Annonce

Réduire
Aucune annonce.

Critique de la démarche qualité en santé

Réduire
X
 
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

    Critique de la démarche qualité en santé

    Ceux qui ont suivi les épisodes précédents savent que j'ai travaillé tout l'été à une nouvelle approche de la qualité dans le monde de la santé.

    Je "tombe" ce jour sur un article remarquable : Une approche critique de la démarche qualité dans les institutions sanitaires, sociales et médico-sociales

    J'en conseille la lecture à tous ceux qui sont intéressés par cette problématique de la démarche qualité qui tue la qualité. C'est parfois jargonnant (site psychanalytique oblige) mais facile à lire dans l'ensemble et surtout d'une remarquable qualité.

    Et surtout, il y a une convergence d'analyse (mais aussi des divergences) avec la mienne qui m'interpelle avec notamment le concept d'intersubjectivité que je suis bien sûr tenté de rapprocher de la pairjectivité.

    #2
    Re : Critique de la démarche qualité en santé

    Bonjour,

    Impressionnant. L'analyse des fondements idéologiques et même religieux de la démarche qualité est vraiment très fouillée (Très souvent, idéologie et religion ne sont que les deux aspects d'une même réalité, comme les deux côtés d'une médaille).

    La démarche qualité des qualiticiens cherche à saisir la réalité comme on attrape de l'eau avec les mains: elle leur coule entre les doigts.

    Décidément, j'aime bien la notion de savoir-faire ou de métier, ce mélange harmonieux de rationalité et d'intuition que les qualiticiens et les bureaucrates sont incapables de comprendre et d'évaluer.

    Campagnol
    Douleurs intenses:
    http://www.fichier-pdf.fr/2016/02/09/douleurs-intenses/

    Commentaire


      #3
      Re : Critique de la démarche qualité en santé

      Envoyé par d_dupagne
      Et surtout, il y a une convergence d'analyse (mais aussi des divergences) avec la mienne qui m'interpelle avec notamment le concept d'intersubjectivité que je suis bien sûr tenté de rapprocher de la pairjectivité.
      Belle critique de l'application de la "démarche qualité."

      Par contre il me semble que la dame parle d'intersubjectivité en lui donnant le simple sens de "relationnel."

      Et ce n'est pas pour faire du cirage de pompes n'allons pas croire ça, mais je trouve vos articles beaucoup plus novateurs, avec justement la mise en avant de la pairjectivité.

      Évidemment faudrait citer Thoreau et Emerson, Jeremy Bentham, les opposer à Kant...

      *
      ... et j'étais simplement passé pour relire l'article 4, ben ce sera pour plus tard.

      Commentaire


        #4
        Re : Critique de la démarche qualité en santé

        Bonjour,
        Envoyé par d_dupagne
        [...] J'en conseille la lecture à tous ceux qui sont intéressés par cette problématique de la démarche qualité qui tue la qualité.[...]
        C'est surtout une démarche qualité incitative, créée par une loi.
        Je trouve l'essai intéressant, notamment sur l'aspect de gestionnariat de la qualité, qui est en inadéquation avec la réalité.

        (...)La maladie est préférée au malade.(...)
        L'essai ne met pas assez en exergue les conditions de travail, et plus globalement, la formation continue des professionnels (FMC, etc..).

        La démarche qualité, est je crois, avant tout, une prise de conscience individuelle, qui doit régulièrement s'associer aux conditions de travail.

        Vouloir "créer une démarche qualité", c'est d'abord avant tout, se devoir d'écouter les professionnels de la santé, sur leurs conditions, et la manière d'améliorer celles-ci : il faut rétablir un principe de confiance.

        Ce principe de confiance (qui déteint ensuite sur le patient), ne peut être soumis aux lois, car il est contraignant : il ne s'agirait que de déresponsabiliser le professionnel qui se cache sous la façade des règlements de cette qualité lorsqu'un problème survient.

        La qualité doit être d'abord une prise de conscience individuelle qui est, ensuite, dans une équipe, une équation collective.

