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Ma mère est schizophrène

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    #61
    Envoyé par plume00 Voir le message
    Coucou !

    Quelle galère quand l'ordi plante, c'est ton réseau ou l'ordi ?

    Moi ça me rend folle, je n'ai aucune patience lol
    Pas simple pour elle je comprends, avec le temps elle doit parfois perdre un peu patience malgré le fait que tu n'y peux rien. Le principal c'est de faire des efforts comme tu le fais et de lui dire que tu la comprend.
    Oui je me sens mieux depuis que j'ai pris un peu de distance, moins d'inquiétude. Bon après je ne la lâche pas non plus, mais je veux qu'elle reprenne les choses en main, je ne sais pas trop si ça fonctionnera vu qu'elle n'a pas vraiment de contrôle sur tout ça. Le truc c'est qu'il faut qu'elle prenne les bonnes décisions seule sans que je sois derrière à devoir lui dire quoi faire.
    Par exemple, peu de temps avant de partir dans le sud, elle ne se sentait pas super bien. J'aurais voulu à ce moment qu'elle décide de ne plus partir d'elle-même sans être dans le déni. Je lui avais demandé plusieurs fois si ça allait, elle m'avait répondu que tout allait bien...

    Je lui ai expliqué à la fin de son hospi que j'allais être moins présente, mais plus dans le sens que ce n'était pas bon, pour elle comme pour moi. Je pense qu'elle a compris.

    Je vais chez elle ce week end, je verrai comment elle est. Mais émotionnellement c'est clair que je suis entrée dans une nouvelle phase, je ne m'investi plus comme avant, un truc s'est cassé dans ma relation avec elle, c'est vraiment bizarre.
    Salut ,
    c'est un apprentissage l'autonomisation ,même adulte .Pour ma part je me suis complètement reposé sur Véro ,.Par exemple je ne sais plus faire mes papiers et bien d'autres choses .Souvent je demande à ma compagne de me réapprendre des choses que j'ai perdu ,elle n'a plus la patience et m'envoie bouler .Parfois ,je suis rongé par la honte de ce que je suis devenu.
    Peut-être que tu ne te sens plus coupable envers ta maman, c'est ce que je me demande .

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      #62
      Coucou,

      Ma mère aussi a honte de son état. Mais contrairement à toi qui est bien conscient de la maladie, elle ne l'est pas. Là pour l'histoire de la gare, elle tente d'expliquer ça après coup comme quelque chose de "cohérent" c'est untel qui m'a fait une réflexion, j'ai eu peur etc... alors que je l'ai récupéré mutique et à côté de la plaque.
      Ce qui est flippant d'un sens parce que je me demande toujours si elle est encore dedans.
      Pour l'autonomisation, il n'existe pas des ateliers là dessus ? Je trouve qu'il n'y pas grand chose quand même niveau thérapie en France. Je vois avec ma mère, c'est vraiment limite... l'hospi c'est du gardiennage où les patients sont assommés à coup de médocs, ses rencontres avec sa psy ou son infirmière c'est des discussions sur son état à l'instant T (limite elle discute avec sa coiffeuse c'est pareil). Bref c'est le néant niveau soins, c'est triste à dire mais heureusement qu'il reste le traitement médicamenteux parce que finalement elle n'a que ça de proposé.
      Oui je pense aussi pour la culpabilité, avant j'avais le sentiment qu'il fallait que je gère tout et je me mettais une pression d'enfer, aujourd'hui j'ai compris que je ne pouvais pas faire grand chose puisque je suis seule (sans aucun soutien ni écoute au niveau de sa psy et de son infirmière). Je perds mon énergie pour rien, s'il y avait eu un travail commun où j'aurais pu alerter (et surtout être prise au sérieux) elle n'en serait peut-être pas à arrivée à ce niveau. J'ai décidé de ne plus m'impliquée autant pour ne pas finir en dépression et pour ma vie de couple (parce que même si mon mari est là pour moi) ça rejaillit forcément au niveau de mon moral et donc du sien.

