près.... Réveillée sans cauchemar c'est déjà bien.

      Mais plus le temps du réveil s'éloigne, plus la journée démarre et plus je m'enfonce.

      J'ai cette envie d'être à nouveau coupée, coupée du monde, des autres, de moi... Ne plus rien ressentir.

      Je n'arrive plus à me projeter, donc rêver, ce n'est pas la peine... Il n'y a qu' un cauchemar sans fin..

      Merci de ta réponse

      Mihoshi
      des étoiles dans les yeux, la vie paraît mieux...

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