        La démarche qualité dans une entreprise d'automobiles, est mesurable; pour la santé, elle l'est moins, autrement, cela conduit à l'inévitable : parler de "nombres de malades" et de "maladie" (donc d'un gestionnariat), au lieu de respecter UN malade.

        Pour cela, il faut impérativement tenir compte des conditions de travail, et de la formation continue.

        Terence
        Sans le savoir, Einstein était TDAH (ADHD), il trouvait l'école ennuyeuse. La société a peu changé, elle docilise médicalement.

        Commentaire


          #5
          Re : Critique de la démarche qualité en santé

          (...)Dans leur lutte acharnée contre la conscience, les pragmatistes s’avèrent être des contre-humanistes. Là où la conscience permettait d’interroger nos actes et nos pensées pour s’éviter la barbarie, les pragmatistes optent pour le contrôle de la nature par le biais des sciences expérimentales.

          Dans cette conception de l’individu, sa liberté, au sens kantien, qui réside précisément dans sa libération de ses déterminismes physiologiques, n’a plus cours.
          (...)
          C'est aussi une notion à laquelle je crois, en l'ayant rappelé dans d'autres messages. La complexité dépasse largement le cadre du sujet de la qualité, car ce sens-kantien, est l'un des piliers de la démocratie actuelle. Au sens, où je disais que de nombreux concepts de Kant, n'ont plus lieu d'exister.
          C'est aussi pour cela que je partage ce concept de "Web Neuronal".

          Ce cas de la démarche qualité, est un exemple, de ce qui replace l'individu au centre de ses préoccupations personnelles avec des considérations sociales qui en deviennent secondaires (dû, entre-autres, à la complexité d'en délimiter la portée).

          C'est, je crois, ce qui provoquera l'éffritement de la démocratie, pour laisser place à une nouvelle forme de régime, qui serait dans le prolongement de la modernité réflexive pour reprendre les termes de Ulrich Beck.
          Nous avons actuellement de nombreux signes dans la société actuelle, certes, délimiter dans certains secteurs, mais ce n'est qu'une face immergée de l'iceberg.

          (...)Le pragmatisme supplantera-t-il la logique gestionnaire ? Les choses ne semblent pas aller dans ce sens. On peut se demander si le pragmatisme, dans sa perspective de se saisir de la réalité des expériences (mais précisément, sur ce point, il échoue), ne fonctionne pas auprès des professionnels comme une caution idéologique, masquant les finalités gestionnaires, mais préparant le terrain vers l’abandon de la liberté et de la responsabilité en vue de la promotion d’un monisme auxquels ces trois fondements participent. Mais quel qualiticien saurait lui-même répondre à cette question ? N’y a-t-il pas là d’abord une poussée générale vers le monisme contre les conceptions classiques du sujet, avec, en second plan seulement, des enjeux de pouvoir entre pragmatiques, utilitaristes, libéraux, dont personne ne sait quelle en sera l’issue ?(...)
          Terence
          Sans le savoir, Einstein était TDAH (ADHD), il trouvait l'école ennuyeuse. La société a peu changé, elle docilise médicalement.

          Commentaire


            #6
            Re : Critique de la démarche qualité en santé

            Envoyé par d_dupagne
            Ceux qui ont suivi les épisodes précédents savent que j'ai travaillé tout l'été à une nouvelle approche de la qualité dans le monde de la santé.

            Je "tombe" ce jour sur un article remarquable : Une approche critique de la démarche qualité dans les institutions sanitaires, sociales et médico-sociales

            J'en conseille la lecture à tous ceux qui sont intéressés par cette problématique de la démarche qualité qui tue la qualité. C'est parfois jargonnant (site psychanalytique oblige) mais facile à lire dans l'ensemble et surtout d'une remarquable qualité.

