Annonce

Réduire
Aucune annonce.

Ma mère est schizophrène

Réduire
X
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

    Ma mère est schizophrène

    A ceux qui ont un parent schizophrène.
    Comment faites-vous pour supporter le stress que votre parent vous fait subir ? Avez-vous parfois envie de tout envoyer balader ? Quels rapports avez-vous avec l'équipe soignante ? Etes-vous "intégré" dans la gestion de la maladie avec eux ?

    Personnellement, je n'en peux plus. Je supporte de moins en moins ma mère et ses crises délirantes cycliques, je me sens seule et désemparée après m'être démenée pendant des années pour qu'elle soit soignée au mieux, j'ai un mur en face de moi au niveau de l'équipe soignante. j'abandonne ! Je pense à couper les ponts sérieusement, je ne tiens plus.

    #2
    Salut ,
    je ne suis pas à ta place mais je comprends ton positionnement .
    Je suis schizophrène dit atypique .J'ai une vie "normale " ponctuée par toute une série de soins .Je vis avec ma compagne depuis 14 ans ,elle n'est pas malade et est assistante sociale .Il y a eu des moments très durs mais elle a tenu le choc où plutôt les chocs .Ca fait un an et demi que je vais mieux .Oui le chemin est long.Je suis tenté de te dire ne lâche pas mais il est vrai que c'est très difficile à vivre pour l'aidant .D'ailleurs je tiens à te dire que personne n'a à te juger quelque soit la décision que tu prends .En même temps tu en dis trop peu pour que je puisse dans la mesure du possible ,moi aussi en dire plus .
    Solidairement .

    Commentaire


      #3
      Bonsoir tierset,

      Merci de ton message. Oui c'est vraiment pas facile à vivre pour l'entourage. Dans ton cas, c'est l'amour qui fait que ta compagne est là, même si c'est pas toujours simple pour elle.
      Pour ma mère, je ne sais pas si je l'aime, je suis une espèce de béquille pour elle depuis très longtemps mais je n'ai jamais eu grand chose en retour (affectivement parlant) d'où le côté (qu'est-ce que je fais là ? Pourquoi je me pourri la vie pour elle ? Qu'est-ce que je lui dois au final ? Une enfance de merde et une vie d'adulte difficile)
      Bref la corde n'est pas loin de lâcher.

      Toute sa vie elle a été fragile (dépressive, obsessionnelle, énervée pour un rien, capacité de jugement et d'auto-analyse quasi nulle), il y a quelques années (4/5 ans) elle a commencé à faire des crises délirantes. J'en ai été très choquée (je savais qu'elle avait toujours été dans son monde) mais là c'était hyper violent à vivre.
      Dès la première crise (qui s'est produite alors qu'elle était à + 1000 bornes de chez moi vu qu'elle était en vacances) j'ai fait les choses. Appel au samu, hospi, voyage sur un week end pour la sortir, la ramener chez moi, lui trouver un psy en urgence etc.
      Cette crise s'est passée, elle a décidé de stopper son traitement en disant que ça allait et qu'elle ne voulait pas grossir..Elle a fini par accepter de prendre un traitement il y a seulement 1 an et demi (avec sa psy de l'hp)
      S'en sont suivi, d'autres crises de manière cyclique (tous les 6 mois) avec délires, j'ai du l'hospitaliser (la première a été un des pires moments de ma vie, je culpabilisais à mort à en faire des cauchemars)
      A chaque hospis, je me suis totalement investie en pensant que l'équipe médicale allait avoir le même raisonnement que moi : la diagnostiquer, lui donner le traitement adapté.

      Sauf, qu'on ne m'a pas prise au sérieux et qu'il a fallu au moins 5 hospis pour qu'enfin, elle ait du risperdal ! alors que je disais depuis le début qu'elle tenait des propos délirants (mais dès qu'elle se trouve devant un médecin, elle en dit le moins possible) donc je passais pour quelqu'un qui en rajoutait. Il a fallu que je lui force la main pour qu'elle répète à une infirmière lors de sa dernière hospi qu'elle avait entendu Macron lui parlait à la télé.

      Je me bats depuis un moment et je commence à fatiguer sérieusement, en ce moment, elle est de nouveau en crise et pour moi c'est celle de trop. Je pense à mettre du large avec elle, je sais que c'est risqué pour sa santé mentale mais d'un autre côté je me dis que ça la poussera peut-être à arrêter de se reposer totalement sur moi. Je pense également à lui dire d'aller voir un autre psy pour savoir si son traitement et suivi sont adaptés.

