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La musique .

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    La musique .

    Salut ,
    Je viens d'avoir un ami musicien au téléphone .
    Une heure a nous entretenir ,à blaguer .Il remonte un groupe (un cover) .Nons nous entendons bien mais ma pathologie m'empêche de m'inscrire dans des projets trop sérieux .
    Je suis un bon instrumentiste mais ne suis pas fiable sur du moyen ou long terme .
    C'est frustrant .La psychose est un frein à ce que je prenne du plaisir à jouer dans une formation sérieuse .
    La maladie est vraiment un handicape ..
    J'ai participé à plein de projets mais j'ai perdu tout mon réseau .De plus l'âge n'aide pas .
    Alors , je prends ma basse ou ma guitare ,je continue les gammes ,je slappe .J'adore ça .Mais ça fait quatre ans que je n'ai pas fait de concert .
    Ca m'attriste un peu.
    J'ai du bon matos que j'entretiens encore chez le luthier mais parfois je me demande si je ne vais pas tout revendre mais j'aime la musique ,j'aime en faire .
    Je suis un peu dégoûté de ce que je subis ,.
    Parmi vous ,qui a du aussi renoncer à une activité que l'on pourrait dire épanouissante .

    #2
    Salut,
    J'ai arrêté pas mal de cours de musique aussi. Accordéon, guitare, piano... Je me fais la réflexion que j'abandonne tout ce que je commence et je n'ose plus commencer de nouvelles activités. En effet c'est frustrant de ne pas se sentir fiable. On devrait pouvoir réaliser nos objectifs, mais c'est plus dur pour nous.
    Par contre j'écoute encore énormément de musique. Depuis le confinement j'ai découvert le jazz en écoutant TSF Jazz et j'avoue que ça me fait beaucoup de bien.
    Si tu aimes faire de la musique ne vend pas ton matos !

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      #3
      Envoyé par english86 Voir le message
      Salut,
      J'ai arrêté pas mal de cours de musique aussi. Accordéon, guitare, piano... Je me fais la réflexion que j'abandonne tout ce que je commence et je n'ose plus commencer de nouvelles activités. En effet c'est frustrant de ne pas se sentir fiable. On devrait pouvoir réaliser nos objectifs, mais c'est plus dur pour nous.
      Par contre j'écoute encore énormément de musique. Depuis le confinement j'ai découvert le jazz en écoutant TSF Jazz et j'avoue que ça me fait beaucoup de bien.
      Si tu aimes faire de la musique ne vend pas ton matos !
      Merci pour ta réponse .J'aime mes deux fender et mes deux guitares (électrique et classique).Mon clavier ,je l'ai offert à mes deux petites filles .J'ai aussi un super harmonica ,deux flutes et je n'arrive plus à chanter .
      Tu as raison ,je ne vais pas vendre mon matériel .L'occasion de remonter un groupe se fera t'elle ?
      Moi aussi j'aime le jazz ,mais j'écoute pas mal de choses différentes notamment du classique .
      La schizophrénie m'a pris tellement de choses qu'il ne faut pas que je lui céde le peu qu'il me reste .

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        #4
        Envoyé par tierset Voir le message
        Parmi vous ,qui a du aussi renoncer à une activité que l'on pourrait dire épanouissante .
        Ce n'est pas seulement une activité à laquelle j'ai dû renoncer mais toute ma vie. Mon quotidien tourne autour de la gestion de mes troubles psychiques et comment minimiser leurs effets et il n'y a plus de place pour le reste, même pas pour me demander ce que j'aimerais bien faire.

        On n'est pas tous logés à la même enseigne, c'est sûr mais c'est comme ça. La vie est ainsi faite.


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          #5
          Envoyé par LittleSunny Voir le message

          Ce n'est pas seulement une activité à laquelle j'ai dû renoncer mais toute ma vie. Mon quotidien tourne autour de la gestion de mes troubles psychiques et comment minimiser leurs effets et il n'y a plus de place pour le reste, même pas pour me demander ce que j'aimerais bien faire.

          On n'est pas tous logés à la même enseigne, c'est sûr mais c'est comme ça. La vie est ainsi faite.

          Salut ,
          la gestion des troubles psychiques ,mise à part certains ,elle ne peut être que provisoire même si c'est très long .J'ai comme conception la notion de progrès même dans ce domaine .
          Malgré des t.s à répétitions ,je réussi à survivre.La psychose ne me lâchera pas mais j'essaye de minimiser ses effets et ne pas m'identifier à la maladie .
          Je me dis peut-être naïvement qu'il faille chopper le peu de bons moments qu'offre ma petite et misérable existence .Et à force de combats j'y arrive .
          J'ai passé 10 ans à ne pas ressentir des émotions simples mais pourtant indispensables à être le contrepoids de la maladie et à se sentir mieux .
          18 ans à combattre l'alcoolisme et le schizophrénie et je peux dire que j'ai progressé entre autres en me disant que je n'étais pas la maladie .
          Et surtout ,j'ai pris tout ce que j'avais à prendre du système de soins .
          Là ,en ce moment ,je vais mieux et j'en profite avec mes limites mais j'essaye .
          Je sais que je vais replonger que les séjours en h.p il y en aura encore ,je sais que je suis "fou" mais je ne suis pas que cela ,je sais que c'est à vie mais maintenant ,il y a des accalmies ,des poses ,Non,je ne suis pas la maladie .