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        #63
        Envoyé par reminger Voir le message

        c est un combat

        deux ans j ai mis avant de le faire hospitaliser

        puis l equipe soignant ne respecte ton opinion mais on fait avec

        puis tu dis ce que tu en penses

        et puis tu met en place cuuratelle, hopital de jour, infirmier a domicile et ca t aide un peu

        mais les delires tu vis avec

        je vis avec mon parent schizo

        ca fait longtemps que j ai gagne en patience

        je ne crie plus

        je l ecoute

        il est dans son monde

        et je ne le brise pas

        parce que j en ai marr e de la dysthymie

        mais c est comme ca

        c est un saccerdorce

        si tu veux rompre

        tu en as le droit

        bon courage
        Bonjour,

        Désolée de répondre aussi tard je viens de voir le message.
        Tu as bien résumé les choses.
        Ce sont des étapes que je connais et qui me parlent.
        Je pense que j'en suis à un point où je n'ai plus l'envie de m'impliquer autant.
        Merci à toi, bon courage

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          #64
          Envoyé par plume00 Voir le message
          Coucou,

          Ma mère aussi a honte de son état. Mais contrairement à toi qui est bien conscient de la maladie, elle ne l'est pas. Là pour l'histoire de la gare, elle tente d'expliquer ça après coup comme quelque chose de "cohérent" c'est untel qui m'a fait une réflexion, j'ai eu peur etc... alors que je l'ai récupéré mutique et à côté de la plaque.
          Ce qui est flippant d'un sens parce que je me demande toujours si elle est encore dedans.
          Pour l'autonomisation, il n'existe pas des ateliers là dessus ? Je trouve qu'il n'y pas grand chose quand même niveau thérapie en France. Je vois avec ma mère, c'est vraiment limite... l'hospi c'est du gardiennage où les patients sont assommés à coup de médocs, ses rencontres avec sa psy ou son infirmière c'est des discussions sur son état à l'instant T (limite elle discute avec sa coiffeuse c'est pareil). Bref c'est le néant niveau soins, c'est triste à dire mais heureusement qu'il reste le traitement médicamenteux parce que finalement elle n'a que ça de proposé.
          Oui je pense aussi pour la culpabilité, avant j'avais le sentiment qu'il fallait que je gère tout et je me mettais une pression d'enfer, aujourd'hui j'ai compris que je ne pouvais pas faire grand chose puisque je suis seule (sans aucun soutien ni écoute au niveau de sa psy et de son infirmière). Je perds mon énergie pour rien, s'il y avait eu un travail commun où j'aurais pu alerter (et surtout être prise au sérieux) elle n'en serait peut-être pas à arrivée à ce niveau. J'ai décidé de ne plus m'impliquée autant pour ne pas finir en dépression et pour ma vie de couple (parce que même si mon mari est là pour moi) ça rejaillit forcément au niveau de mon moral et donc du sien.
          Salut Plume ,
          Je suis parti en week-end depuis vendredi ,je n'ai pas eu accès à Atoute .
          En te lisant j'ai envie de te dire de ne pas être trop amère .Les soignants en psychiatrie souvent ne sont pas satisfaits du système dans lequel on leur demande de travailler .
          Ils aimeraient souvent être plus proches du public et de leurs familles ,je peux te l'assurer.
          Souvent on s'en prend aux personnes au lieu d'avoir une vision plus globale d'un système et de ses défaillances .
          Je t'assure qu'au c.a.t.t.p où je vais les encadrants sont formidables ,après il y a toujours des cons comme partout .
          C'est vrai que j'ai rencontré des sacrées tâches dans ce milieu mais pas seulement.
          Après peut-être que dans ta localité est-ce différent de ce que je côtoie.
          Il n'empêche que l'hôpital et plus particulièrement l'hôpital psychiatrique va de plus en plus mal et ce que tu décris et Réminger aussi font parti d'une certaine réalité .
          Sinon pour gagner en autonomie il y a les théories du rétablissement et de la remédiation ,je ne suis pas un spécialiste mais je sais qu'admettre qu'il y a des moyens d'aller mieux en complément des traitements sont des aspects à prendre en compte ..Mais ta maman n'en est peut-être pas au stade où elle puisse admettre qu'il faille ou qu'elle puisse progresser .
          Je ne sais pas .Pour celà mon ancienne condition de travailleur social m'a certainement aidé.
          Et j'ai fait de multiples recherches sur internet .Mais Atoute m'a aidé à m'orienter à l'époque où des personnes cherchaient à partager leur expérience dans l'intérêt du mieux être de leurs congénéres ..
          Tu sais ce week-end ,j'ai dit à ma mère " Maman quand je viens je peux t'aider ,tu peux me faire travailler ,profites en pendant que je vais mieux " je suis resté 17 ans en retrait ,maintenant c'est une fierté de dire ça à ma mère ,c'est comme un enfant qui se donne une bonne note.
          Ma mère n'a pas compris vu qu'elle est dans le déni de ma maladie ,comme ça elle n'est responsable de rien par rapport à ce qui m'est arrivé .Un jour peut-être si l'occasion s'en présente nous en parlerons .
          Bises