      Je suis fatiguée psychiquement, et assez désemparée face à tout ça.

      Commentaire


        #4
        Salut,
        je ne savais pas le calvaire que tu vis depuis toutes ces années mais je m'en doutais un peu .
        J'ai craint que tu te demandes si je ne voulais défendre exclusivement les schizos .Bon on s'est bien compris je suis rassuré .
        J'ai pris du risperdal par injection pendant une dizaine d'année ,ça m'avait fait progresser .
        Sinon,je sais que certains ici ne comprennent pas , mais évite les psychanalystes(freudiens et lacaniens) ils font du mal aux psychotiques ,je sais de quoi je parle .
        Vous pouvez consulter un autre psychiatre ,je trouve que c'est une bonne idée ..
        Ah ,j'allais oublier ,la culpabilité est mauvaise conseillère et penses à toi .

        Commentaire


          #5
          Oui c'est la galère, étant en plus phobique sociale et agoraphobe, je suis pas mal soumise au stress quand il faut appeler partout, donner de la voix quand on prend mes appels à l'aide à la légère etc
          Oui on s'est bien compris même si je me dis qu'on est tous pareils, on a tous nos fêlures plus ou moins importantes. J'ai la chance comme toi d'avoir une personne extra à mes côtés, sans mon mari et son soutien, la vie serait encore plus compliquée.
          Je vais rappeler le psy qu'elle avait au tout début quand elle a fait sa première crise (avant qu'elle ne soit suivie par le cmp) enfin si on peut appeler ça un suivi. Et tenter de parler ou d'envoyer un mail pour lui expliquer la situation et le fait qu'elle n'avance pas. IL avait l'air pas trop mal et le traitement était différent mais j'ai oublié le nom des cachets.
          Je vais essayer de penser à moi, merci pour ton soutien passe une bonne soirée

          Commentaire


            #6
            Salut ,
            je suis aussi suivi en cmp mais le psychiatre que je consulte est sérieux .Avant lui ,j'ai eu une psychiatre pendant 15 ANS QUI ÉTAIT GÉNIALE ,MALHEUREUSEMENT POUR MOI ELLE EST EN RETRAITE DEPUIS Juin .
            Tu sais il y a l'unafam pour les accompagnants de malades psy .T'es -tu adressée à eux .?Ca pourrait être une piste pour toi .
            Tu craques et c'est bien normal ,je te souhaite une vie plus sereine

            Commentaire


              #7
              Salut tierset,

              C'est très inégal je trouve la psychiatrie en France, où elle va apparemment il y a un psy qui est au top mais elle s'est retrouvée d'office avec une psy et elle l'adore malgré le fait qu'elle ne soit pas au top niveau traitement... Bref, je vais tenter quand même de parler avec le premier et de voir ce qu'il en pense. Vu que ma mère est re- en crise alors que sa psy lui avait dit il y a un peu plus d'un mois qu'elle était stabilisée lui fera peut-être ouvrir les yeux.
              Oui j'ai appelé l'unafam. J'ai eu une femme à qui j'ai expliqué le parcours de ma mère et ses très nombreuses rechutes et hospis.
              Elle m'a dit qu'ils avaient été très longs à lui donner du risperdal (ou risperidone je ne sais plus) et que visiblement et en toute logique, le traitement n'était pas adapté (dosage sans doute). Elle est à 4 témesta par jour et un anti dépresseur et un risperdal le soir. Et aussi, qu'il serait judicieux de demander un 2ème avis.
              Je suis contente de partager mon expérience et d'avoir des conseils avisés, merci beaucoup

              Commentaire


                #8
                Envoyé par plume00 Voir le message
                Salut tierset,

