Annonce

Réduire
Aucune annonce.

TDA et dépression

Réduire
X
 
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

    TDA et dépression

    Rebonjour,

    Je me repenche sur mon problème de TDA en ce moment parce que je vais assez mal (voire très mal), pour des raisons qui sont précisément dues au TDA :

    Ces dernières années j'ai été submergée de problèmes divers, très lourds, que je devais régler. Ou de gros projets professionnels qu'il fallait mener à bien. C'est fait. Je voulais retrouver une vie normale ou une vie tout court, j'ai réussi. Sauf que tout s'est arrêté assez brutalement, que, du jour au lendemain, je me suis retrouvée sans impératifs, sans objectifs immédiats, du moins extérieurs. Je le voyais arriver et j'avais essayé d'anticiper : j'ai des choses à faire, des projets... Mais quand même, retrouver tout on temps pour moi, et vraiment l'intégralité de mon temps du fait du confinement, ça a provoqué un énorme trou d'air, une panique généralisée, une panne. Je fais des listes et rien de ce qui est sur la liste n'est rayé à la fin de la journée.

    Depuis quelques jours, ça va mieux mais j'étais tombée dans une espèce de méga crise d'angoisse (l'avenir apparaissant comme un trou noir), une procrastination qui va jusqu'à la paralysie complète parfois (quoi faire ? par où commencer ? pourquoi par là plutôt que par là ?), avec une baisse de moral lié au fait que je vois bien totalement dépassée, inefficace, au point mort - ce que je ne peux simplement pas supporter. (Sans parler de risques de rechute alcoolique toujours possible, récemment, c'était des substituts : séries N*tflix, mais à très haute dose, jusqu'à l'abrutissement - inconsciemment recherché.)

    J'ai réagi :
    - D'une part, je suis retombée un peu par hasard sur la question tu TDA (et ou du HP) : et j'envisage de prendre les moyens d'être enfin bien suivie, d'engager un travail thérapeutique là-dessus.
    - D'autre part, j'ai parlé de tout ça à mon mon médecin traitant (que j'allais voir pour un sevrage du tabac mais qui en janvier m'avait arrêtée 15 jours pour un gros burn out). Il m'a reproposé des antidépresseurs. Il m'arrive d'avoir parfois recours à des anxios, mais je voulais éviter les anti-dépresseurs. Voilà presque 15 ans que je n'en ai pas touché un malgré des périodes très très dures.

    Donc, TDA générateur de dépression : fausse impression ou vrai problème ?
    Antidépresseurs, utiles ou pas dans ce cadre du TDA ? Ou faut-il passer directement à la case thérapie ?


    Des retours d'expérience seraient les bienvenus !
    D'avance merci.
    Un truc que j'ai compris : ça. Un autre, plus intéressant :
    "Those who don't believe in magic will never find it." Lewis Carroll

    #2
    Bonjour Al!ce,

    Je me reconnais beaucoup dans tout ce que tu décris, donc je vais te parler de mon expérience.
    J'ai été diagnostiqué TDA il y a 2 ans, à 36 ans, après avoir consulté plusieurs psychologues et psychiatres pour essayer de comprendre ce qui ne va pas avec moi depuis mon enfance, et après avoir fait des recherches par moi-même (car peu de psychiatres connaissent le TDA), et là ç'a été le soulagement: je ne suis pas fou/idiot/paresseux...Le psychiatre qui m'a diagnostiqué m'a prescrit de la Ritaline et depuis ma vie a changé, même si depuis les effets semblent s'être atténués (accoutumance).
    En outre, il y a 9 ans, la psychologue qui me suivait a fait tester mon QI, il en ressort que je suis HPI (QI total=144). Pour répondre à la question de ton précédent message concernant la différence et le lien entre HPI et TDA: d'après ce que j'ai compris (mais je me trompe peut-être), HPI désigne juste le fait d'avoir un QI supérieur à 130, en soi ce n'est pas un trouble (même si ça peut être handicapant), ce n'est pas quelque chose qui se traite. Le TDA est réellement un trouble lié à un fonctionnement atypique qui peut avoir des conséquences handicapantes et qui peut se traiter. J'ai l'impression que les 2 sont quand-même souvent liés (mais pas obligatoirement). Ceci dit, je viens de ressortir le rapport du test de QI, il est écrit en conclusion "Monsieur x ne présente aucun trouble déficitaire de l'attention tant sur le plan visuel qu'auditif" => ??!!??
    Enfin, je prends des antidépresseurs (Seroplex) depuis 10 ans (suite à des épisodes avec des pensées morbides, des crises de larmes sans explication directe....), je pense que ça m'aide (en tout cas, les fois où j'avais essayé d'arrêter, je m'"effondrais" au bout d'un mois).
    Bref, lien entre et TDA et état dépressif, sans doute, mais lien complexe.
    La Ritaline peut t'être utile comme elle l'est pour moi, après je crois que chez certaines personnes elle est inefficiente, d'autres personnes la supportent mal... A toi de voir.
    Je ne sais pas ce que tu entends par thérapie (médicaments ? Psychothérapie ?). Pour ma part je pratique la méditation de pleine conscience depuis 3 mois, ça m'aide à avoir un autre "regard" sur moi et mes émotions. Bref à toi de voir ce qui te convient. La difficulté est de trouver le bon psychologue ou psychiatre, d'autant plus que le TDA est peu connu et reconnu en France (si tu vis en France), et très peu de praticiens sont habilités à prescrire de la Ritaline (il y a une liste dans ce forum).
    Voilà très succinctement pour mon expérience, sachant que je suis moi aussi dans le questionnement permanent par rapport à tout ça. Je suis prof et ce dernier mois à la maison a été difficile : sensation de « trou d’air » comme tu dis, moi aussi difficulté à agir (quoi faire ? Par où commencer ?), angoisses, alcool…….. J’ai repris en présentiel lundi et j’en suis très content : rien de tel que 25 collégiens pour te remettre les pieds sur terre !!


    Voilà, prends soin de toi et tiens-moi au courant : je serai ravi d’échanger avec toi !

    Commentaire

    Chargement...
    X