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    Je ne peux pas continuer comme cela

    Bonjour à tous,
    Je vous lis. Je vous admire.

    Je bois depuis des années. Du vin.
    J'ai traversé des moments difficiles douloureux, que j'ai surmontés.

    Là dans ma vie, tout est calme. Je viens de déménager. Et je suis chamboulée. Déstabilisée.
    Propriétaire depuis 3 semaines. C'est comme si j'avais acheté l'appartement dans lequel je vais mourir.
    Comme si l'éphémère était sorti de ma vie.

    Un job stable aussi. ça me donne le vertige.

    Une relation sentimentale qui commence mais dans laquelle je n'arrive pas à m'installer plus que dans mon appartement (oui je sais ça ne fait pas très romantique).

    C'est comme si j'étais plus à l'aise dans le malheur. Je ne peux pas m'autoriser à aller mieux.

    Depuis 5 ans je bois beaucoup. Pour oublier. Pour dormir.
    Mais bien sûr les angoisses augmentent et je dors mal.

    Depuis quelques semaines, j'ai commencé à boire le matin.

    Depuis ce matin, je n'ai rien bu. Je ne peux pas dire que cela me manque vraiment. Pas encore.

    Le soir est dangereux.

    Je me sens fatiguée. J'ai peur. Depuis des semaines j'ai peur de je ne sais quoi. Des bouffées d'angoisse, la nuit comme le jour.

    Et le confinement. La télétravail, la déconnexion peu à peu de mon boulot. Et le petit vélo qui tourne dans ma tête, encore plus.

    Je me dis que je ne me fous pas en l'air parce que je ne veux pas faire cela à mon fils.

    Pourtant il y a peut-être un avenir meilleur. J'en ai la quasi certitude mais les forces me manquent pour aller au-devant de ce qui pourrait être mieux.

    Merce d'avoir lu.
    Ornithologue certifiée

    #2
    Bonjour

    Si tu veux envoie moi sms avec ton prenom au 0677499068
    On.pourra dialoguer et a l'occasion je pourrai te tel
    je tenvoie mon temoignage en message privé qui te permettra de me connaitre
    a tres bientot de te lire
    Amities sinceres
    Jojo

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      #3
      bon courage Hermione
      Toi qui est si pétillante sur blabla , je ne m'en serait jamais douté .
      Comme quoi on ne connais pas la vie des gens .
      A mon avis si tu as commencé à boire dès le matin un jour , c'est qu'il est temps d'arrêter .
      Je n'ai jamais bu le matin .
      J'ai eu le declic quand j'ai commencé à boire du vin au goulot en cachette dans le garage parce que je n'avais plus de bière .
      Là j'en avais marre.
      Je sais que les soirées ne seront pas pareil sans le vin du soir .
      Toi seule aura le déclic .
      Déjà en parler c'est plutôt bien .
      C'est certainement une bonne première étape .
      courage .
      Et bonne soirée malgré tout avec ton fils .

      Commentaire


        #4
        Envoyé par Hermione G Voir le message

        Un job stable aussi. ça me donne le vertige.


        C'est comme si j'étais plus à l'aise dans le malheur. Je ne peux pas m'autoriser à aller mieux.
        Bonsoir Hermione, il est clair que l'alcool augmente les angoisses, et que plus tu boiras plus tu seras angoissée.

        J'ai quoté ces deux phrases de ton texte, car je pensais avoir été le seul à les ressentir.
        Je n'ai pas de réponses pour toi.
        J'ai eu des réponses en consultant un psy.
        Peut-être que tu devrais essayer.

        Je te souhaite bon courage.

        Commentaire


          #5
          Bonjour Hermione G

          J'ai retenu aussi les phrases citées par didier 1342 .

          J'ai toujours eu l'impression de passer mon temps à recoller les morceaux d'un vase qui se fracasse plus ou moins violemment à chaque alcoolisation, et qui se fragilise avec le temps. Cela occupe l'esprit finalement et on connait le mécanisme, cela évite d'affronter les étapes qui pourraient permettre de construire d'autres vases, une table, y mettre des fleurs...

          J'ai aussi consulté plusieurs psys et coach et il y a toujours UNE chose qui revient... le dérèglement des hormones du cerveau.

          Chaque alcoolisation libère une quantité astronomique d'hormone du bien être (comme la dopamine)... Il en faut toujours plus pour retrouver le premier hit (d'ou l'augmentation inéluctable des quantités et de la fréquence de consommation).

          Ce dérèglement a une conséquence dramatique dans nos vies : tout nous paraît fade ensuite...

          Devenir propriétaire et avoir son chez soi ( l'un des premiers besoins de l'Homme, s'abriter pour sa sécurité) ou encore connaître le bonheur d'une relation amoureuse naissante (autres besoins de l'Homme, se reproduire, sociabiliser, créer du lien...) devraient nous procurer des sensations de plaisir MAIS nous avons tout déréglé...