                C'est très inégal je trouve la psychiatrie en France, où elle va apparemment il y a un psy qui est au top mais elle s'est retrouvée d'office avec une psy et elle l'adore malgré le fait qu'elle ne soit pas au top niveau traitement... Bref, je vais tenter quand même de parler avec le premier et de voir ce qu'il en pense. Vu que ma mère est re- en crise alors que sa psy lui avait dit il y a un peu plus d'un mois qu'elle était stabilisée lui fera peut-être ouvrir les yeux.
                Oui j'ai appelé l'unafam. J'ai eu une femme à qui j'ai expliqué le parcours de ma mère et ses très nombreuses rechutes et hospis.
                Elle m'a dit qu'ils avaient été très longs à lui donner du risperdal (ou risperidone je ne sais plus) et que visiblement et en toute logique, le traitement n'était pas adapté (dosage sans doute). Elle est à 4 témesta par jour et un anti dépresseur et un risperdal le soir. Et aussi, qu'il serait judicieux de demander un 2ème avis.
                Je suis contente de partager mon expérience et d'avoir des conseils avisés, merci beaucoup
                Bon,j'ai eu le même traitement plus du tercian et du théraléne ,maintenant c'est beaucoup plus léger .Tu sais j'en suis à mon quatrième neuroleptique en 17 ans .Là ,j'ai du solian à une dose raisonnable (4OO).Les symptômes positifs ont quasiment disparus mais les négatifs m'assaillent encore ,je suis quand même plus vivable et fais moins de délires .
                Il y a du progrès .
                Je t'explique tout ça pour te dire que peut-être les choses pourraient s'améliorer mais je ne suis pas un cas universel .Pour ta maman comme pour toi ,peut -être il y a t'il des améliorations possibles .

                Commentaire


                  #9
                  Bonjour tierset

                  Ça me fait un peu espérer que ça aille mieux ce que tu me dis pour les médicaments, après je ne sais pas si sa psy va tester autre chose, elle a l'air bloquée sur un traitement. Et puis peut-être que vu l'âge de ma mère il y a peu de possibilités (ça m'inquiète d'ailleurs)
                  J'ai passé la matinée au tel pour l'hospitaliser, elle est en ce moment dans le sud pour les vacances, (je suis à 1000 bornes et pas possible d'y aller) et a déclenché une crise il y a 3/4 jours. Le retour seule est risqué donc j'ai préféré qu'elle soit vue par des médecins.
                  Cette semaine est un enfer pour les nerfs, vivement que tout ça se termine et qu'elle soit chez elle, enfin là je souffle un peu parce qu'elle est en sécurité.

                  Commentaire


                    #10
                    Envoyé par plume00 Voir le message
                    Bonjour tierset

                    Ça me fait un peu espérer que ça aille mieux ce que tu me dis pour les médicaments, après je ne sais pas si sa psy va tester autre chose, elle a l'air bloquée sur un traitement. Et puis peut-être que vu l'âge de ma mère il y a peu de possibilités (ça m'inquiète d'ailleurs)
                    J'ai passé la matinée au tel pour l'hospitaliser, elle est en ce moment dans le sud pour les vacances, (je suis à 1000 bornes et pas possible d'y aller) et a déclenché une crise il y a 3/4 jours. Le retour seule est risqué donc j'ai préféré qu'elle soit vue par des médecins.
                    Cette semaine est un enfer pour les nerfs, vivement que tout ça se termine et qu'elle soit chez elle, enfin là je souffle un peu parce qu'elle est en sécurité.
                    Salut ,j'ai 64 ans ,je ne suis plus tout jeune comme tu peux le constater.J'ai déclenché la maladie exceptionnellement tard malgré un épisode chaotique dans mon adolescence .Je crois que l'âge peut devenir un atout dans le mieux -être.Quel âge a ta mère si je ne suis pas indiscret .?Je n'ai plus de crises sérieuses en ce moment et je fais tout pour ne pas replonger ,c'est trop de souffrances .J'ai la chance de ne pas être dans le déni .