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            #6
            La musique est la compagne de mes malheurs, de mes tourments, elle est toujours là, avec moi.
            C'est la seule vraie amie que j'ai dans la vie.
            La seule qui me comprends vraiment.
            Je n'en fais pas mais j'en écoute tout le temps

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              #7
              Envoyé par tierset Voir le message
              la gestion des troubles psychiques ,mise à part certains ,elle ne peut être que provisoire même si c'est très long .J'ai comme conception la notion de progrès même dans ce domaine
              Il y a probablement certains troubles dont on peut guérir surtout ceux qui surgissent après un évènement traumatique et qui sont traités immédiatement. Pour les autres, soyons clair, on ne s'en débarrassera jamais d'où la notion de gestion du trouble. A mon avis, c'est tout ce qu'on peut faire mais bien évidemment qu'on peut progresser dans cette gestion afin que son impact sur notre vie soit aussi minime que possible.

              Envoyé par tierset Voir le message
              je peux dire que j'ai progressé entre autres en me disant que je n'étais pas la maladie .
              Non, nous ne sommes pas une maladie mais le problème est qu'elle nous définit tout de même, tout du moins en partie. L'impact sur nos pensées, nos émotions, nos réactions et notre compréhension du monde qui nous entoure est tel qu'elle nous change totalement. La manière dont je vis les évènements de ma vie est conditionnée par mes troubles et l'a toujours été et il n'est pas possible de m'en détacher. D'ailleurs, je ne pourrais dire quelle personne j'aurais été et je serais aujourd'hui si je n'avais aucun trouble psychique. Je peux essayer d'imaginer mais je ne saurais jamais vraiment car ces troubles sont si ancrés au fond de moi qu'il est quasi impossible de déterminer qu'est-ce qui vient du trouble et qu'est-ce qui vient de moi si je puis dire.

              Mais t'as raison, il faut profiter au maximum de chaque bon moment qui s'offre à nous ou alors il ne reste plus rien. Mais j'avoue que les moments d'accalmie ne me suffisent plus. Les limitations sont trop importantes sur ma vie, d'ailleurs je ne vis pas je survis tout juste et ceci depuis plus de 30 ans malgré tout ce que le système de santé a à nous offrir, et j'étouffe dans ce que j'appelle "ma prison".

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                #8
                Envoyé par LittleSunny Voir le message

                Il y a probablement certains troubles dont on peut guérir surtout ceux qui surgissent après un évènement traumatique et qui sont traités immédiatement. Pour les autres, soyons clair, on ne s'en débarrassera jamais d'où la notion de gestion du trouble. A mon avis, c'est tout ce qu'on peut faire mais bien évidemment qu'on peut progresser dans cette gestion afin que son impact sur notre vie soit aussi minime que possible.



                Non, nous ne sommes pas une maladie mais le problème est qu'elle nous définit tout de même, tout du moins en partie. L'impact sur nos pensées, nos émotions, nos réactions et notre compréhension du monde qui nous entoure est tel qu'elle nous change totalement. La manière dont je vis les évènements de ma vie est conditionnée par mes troubles et l'a toujours été et il n'est pas possible de m'en détacher. D'ailleurs, je ne pourrais dire quelle personne j'aurais été et je serais aujourd'hui si je n'avais aucun trouble psychique. Je peux essayer d'imaginer mais je ne saurais jamais vraiment car ces troubles sont si ancrés au fond de moi qu'il est quasi impossible de déterminer qu'est-ce qui vient du trouble et qu'est-ce qui vient de moi si je puis dire.

                Mais t'as raison, il faut profiter au maximum de chaque bon moment qui s'offre à nous ou alors il ne reste plus rien. Mais j'avoue que les moments d'accalmie ne me suffisent plus. Les limitations sont trop importantes sur ma vie, d'ailleurs je ne vis pas je survis tout juste et ceci depuis plus de 30 ans malgré tout ce que le système de santé a à nous offrir, et j'étouffe dans ce que j'appelle "ma prison".
                Nous sommes d'accord sur le fond et sur ce que la maladie psychique peut induire .Je voulais seulement signaler qu'il m'a été possible de progresser même si je pense que c'est temporaire .Et je conçois aussi très bien ce que tu dis et j'en suis sincèrement désolé .
                Je viens de faire une bataille d'eau avec des enfants ,c'est de ce genre dont je parlais.C'est simple .Ca m'est accessible .Ca a mis le temps .Mais là ,je suis content d'être trempé .

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