            Et surtout, il y a une convergence d'analyse (mais aussi des divergences) avec la mienne qui m'interpelle avec notamment le concept d'intersubjectivité que je suis bien sûr tenté de rapprocher de la pairjectivité.
            Je ne sais plus si j’ai déjà fourni ce lien vers la revue EspacesTemps. N° spécial Evaluer l’évaluation : http://www.espacestemps.net/document1675.html . l’éditorial est en ligne, ainsi que 4 articles, tous très complets. L’article psy est intéressant – quoique la référence à l’utilitarisme impose historiquement beaucoup plus le nom de J. Bentham (surtout après la référence à Adam Smith) que ceux des sous-fifres cités ; et qu’on puisse être étranger à l’utilitarisme sans être kantien – sans référence à une force supérieure.
            Même si chacun parle de ce qu’il connait, il importe aussi, je pense, de souligner qu’il s’agit d’un mouvement général, qui touche toutes les activités de la société. J’en ai pour ma part vécu les ravages dans le milieu universitaire et je n’oublierai jamais la harangue « Zéro défaut » ; « Flexibilité », « Konquête des marchés » et « Evaluation permanente » éructée par une gestionnaire frapadingue fraîchement débarquée devant une assemblée de travailleurs handicapés en fauteuils et en béquilles qui bossaient leurs 40h entre soins et hosto.
            A part éclater de rire – ça ne lui a pas plu -, y’avait pas grand chose à répondre.
            Caricatural, bien sûr ; comme l’infirmière qui vous débite les unes après les autres les phrases types apprises lors du stage de je ne sais quoi (Rentabiliser la relation au patient ?), n’écoute pas les réponses (et s’en fout royalement) puis, son « travail » fait, se tire le plus vite possible pour ne laisser aucun espace à quoique ce soit de non répertorié dans les petites cases.
            On peut encore l’arrêter en plein vol, lui sourire, lui dire qu’elle n’a pas besoin de se taper les deux pages, qu’on la considère comme quitte ; bref la forcer gentiment à sortir des cases.
            Vrai que la question est : pour combien de temps ?
            Mais je trouve quand même qu’il y a une prédisposition au « prêt-à-penser » ou au « déjà-pensé » dans le monde médical plus forte qu’ailleurs (à niveau équivalent).
            Avant toute cette (ré)désorganisation, la tendance majoritaire exprimait déjà une volonté de systématiser (pour caractériser et simplifier), genre : « Si vous avez tel symptôme, vous devez ressentir ceci cela ». Et une certaine paresse autant intellectuelle qu’humaine, genre « Si vous ne le ressentez pas, c’est juste que vous vous trompez sur vos sensations, ou qu’il est trop tôt, ça viendra, etc. ». Jamais : « Mais après tout, la description que j’ai apprise dans mon bouquin il y a 15 ans est peut-être, sinon truffée de conneries, du moins peut-être parcellaire ; voyons-voir... » . La médecine est à cet égard le maillon faible des sciences humaines ; elle remet très peu en cause ses prémices. Peut-être est-ce lié à la nécessité d’agir. Mais ça peut expliquer aussi que, comme le décrit l’article, le terreau soit favorable à un système confortable de pseudo objectivation.

            Commentaire


              #7
              Re : Critique de la démarche qualité en santé

              J'ai lu tes propositions sur la qualité. Fort intéressant. Ceci étant, dans la santé, laon a déjà eu la formation continue, l'EPP et si on rajoute

              Commentaire


                #8
                Re : Critique de la démarche qualité en santé

                A la lecture de tous ces documents et du témoignage de Sybille, l'observance des procédures m'apparait être le plus important pour les zélateurs de la "démarche qualité". L'observance a plus d'importance que le résultat.
                Le soignant quitte donc la relation avec le soigné (travail réel) pour aller remplir les documents d'évaluation (travail prescrit ).

                Ces actes répétés d'observance introduisent en fait des rites exogènes supplémentaires. On assiste à une ritualisation de la vie professionnelle.

                Quitter son travail de manière répétitive pour observer des rites, cela ne vous rappelle pas la vie des moines? Sauf que les moines ont choisi cette vie en pleine connaissance et qu'ils s'y sentent bien (ou moins mal).