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            #65
            Coucou

            Pareil j'étais partie chez ma mère ce week end du coup pas trop le temps de passer
            J'essaye de ne pas être trop amère... j'aurais vraiment voulu que son équipe médicale communique avec moi comme j'ai tenté de le faire, m'épaule quand ma mère démarre une crise et surtout prenne au sérieux mes alertes.
            Je me suis sentie clairement exclue, et sincèrement avec tout ce que j'ai fait ça me reste en travers.
            Ma mère irait mieux si je pouvais au moins leur détailler ses humeurs sur 1 mois par ex (vu qu'elle voit sa psy 1 fois par mois). Ma mère est incapable de faire le bilan de ses humeurs sur le mois, elle parle bien sûr quand elle voit la psy mais ne parle que de l'instant.
            Elle cache aussi plein de trucs, avant sa dernière crise elle a vu son infirmière (elle n'était pas en forme) mais cette dernière n'y a vu que du feu alors que moi je le sentais que ça n'allait pas fort.
            Pareil à l'hp dans le sud au moment de son départ, ils l'ont jugé cohérente et capable de rentrer... ils se sont bien fait avoir. Ma mère était encore bien ancrée dans l'incohérence. Bref, je pisse dans un violon avec eux et ça me navre parce que je me sens impuissante.
            Ce week end elle était bien, je continue à moins appeler et à ne plus parler de sa maladie avec elle, ou le moins possible.
            Non elle n'est pas au stade où elle admet les choses, elle est dans le déni, et le sera tout le temps je pense. Avec sa psy, elles ne parlent pas diagnostic en même temps alors comment peut-elle sortir de son déni...
            Sinon, sa psy a gardé l'abilify au fait, j'ai appris ça ce week end, elle le prend le soir. Je l'ai trouvé bien alerte et active, tant mieux, peut-être que ce médicament fonctionnera bien.
            C'est cool pour ce que tu as dit à ta mère, t'as de la rancune par rapport à elle ? J'espère que le jour où vous parlerez à coeur ouvert elle comprendra et ne sera pas dans le déni.
            Passe une bonne journée

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              #66
              Envoyé par plume00 Voir le message
              Coucou

              Pareil j'étais partie chez ma mère ce week end du coup pas trop le temps de passer
              J'essaye de ne pas être trop amère... j'aurais vraiment voulu que son équipe médicale communique avec moi comme j'ai tenté de le faire, m'épaule quand ma mère démarre une crise et surtout prenne au sérieux mes alertes.
              Je me suis sentie clairement exclue, et sincèrement avec tout ce que j'ai fait ça me reste en travers.
              Ma mère irait mieux si je pouvais au moins leur détailler ses humeurs sur 1 mois par ex (vu qu'elle voit sa psy 1 fois par mois). Ma mère est incapable de faire le bilan de ses humeurs sur le mois, elle parle bien sûr quand elle voit la psy mais ne parle que de l'instant.
              Elle cache aussi plein de trucs, avant sa dernière crise elle a vu son infirmière (elle n'était pas en forme) mais cette dernière n'y a vu que du feu alors que moi je le sentais que ça n'allait pas fort.
              Pareil à l'hp dans le sud au moment de son départ, ils l'ont jugé cohérente et capable de rentrer... ils se sont bien fait avoir. Ma mère était encore bien ancrée dans l'incohérence. Bref, je pisse dans un violon avec eux et ça me navre parce que je me sens impuissante.
              Ce week end elle était bien, je continue à moins appeler et à ne plus parler de sa maladie avec elle, ou le moins possible.
              Non elle n'est pas au stade où elle admet les choses, elle est dans le déni, et le sera tout le temps je pense. Avec sa psy, elles ne parlent pas diagnostic en même temps alors comment peut-elle sortir de son déni...
              Sinon, sa psy a gardé l'abilify au fait, j'ai appris ça ce week end, elle le prend le soir. Je l'ai trouvé bien alerte et active, tant mieux, peut-être que ce médicament fonctionnera bien.
              C'est cool pour ce que tu as dit à ta mère, t'as de la rancune par rapport à elle ? J'espère que le jour où vous parlerez à coeur ouvert elle comprendra et ne sera pas dans le déni.
              Passe une bonne journée
              Salut Plume,
              l'abilify peut être un bon médicament .Je connais des gens à qui il réussit bien .
              Les psychiatres mise à part certains sont des prescripteurs ,.C'est le cas de mon nouveau psychiatre .Sinon en complément il y a de très bons psychologues (attention :éviter les psychanalystes qui font des dégâts auprès des psychotiques ).
              Ta maman fait -elle des hallucinations ?.C'est l'apparition de celles-ci qui m'ont fait réaliser que quelque chose clochait .
              J'ai essayé de parler à ma mère ,elle a 88 ans et ne veut rien entendre .Je l'aime mais elle me fait souffrir .
              J'ai déliré pendant des mois dans les rues de Lille .Je me suis mis en grand danger et je ne voyais pas que je nageais dans la folie .Il m'aura fallut le soutien de ma fille qui avait 18 ans et ensuite celui de Véro pour entamer les soins .
              Ne te décourage pas les choses sont très longues à se décanter .