                    Commentaire


                      #11
                      Tu l'as déclenché vers quel âge ? As-tu fais beaucoup de crises avant d'être stabilisé ? Oui c'est très très important de ne pas être dans le déni pour aller mieux même si je pense que c'est une phase normale.
                      Elle a 67 ans, et a commencé vers les 61, avec une moyenne de 2 crises par an. Là ça faisait un petit 10 mois qu'elle n'avait pas fait de crise. Malgré quelques moments incertains (changement d'humeur etc). Mais ça tenait.
                      Il y a aussi eu un déni (même de ma part au début) qui a duré plusieurs crises pour elle. Ensuite, un des pbs majeur je trouve, c'est que sa psy et son infirmière psy ne lui parlent pas franchement des choses, ne lui explique pas sa maladie (avec les risques de rechutes par ex). Quand elle voit son infirmière c'est limite comme si elle avait une conversation avec sa coiffeuse. Pas de travail sur ses symptômes ni de moyens pour qu'elle-même puisse apprendre à détecter les signes avant-coureur des crises. Bref, elle ne fait que lui demander comment elle va à l'instant T si elle a des sorties de prévues, activités et c'est tout. Où est la thérapie là dedans...
                      Pour sa psy, quasi pareil, toujours ce côté très rassurant et minimisant le pb. Du coup, je me dis que les choses n'évolueront jamais, et au final elle se retrouve en crise à l'autre bout de la France, et moi je dois gérer tout ce bordel alors que si sa psy lui disait clairement qu'elle peut rechuter et que partir seule aussi loin est risqué, elle aurait certainement évité. Comment peut-elle éviter les hospis si elle n'est pas préparée un minimum avant à tenter de redresser son état.
                      Avec le temps, et le nombres de crises et d'hospis accumulées, elle a perdu beaucoup en confiance en elle (elle en avait déjà pas des masses) mais là c'est vraiment pas ça.

                      Commentaire


                        #12
                        Envoyé par plume00 Voir le message
                        Tu l'as déclenché vers quel âge ? As-tu fais beaucoup de crises avant d'être stabilisé ? Oui c'est très très important de ne pas être dans le déni pour aller mieux même si je pense que c'est une phase normale.
                        Elle a 67 ans, et a commencé vers les 61, avec une moyenne de 2 crises par an. Là ça faisait un petit 10 mois qu'elle n'avait pas fait de crise. Malgré quelques moments incertains (changement d'humeur etc). Mais ça tenait.
                        Il y a aussi eu un déni (même de ma part au début) qui a duré plusieurs crises pour elle. Ensuite, un des pbs majeur je trouve, c'est que sa psy et son infirmière psy ne lui parlent pas franchement des choses, ne lui explique pas sa maladie (avec les risques de rechutes par ex). Quand elle voit son infirmière c'est limite comme si elle avait une conversation avec sa coiffeuse. Pas de travail sur ses symptômes ni de moyens pour qu'elle-même puisse apprendre à détecter les signes avant-coureur des crises. Bref, elle ne fait que lui demander comment elle va à l'instant T si elle a des sorties de prévues, activités et c'est tout. Où est la thérapie là dedans...
                        Pour sa psy, quasi pareil, toujours ce côté très rassurant et minimisant le pb. Du coup, je me dis que les choses n'évolueront jamais, et au final elle se retrouve en crise à l'autre bout de la France, et moi je dois gérer tout ce bordel alors que si sa psy lui disait clairement qu'elle peut rechuter et que partir seule aussi loin est risqué, elle aurait certainement évité. Comment peut-elle éviter les hospis si elle n'est pas préparée un minimum avant à tenter de redresser son état.
                        Avec le temps, et le nombres de crises et d'hospis accumulées, elle a perdu beaucoup en confiance en elle (elle en avait déjà pas des masses) mais là c'est vraiment pas ça.
                        Salut Plume ,
                        j'ai été diagnostiqué à l"âge de 47 ans ,j'ai fait une bouffée délirante avec des hallucinations qui me faisaient vivre dans la terreur .Je ne sais pas ce que tu appelles "crises" ,les symptômes sont tellement variés .Là je suis tranquille depuis ma dernière tentative de suicide qui date de janvier 2019.
                        Ma 1ére hospitalisation a duré 6mois ,ma dernière 10 jours .
                        Tu sais ,on ne sait pas grand chose sur la schizophrénie et les cas comme ta mère et moi sont assez rares .Je crois qu'une partie de la clé est dans le traitement.
                        Je ne sais pas où tu habites ,mais même au bout de 17 ans ,je suis toujours intensément dans le soin .Je participe à des ateliers (écriture ,théâtre) encadrés par des soignants ,je fais de la remédiation cognitive pour réapprendre à anticiper les crises par exemple .Il n'y a pas de miracles ,il faut être acteur de ses soins.
                        Ta maman semble sous - soignée , le cmp ,dans ma ville est très actif ,mais surtout je ne lâche pas ,j'ai trop souffert et je veux progresser .
                        Ma compagne me reproche mon apathie ,je suis atteint d'aboulie ,c'est un symptôme qui ferait dire à certains ignorants que je suis extrêmement fainéant ,c'est un vrai handicape.Si je ne faisait attention ,je serais dans mon lit 24 heures sur 24 ;et puis régulièrement je déréalise mais rien à voire en intensité avec avant ,ce sont des mini-crises ,de plus je suis un peu parano, mais tout ça ,ça se travaille et c'est très long .
                        Je suis quand même capable maintenant de vivre en société même si c'est parfois un peu compliqué .