                La "démarche qualité" aboutissant à dégrader la qualité, comment en est-on arrivé là?
                Quand un mot désigne plusieurs choses différentes, il y a toujours un risque d'ambiguité. Comme le mot langue qui désigne à la fois cet organe que nous avons dans la bouche et le langage .
                Comme le dit Garvin, le mot qualité désigne un concept nébuleux. Chacun peut y mettre ce qu'il veut. Ce que le qualiticien désigne par le mot qualité ne correspond donc pas à ce qu'imaginent les soignants et les soignés. On fait comme si tout le monde était d'accord sur le but à atteindre, on est dans le non-dit: une meilleure qualité, qui peut être contre?

                Mais la "démarche qualité" qui dégrade la qualité n'a pas seulement pour origine ce quiproquo. Tous ces documents cités nous montrent bien que le concept de qualité des qualiticiens véhicule des idées et des croyances.
                Comment imposer des idées et des croyances? Un des moyens consiste à nommer ces idées et ces croyances par une expression socialement acceptable:
                -Les vieux, c'est considéré comme péjoratif, on les rebaptise en personnes agées, troisième âge, seniors, etc.
                -Les aveugles rebaptisés en non-voyants, socialement plus acceptable.
                -Etc.

                C'est ce qu'on appelle le politiquement correct. Jusque là, ce n'est pas bien méchant car tout le monde est capable de décoder.
                Mais il y a aussi le dégraissage des effectifs pour désigner les licenciements, le fameux principe de précaution qui désigne l'exigence du risque zéro, et jusqu'au vieux mythe de la croissance zéro qui, n'ayant pas obtenu le succès espéré, nous est resservi sous le nom de développement durable.
                Et n'oublions jamais l'extrème de l'extrème, l'extermination des juifs rebaptisé solution finale par les nazis.

                Les qualiticiens essaient de nous imposer leurs idées, leurs croyances et l'observance de leurs rites en les désignant sous le nom de qualité.
                La qualité, qui peut être contre?

                Voici ce qu'écrivait Patrick Champagne dans Faire l'opinion aux Editions de Minuit, page 267:
                (Aujourd'hui) Cette diminution de la violence physique se paye cependant par un renforcement de la violence symbolique, c'est-à-dire par l'imposition de nouvelles croyances, plus ou moins illusoires, qui, étant fortement installées dans les têtes, rendent précisément moins nécessaire l'usage de la violence proprement physique dans les processus de domination, mais sont peut-être plus difficiles à percevoir et donc à combattre.
                Campagnol
                Dernière modification par Campagnol, 02/09/2008, 19h55.
                Douleurs intenses:
                http://www.fichier-pdf.fr/2016/02/09/douleurs-intenses/

                Commentaire


                  #9
                  Re : Critique de la démarche qualité en santé

                  Envoyé par Campagnol

                  Voici ce qu'écrivait Patrick Champagne dans Faire l'opinion aux Editions de Minuit, page 267:
                  (Aujourd'hui) Cette diminution de la violence physique se paye cependant par un renforcement de la violence symbolique, c'est-à-dire par l'imposition de nouvelles croyances, plus ou moins illusoires, qui, étant fortement installées dans les têtes, rendent précisément moins nécessaire l'usage de la violence proprement physique dans les processus de domination, mais sont peut-être plus difficiles à percevoir et donc à combattre.
                  l
                  Joli

                  Commentaire


                    #10
                    Re : Critique de la démarche qualité en santé

                    Envoyé par d_dupagne
                    Joli
                    C'est du Champagne!

                    Campagnol
                    Douleurs intenses:
                    http://www.fichier-pdf.fr/2016/02/09/douleurs-intenses/

                    Commentaire


                      #11
                      Re : Critique de la démarche qualité en santé

                      Bonsoir Campagnol,
                      Envoyé par Campagnol
                      [...]Les qualiticiens essaient de nous imposer leurs idées, leurs croyances et l'observance de leurs rites en les désignant sous le nom de qualité.
                      La qualité, qui peut être contre?