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                #67
                Coucou,

                Oui on verra pour l'abilify. Le psy du sud m'avait expliqué qu'il pouvait être dosé différemment selon l'humeur de la personne. Bon là ça va être compliqué puisqu'elle ne sait pas décrire son état, changement d'humeur etc. Pour le moment elle a l'air bien mais une certaine fragilité se démarque (plus qu'au dernières sorties de crise je trouve), elle a peur pour la suite de sa vie (autonomie etc)
                Tout ce que je sais des hallucinations, c'est qu'elle en fait pendant les crises (auditives, et peut-être visuelles mais je n'en suis pas sûre pour ces dernières, elle est tellement confuse dans ces cas-là)
                C'est dur ce manque de reconnaissance avec les parents (je connais ce sentiment...) il y a parfois des parents qui ne reconnaitront jamais leurs erreurs... Avec ma mère j'ai longtemps eu ça (cette frustration par rapport à ses négligences affectives pour moi dans mon enfance) et qu'elle ne les reconnaissent pas...
                Et puis un jour j'ai vu le titre d'une chanson de Bertignac passer sur youtube "on aime comme on a été aimé" c'est exactement ça en fait. Elle ne sait pas faire parce qu'elle n'a pas eu d'exemple positif non plus dans son enfance (certainement que ses pbs psy viennent en partis de là).

                Bonne journée

                Commentaire


                  #68
                  Envoyé par plume00 Voir le message
                  Coucou,

                  Oui on verra pour l'abilify. Le psy du sud m'avait expliqué qu'il pouvait être dosé différemment selon l'humeur de la personne. Bon là ça va être compliqué puisqu'elle ne sait pas décrire son état, changement d'humeur etc. Pour le moment elle a l'air bien mais une certaine fragilité se démarque (plus qu'au dernières sorties de crise je trouve), elle a peur pour la suite de sa vie (autonomie etc)
                  Tout ce que je sais des hallucinations, c'est qu'elle en fait pendant les crises (auditives, et peut-être visuelles mais je n'en suis pas sûre pour ces dernières, elle est tellement confuse dans ces cas-là)
                  C'est dur ce manque de reconnaissance avec les parents (je connais ce sentiment...) il y a parfois des parents qui ne reconnaitront jamais leurs erreurs... Avec ma mère j'ai longtemps eu ça (cette frustration par rapport à ses négligences affectives pour moi dans mon enfance) et qu'elle ne les reconnaissent pas...
                  Et puis un jour j'ai vu le titre d'une chanson de Bertignac passer sur youtube "on aime comme on a été aimé" c'est exactement ça en fait. Elle ne sait pas faire parce qu'elle n'a pas eu d'exemple positif non plus dans son enfance (certainement que ses pbs psy viennent en partis de là).