                        Commentaire


                          #13
                          Salut tierset,

                          C'est vraiment bien que tu sois mieux aujourd'hui, j'ai vois ce que c'est quand ma mère est en crise et c'est vraiment dur. Quand je lis tous les soins et thérapie que tu fais, je me rends compte à quel point c'est essentiel (en plus des médicaments) un bon suivi.
                          Pour le symptôme d'aboulie, beaucoup de gens jugent extérieurement sans rien savoir de la vie des autres. Dans le cas de ma mère, son voisinage pensait qu'elle avait un alzeimer et que je ne m'occupais pas d'elle (du genre la mauvaise fille qui abandonne son parent) alors que le pb est tout autre. Il a fallu que je m'explique un peu avec eux.
                          C'est chiant de devoir se justifier auprès des gens mais bon, je peux comprendre, ils étaient inquiets.
                          Ses crises ont tout le temps le même shéma :
                          - période assez longue (15j/3 sem) de baisse de moral, elle parle moins, moins réactive mais pas de paroles incohérentes
                          - Ensuite sur 1j ou 2 (donc très rapide) changement radical : agitation, speed, parle beaucoup, se perd dans ses idées, (là 1 sem à 15j)
                          - Et enfin (sur 1j ou 2) (encore très rapide) : angoisses complètements irrationnelles, pensées obsessionnelles, délires, parle au ralenti, parle peu sauf pour parler de ses angoisses terribles qui n'ont ni queue ni tête, hallucinations auditives
                          - Et pour terminer hospi, là c'est le mutisme, elle ne parle plus, ne répond pas aux questions,
                          Sinon, elle n'est jamais agressive sauf un peu en parole pendant le speed
                          Elle ne se rend pas compte que ça ne va pas sauf à la fin du speed et là bien souvent il est trop tard

                          Ce que je viens de décrire, je l'ai décris des dizaines de fois pendant ses hospis. Et on n'a pris son pb au sérieux qu'à la dernière hospi il y a 8 mois.... Donc 4 ans de crises où elle n'a eu que du temesta et un antidépresseur à chaque hospi. En sortant elle a arrêté le traitement pendant je dirais 3 ans...

                          Bref pour moi, ça aurait du et ça devrait être pris au sérieux mais le suivi est trop basique à mon avis

                          Par contre, je voulais te dire que si nos conversations sont difficiles pour toi (pas facile de parler de tout ça je pense et de se replonger dans ses mauvaises périodes pour toi) n'hésite pas à me le dire, je comprendrais.

                          Bonne journée

                          Pour moi, la journée sera longue, j'attends des nouvelles de l'hôpital, elle doit aller en psy mais hier il n'y avait pas de places. Pas simple de gérer d'aussi loin, la femme que j'ai eu au tel n'était pas super aimable hier donc je n'ose même pas appeler pour avoir des nouvelles... alalala les médecins lol ! heureusement que je suis rodée maintenant

                          Commentaire


                            #14
                            Envoyé par plume00 Voir le message
                            Salut tierset,

                            C'est vraiment bien que tu sois mieux aujourd'hui, j'ai vois ce que c'est quand ma mère est en crise et c'est vraiment dur. Quand je lis tous les soins et thérapie que tu fais, je me rends compte à quel point c'est essentiel (en plus des médicaments) un bon suivi.
                            Pour le symptôme d'aboulie, beaucoup de gens jugent extérieurement sans rien savoir de la vie des autres. Dans le cas de ma mère, son voisinage pensait qu'elle avait un alzeimer et que je ne m'occupais pas d'elle (du genre la mauvaise fille qui abandonne son parent) alors que le pb est tout autre. Il a fallu que je m'explique un peu avec eux.
                            C'est chiant de devoir se justifier auprès des gens mais bon, je peux comprendre, ils étaient inquiets.
                            Ses crises ont tout le temps le même shéma :
                            - période assez longue (15j/3 sem) de baisse de moral, elle parle moins, moins réactive mais pas de paroles incohérentes
                            - Ensuite sur 1j ou 2 (donc très rapide) changement radical : agitation, speed, parle beaucoup, se perd dans ses idées, (là 1 sem à 15j)
                            - Et enfin (sur 1j ou 2) (encore très rapide) : angoisses complètements irrationnelles, pensées obsessionnelles, délires, parle au ralenti, parle peu sauf pour parler de ses angoisses terribles qui n'ont ni queue ni tête, hallucinations auditives
                            - Et pour terminer hospi, là c'est le mutisme, elle ne parle plus, ne répond pas aux questions,
                            Sinon, elle n'est jamais agressive sauf un peu en parole pendant le speed
                            Elle ne se rend pas compte que ça ne va pas sauf à la fin du speed et là bien souvent il est trop tard