          Les angoisses, c'est la même chose, l'hormone GABA est censée nous calmer, nous apaiser... Mais elle est elle aussi libérée en quantité astronomique lors de nos alcoolisations... dérèglement... angoisse... -> Besoin de boire pour nous apaiser -> angoisses -> Besoin de boire -> Angoisses... tu connais la chanson;

          Il est vraiment important de poser le verre pour laisser le temps au cerveau de se reconstruire. Ne culpabilise pas. Donne toi tous les moyens possibles pour réparer ton cerveau : forum, médecin, CSAPA, sport, ballade...

          Amitiés,

          Frater

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            #6
            Intéressante cette approche en termes de circuit (et de court-circuit) du système dopaminergique. Cela expliquerait pas mal de choses comme la solitude progressive du buveur, devenu autonome dans sa quête du plaisir (certes, il y a aussi la honte) ou la fréquente dépression qui succède à l'arrêt (passée la première euphorie). On peut aussi se demander si, à la base, le futur alcoolo n'a pas un système dopaminergique déficient ou si ce dernier ne surréagit pas aux effets de l'alcool (par rapport à la moyenne des gens).

            AJOUT : je me souviens que mes premières prises d'alcool (16-17 ans) ont immédiatement fait tilt dans ma tête. Une décharge cérébrale jouissive et morbide à la fois.

            Hermione,

            Boire le matin, c'est plus qu'une alerte, c'est la dépendance qui gangrène tes derniers espaces de liberté. Je suis passé par là à un moment où j'ai décidé de lâcher prise (pas celui des sophrologues :-), autrement dit d'abandonner ma vie à l'alcool. Inutile de te dire que la suite aurait pu tourner dramatiquement (je m'en suis sorti avec une longue hospitalisation).

            Il faut absolument quitter ta honte, libérer la parole et te faire aider. Même en état d'ébriété. Ne reste pas seule.

            C'est très curieux parce que j'ai les mêmes sentiments que toi face aux situations stables, qui me paraissent à moi vite sclérosées. Je ne me sens bien que dans le mouvement. L'arrêt de l'alcool n'a rien changé en la matière. Sauf que je ne voyage plus avec lui. Antoine Blondin : 'je bois parce que les trains ne m'emmènent pas assez loin'.
            Dernière modification par J365, 03/05/2021, 19h19.

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              #7
              Envoyé par didier 1342 Voir le message

              Bonsoir Hermione, il est clair que l'alcool augmente les angoisses, et que plus tu boiras plus tu seras angoissée.

              J'ai quoté ces deux phrases de ton texte, car je pensais avoir été le seul à les ressentir.
              Je n'ai pas de réponses pour toi.
              J'ai eu des réponses en consultant un psy.
              Peut-être que tu devrais essayer.

              Je te souhaite bon courage.
              Bonjour Didier.

              Merci pour ta réponse. Je sais bien que plus je boirai plus je serai angoissée. L'arrêt va mettre du temps à produire ses premiers effets, il faut que je traverse cette période.

              Je suis suivie par une psy. mais je ne lui parle pas de mes alcoolisations.
              Je prends un AD et des anxios.
              Ornithologue certifiée

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                #8
                Didier, quelle genre de réponses as-tu eue si ce n'est pas indiscret ?

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                  #9
                  Envoyé par Frater Nité Voir le message
                  Bonjour Hermione G


                  Devenir propriétaire et avoir son chez soi ( l'un des premiers besoins de l'Homme, s'abriter pour sa sécurité) ou encore connaître le bonheur d'une relation amoureuse naissante (autres besoins de l'Homme, se reproduire, sociabiliser, créer du lien...) devraient nous procurer des sensations de plaisir MAIS nous avons tout déréglé...
                  Bonsoir Frater. Oui c'est exactement cela que je traverse. Mes angoisses sont complètement irrationnelles. je ne suis pas capable d'accueillir le positif.

                  Envoyé par Frater Nité Voir le message
                  Les angoisses, c'est la même chose, l'hormone GABA est censée nous calmer, nous apaiser... Mais elle est elle aussi libérée en quantité astronomique lors de nos alcoolisations... dérèglement... angoisse... -> Besoin de boire pour nous apaiser -> angoisses -> Besoin de boire -> Angoisses... tu connais la chanson;

                  Il est vraiment important de poser le verre pour laisser le temps au cerveau de se reconstruire. Ne culpabilise pas. Donne toi tous les moyens possibles pour réparer ton cerveau : forum, médecin, CSAPA, sport, ballade...