                  Bonne journée
                  Salut ,
                  c'est vraiment compliqué ta (votre)situation .Ca remonte certainement à très loin .
                  C'est difficile de te(vous)aider .Est-ce que tu sais si il y a un ou des pair-aidants dans l'hôpital que fréquente ta mère?Peut-être cette personne pourrait vous aider .
                  Il y a peu de chance ,mais bon .
                  Si tu as le temps regarde "remédiation cognitive" sur internet .Il n'y a pas de miracles mais des améliorations sont possibles ,ça, j'y crois .A Lille c'est la m.g.e.n qui s'occupe de ça .Bien sûr et tu le sais déjà ,tant que ta mère est dans le déni ,difficile d'avancer .
                  Bonne soirée .

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                    #69
                    Coucou,

                    Oui très compliqué (d'où ma rancoeur par rapport à sa psy). Je pense aussi qu'elle a un souci depuis longtemps, je n'ai pas eu une mère classique... je la sentais dans son monde petite.
                    Non pas de pair aidants (je viens d'aller voir la signification sur internet). Il n'y a pas grand chose de proposé de toute façon à part les médicaments et quelques activités pour tuer le temps.
                    Pour la remédiation cognitive, je me tâte à lui en parler parce que j'ai décidé de ne plus m'investir donc je verrais si l'occasion se présente pour en parler.
                    Passe une bonne journée

                    Commentaire


                      #70
                      Envoyé par plume00 Voir le message
                      Coucou,

                      Oui très compliqué (d'où ma rancoeur par rapport à sa psy). Je pense aussi qu'elle a un souci depuis longtemps, je n'ai pas eu une mère classique... je la sentais dans son monde petite.
                      Non pas de pair aidants (je viens d'aller voir la signification sur internet). Il n'y a pas grand chose de proposé de toute façon à part les médicaments et quelques activités pour tuer le temps.
                      Pour la remédiation cognitive, je me tâte à lui en parler parce que j'ai décidé de ne plus m'investir donc je verrais si l'occasion se présente pour en parler.
                      Passe une bonne journée
                      Salut,
                      Tu sembles avoir été malheureuse ,ça m'attriste .J'ai toujours eu un univers particulier aussi tout en restant sociable .Mon père m'a élevé dans le culte de la violence et du rapport de force et ça m'a joué des tours surtout à l'adolescence où j'ai connu la drogue ,la délinquance et la violence .
                      Pourtant je suis un gars gentil .Vers 16-17 ans j'allais très mal ,mais on avait pas recourt aux psy à cette époque .J'ai erré dans la zone et dans la rue .J'ai souffert et pense que la schizophrénie était déjà là à cette époque jusqu'à s'enfouir pendant 30 ans .Ta maman a du certainement vivre aussi très longtemps avec quelque chose qui n'allait pas .
                      Bises

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                        #71
                        Oui, j'ai eu une drôle d'enfance entre ma mère qui vivait sur sa planète et qui se tenait loin de moi affectivement parlant et mon père d'un égoïsme extrême et très possessif avec moi.
                        J'ai mis un certain temps à trouver un équilibre et j'ai surtout eu beaucoup de chance de tomber sur mon mari jeune.
                        C'est vraiment pas de chance pour ton père, ça t'as pas mal jouer des tours ce genre de références et puis ça abime les adolescences tourmentées, je connais. Oui je pense aussi qu'il y a un terrain quand une maladie psy se déclare sur le tard. Je l'ai vu avec ma mère, c'est comme une cocotte minute qui a fini par exploser en fait. Sa façon d'être était perçue comme normale parce que son entourage était habitué, mais il y avait déjà clairement un souci. Mes souvenirs avec elle sont pas géniaux, une femme qui passe son temps à parler de son boulot en s'énervant, qui fait des dépressions au moindre changement dans son taf, qui pleure dans son coin pour un rien, qui s'inquiète d'absolument tout. Très froide affectivement parlant surtout avec moi (aucun moment passée ensemble à jouer ou à faire les devoirs, ça peut paraître dingue mais elle n'a fait que me torcher). Tout en étant pas quelqu'un de méchant, elle est plus victime de sa vie qu'autre chose.