                            Ce que je viens de décrire, je l'ai décris des dizaines de fois pendant ses hospis. Et on n'a pris son pb au sérieux qu'à la dernière hospi il y a 8 mois.... Donc 4 ans de crises où elle n'a eu que du temesta et un antidépresseur à chaque hospi. En sortant elle a arrêté le traitement pendant je dirais 3 ans...

                            Bref pour moi, ça aurait du et ça devrait être pris au sérieux mais le suivi est trop basique à mon avis

                            Par contre, je voulais te dire que si nos conversations sont difficiles pour toi (pas facile de parler de tout ça je pense et de se replonger dans ses mauvaises périodes pour toi) n'hésite pas à me le dire, je comprendrais.

                            Bonne journée

                            Pour moi, la journée sera longue, j'attends des nouvelles de l'hôpital, elle doit aller en psy mais hier il n'y avait pas de places. Pas simple de gérer d'aussi loin, la femme que j'ai eu au tel n'était pas super aimable hier donc je n'ose même pas appeler pour avoir des nouvelles... alalala les médecins lol ! heureusement que je suis rodée maintenant
                            Bon, à ma grande surprise ta maman n'est pas sous neuroleptique ,je ne comprends pas ,.Attention je dis ça mais ce sont des traitements durs et j'ai pris 40 kilos avec ça .
                            Là ,je suis obèse .
                            Mais ce n'est pas systématique .
                            Ca ne me dérange pas de parler de tout ça au contraire si ça peut aider un tant soit peu j'en suis content .

                            Commentaire


                              #15
                              Elle a du risperidone (mais c'est très récent) 8 mois. Il a fallu dans les 5 hospis pour que sa psy en donne malgré tous les symptômes qu'elle avait.
                              Au départ, sa psy (à qui ma mère taisait les propos délirants et que moi je rapportais) était bloquée sur des énormes angoisses un peu incohérentes. J'avais beau leur dire mais on ne m'écoutait pas. Ma mère a fini par dire à une infirmière à sa dernière hospi qu'elle avait entendu macron lui parlait à la télé pour qu'ENFIN, on lui donne un traitement plus adapté...
                              C'est hallucinant le manque d'écoute et de communication au niveau des proches, je me dis que c'est du gâchis tout ce temps de perdu. Perso, je ne parle plus avec son infirmière et psy. Lundi, au début de la crise, j'ai dit à ma mère d'appeler son infirmière pour lui dire que ça n'allait pas et modifier le traitement. Donc demande à l'aide assez urgente en connaissant son passé.
                              Réponse de l'infirmière le lendemain qui après concertation avec la psy recommande 1 temesta de plus par j ! Comme si ça allait changer quelque chose.. Je l'ai envoyé sur les roses. Ce n'est pas la première fois qu'en cas de crise je sois seule à me débrouiller pour que ma mère reçoive de l'aide, je tente toujours au maximum de lui éviter l'hospi mais comme rien n'est fait par ceux qui sont censés l'aider, ça finit irrémédiablement à l'hosto !

                              Ça me rassure que ça ne t'embête pas, je ne voudrais pas que tu sois mal à cause de cette discussion

                              Oui les neuroleptiques sont de vrais cochonneries pour le poids. As-tu essayé de voir un nutritionniste (le côté une personne qui suit ton régime, qui te dis quoi manger etc ça peut vachement motiver) ? pour entamer un régime équilibré ? Sinon, (c'est ce que je dis à ma mère et mon mari) qui aiment grignoter du sucré le soir c'est de remplacer par du chocolat noir et des fruits secs. Et marcher aussi.

                              Commentaire

                              Chargement...
                              X