                  Amitiés,

                  Frater
                  Je vais utiliser les outils que je connais : relaxation, sophro, marche, vélo.
                  La difficulté est de trouver en moi la ressource pour utiliser les outils positifs que je connais.
                  La dépression me pousserait plus à rester couchée toute la journée.

                  Dans quelques jours, le ciel devrait commencer à s'éclaircir. Ne serait-ce qu'au niveau de l'estime de soi.

                  Ornithologue certifiée

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                    #10
                    Envoyé par J365 Voir le message


                    C'est très curieux parce que j'ai les mêmes sentiments que toi face aux situations stables, qui me paraissent à moi vite sclérosées. Je ne me sens bien que dans le mouvement. L'arrêt de l'alcool n'a rien changé en la matière. Sauf que je ne voyage plus avec lui. Antoine Blondin : 'je bois parce que les trains ne m'emmènent pas assez loin'.
                    Moi aussi, il faut que je trouve un autre moyen de voyager.

                    Je crois que ma porte de sortie serait l'écriture. Il faut que je trouve la ressource en moi.

                    Ornithologue certifiée

                    Commentaire


                      #11
                      Envoyé par J365 Voir le message
                      I
                      On peut aussi se demander si, à la base, le futur alcoolo n'a pas un système dopaminergique déficient ou si ce dernier ne surréagit pas aux effets de l'alcool (par rapport à la moyenne des gens).

                      AJOUT : je me souviens que mes premières prises d'alcool (16-17 ans) ont immédiatement fait tilt dans ma tête. Une décharge cérébrale jouissive et morbide à la fois.

                      Antoine Blondin : 'je bois parce que les trains ne m'emmènent pas assez loin'.
                      J365.

                      Je me suis souvent posé la question de la déficience intrinsèque du système... comme toi j'ai eu une décharge cérébrale incroyable lors de ma première cuite à 13 ans (c'est jeune comme toi, comme bcp d'entres nous)... Une impression de potion magique qui permet de s'affirmer, de se libérer...
                      Cette prise d'alcool jeune dans une phase de construction du cerveau ( et notamment du cortex préfrontale) a très certainement impacté négativement notre circuit de récompense... vraiment d'où les grandes difficultés que nous éprouvons dans nos parcours respectifs.

                      la phrase de Blondin me touche... elle est une clé... comment vivre une vie intérieure profonde sans passer par l'alcool? En exprimant pleinement le potentiel de notre cerveau? Je le crois... C'est une machine à plaisir, il faut savoir l'utiliser... un long apprentissage...

                      Dans le même genre, Charles Bukowski :

                      " C'est ça le problème avec la gnôle, songeai-je en me servant un verre. S'il se passe un truc moche, on boit pour essayer d'oublier s'il se passe un truc chouette, on boit pour le fêter, et s'il ne se passe rien, on boit pour qu'il se passe quelque chose "

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                        #12
                        Hermione ,je viens d'envoyer un post, dans une autre discussion , c'est "je rêve " ,je crois lis le .Je reviens de loin .Tu y verras peut-être ce qui est de l'espoir .Encore vivant ,oui encore vivant ,c'est déjà ça de pris et ça n'a pas de prix .

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                          #13
                          Envoyé par tierset Voir le message
                          Hermione ,je viens d'envoyer un post, dans une autre discussion , c'est "je rêve " ,je crois lis le .Je reviens de loin .Tu y verras peut-être ce qui est de l'espoir .Encore vivant ,oui encore vivant ,c'est déjà ça de pris et ça n'a pas de prix .
                          Je viens de lire. J'y ai vu de l'espoir.
                          Ornithologue certifiée

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                            #14
                            Frater, boire pour qu'il se passe quelque chose, j'ai beaucoup pratiqué. Je me demandais parfois comment faisaient les autres pour ne pas avoir le désir de s'enivrer. Ce qui renvoie à une déficience ou une impulsivité particulières.

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                              #15
                              Bonjour à tous et surtout Hermione, super discussion on en déjà parlé avec J365, je me souviens exactement de la sensation de bien être absolu après mon tout 1 er, un panaché l'effet à 13 ans je ne l'ai jamais oublié encore je m'en souviens.

                              Hermione as tu pensé a une cure? Tu viens de déménager, tu changes d'environnement, tu es stable, un nouveau chéri, c'est super c'est le moment, sinon il te faut de l'aide, groupe de parole, CSAPA.

                              Après un déménagement au bout de 6 mois, j'ai vu que ça n'allait pour moi, du coup j'ai fais direct cette fois une demande de cure plus un suivi très sérieux pendant 2 ans, je ne regrette pas du tout enfin, j'ai vraiment ce changement de vie que je voulais depuis quelques années et que je n'arrivais a atteindre.

                              Tu peux t'en sortir mais fais toi aider, va voir ton médecin.

                              Bonne journée
                              arrêt avec soins pour moi, le 18 février 2014

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