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                          #72
                          Envoyé par plume00 Voir le message
                          Oui, j'ai eu une drôle d'enfance entre ma mère qui vivait sur sa planète et qui se tenait loin de moi affectivement parlant et mon père d'un égoïsme extrême et très possessif avec moi.
                          J'ai mis un certain temps à trouver un équilibre et j'ai surtout eu beaucoup de chance de tomber sur mon mari jeune.
                          C'est vraiment pas de chance pour ton père, ça t'as pas mal jouer des tours ce genre de références et puis ça abime les adolescences tourmentées, je connais. Oui je pense aussi qu'il y a un terrain quand une maladie psy se déclare sur le tard. Je l'ai vu avec ma mère, c'est comme une cocotte minute qui a fini par exploser en fait. Sa façon d'être était perçue comme normale parce que son entourage était habitué, mais il y avait déjà clairement un souci. Mes souvenirs avec elle sont pas géniaux, une femme qui passe son temps à parler de son boulot en s'énervant, qui fait des dépressions au moindre changement dans son taf, qui pleure dans son coin pour un rien, qui s'inquiète d'absolument tout. Très froide affectivement parlant surtout avec moi (aucun moment passée ensemble à jouer ou à faire les devoirs, ça peut paraître dingue mais elle n'a fait que me torcher). Tout en étant pas quelqu'un de méchant, elle est plus victime de sa vie qu'autre chose.
                          Salut ,
                          tu n'es ni jugeante ni amére ,je t'en félicite ce n'est pas évident .
                          Oui tu as raison c'est comme une cocotte minute et ça explose.Je ne sais pas comment ça s'est traduit pour ta mère .J'ai quitté femme et enfants du jour au lendemain ,j'ai complètement déliré et ne voudrait plus revivre celà malgré des moments extraordinaires .
                          Je me demande comment ta mère ressent ses troubles ,tu me diras elle est dans le déni .>Mais est-ce qu'elle délire? .Son épisode dans le sud est-il un délire ou une sorte de perte de la réalité .Parfois ça peut-être la même chose.
                          Par exemple ,j'étais persuadé d'être homosexuel et ensuite je voulais me transformer .J'ai toujours des tendances homo et une psychiatre m'a dit que j'étais bi .En fin de compte c'est simple mais j'étais prêt à me faire opérer ,c'était du délire .Ca et d'autres choses encore .Le décès de mon père m'a aussi complètement chamboulé .Et tant d'autres choses .

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                            #73
                            Coucou,

                            Merci mais ça m'a pris du temps pour la comprendre, pendant des années je lui en ai voulu. Aujourd'hui, avec l'âge sans doute je la juge moins durement même si maintenant j'essaye de penser à moi avant. En général, je vois les gens tels qu'ils sont même quand je n'aime pas quelqu'un j'essaye d'être objective. Mais bon avec ma mère, ça a été plus long parce que ça m'atteignait plus.
                            Oui elle délire. Ça part toujours de quelque chose de concret (une réflexion que quelqu'un lui a fait, une angoisse, un événement d'actualité (covid par ex)) etc et ensuite elle brode une histoire complètement incohérente là dessus et elle n'en démord pas. J'ai l'impression qu'elle écoute sans écouter les arguments qui prouvent qu'elle est dans un délire. Comme si elle ne comprenais plus rien. Ex : elle affirme un truc délirant, je lui réponds que ce qu'elle dit n'est pas cohérent et elle réponds par l'affirmative délirante du départ, elle me fait l'effet d'un mur, enfermée dans son angoisse complètement délirante.
                            Niveau hallucinations, elle en a eu des sonores et niveau visuelles, je pense aussi.
                            Le rapprochement avec le délire que tu as eu serait de partir d'une base réelle et qu'ensuite la machine s'emballe au point de ne plus contrôler les choses. Ça me fait cet effet avec elle, au départ une angoisse qui peut-être pas si grave et ensuite un scénario délirant autour de cette angoisse. Ah oui pour le décès de ton père tu as eu un choc traumatique.

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                              #74
                              Salut ,
                              j'ai un ami dont la copine est bipolaire .Il ne sait plus à quel saint se vouer ,un jour c'est le paradis et le lendemain c'est l'enfer .Elle semble eller de plus en plus mal .Là ,il est à la maison je ne sais comment lui remonter le moral .Moi je suis déchiré entre les deux .

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                                #75
                                Coucou,

                                Je comprends que tu te sentes pris entre deux feux... quelle galère pour toi mais parfois il suffit juste d'écouter les gens, il doit avoir besoin de vider son sac, elle est suivie ? et a un traitement ? j'espère qu'elle va reprendre le dessus.

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