                      Voici ce qu'écrivait Patrick Champagne dans Faire l'opinion aux Editions de Minuit, page 267:
                      (Aujourd'hui) Cette diminution de la violence physique se paye cependant par un renforcement de la violence symbolique, c'est-à-dire par l'imposition de nouvelles croyances, plus ou moins illusoires, qui, étant fortement installées dans les têtes, rendent précisément moins nécessaire l'usage de la violence proprement physique dans les processus de domination, mais sont peut-être plus difficiles à percevoir et donc à combattre.
                      Campagnol
                      "Plus difficile à combattre", c'est en parti le cas du harcèlement moral. Il ne s'agit pas d'une violence physique, mais d'une violence morale.

                      Il s'agit pourtant d'une violence morale que l'on peut retrouver dans d'autres univers sociaux : ce que vous nommez "la croyance".

                      En France, les métiers physiques (secteur industriel), ont longtemps été privilégiés. Les métiers du secteur tertiaire (services rendus à la personne par exemple), n'ont été que récent. Et encore, une banque prête plus à l'industrie qu'aux services (la logique est assez simple : la banque peut avoir la main mise sur le matériel).
                      Le travail physique et sa violence associé, est plus nettement perceptible.

                      Pourtant, nous ne pouvons plus nié la violence morale. Le danger de cette violence morale est mieux accepté dans d'autres pays, autre qu'en France.
                      Dans ces autres pays, cette violence morale est combatue, notamment, par des conditions de travail plus approprié et une défense du salarié qui dépasse le cadre du travail physique, et bien entendu, par concertations : un salarié dont on tient compte de l'aspect moral, est un salarié qui satisfait mieux la productivité.
                      C'est aussi un principe de confiance, dans laquelle l'employeur et le salarié se retrouvent.

                      Pourquoi cette violence morale est-elle si lente à être acceptée en France ? Nous pourrions longuement discuter des raisons, pour mieux comprendre cette démarche qualité qui est devenue une incitation à la qualité, au lieu d'être d'abord une volonté dans le travail.

                      Donc, il ne s'agit pas uniquement de croyance. C'est donc aussi un conditionnement (inciter à la qualité par exemple). Je ne vais pas m'aventurer dans la croyance, mais ce lien de croyance et de conditionnement, est une notion que l'on nomme constructivisme.

                      Par exemple, lorsque vous avez 9 personnes dans un service qui appelle les patients "ma petite vieille" (et d'autres expressions plus insultantes), et que la dixième personne fraîchement arrivée, s'étonne de ces principes, cette nouvelle personne n'aura que deux choix restreints : soit frappé du poing sur la table, et dans ce cas, est susceptible d'être rejetée par ses congénères; soit d'adhérer aux principes et être elle aussi insultante pour ne pas être rejetée par son service.

                      Cela peut s'apparenter à une manipulation pernicieuse. Je préfère "conditionnement" à "manipulation".

                      Un autre exemple, concernerait cette manipulation dans
                      ce que l'on nomme"les sectes". Il vous (nous) est plus facile d'accepter un homme qui parle (prie) à un Dieu catholique, qu'un homme qui parle à un extra-terrestre (la scientologie).
                      Dans un cas, la religion est partie intégrante de la société, donc acceptée comme les catholiques; dans l'autre, cette religion est interdite par une violence morale, et conduit cette religion à être refusée et à être immédiatement décrite comme une manipulation dangereuse (comme la scientologie).

                      Bien entendu, toute croyance ne peut pas être acceptée : le nazisme , par exemple, auquel vous faisiez référence. Je ne veux pas me lancer dans une discussion trop provocante en parlant du nazisme; mais pour combattre le nazisme, il a fallu des personnes extérieurs au système nazi (pays qui regardaient de loin), et des personnes à l'intérieur du système nazi qui ont continué à trouver cette violence insupportable (la résistance, par exemple).

                      Dans l'exemple précédent de l'équipe de 9 personnes, le résistant serait cette dixième personne nouvellement arrivé dans le service, en sachant que sa volonté personnelle, et sa conviction dans la qualité, est plus importante que la qualité des 9 autres réunies. Pour changer la qualité globale du service, c'est d'abord tenir compte des conditions de travail des 9 autres.
                      Ce n'est pas impossible.

                      Terence
                      Dernière modification par Terence, 02/09/2008, 23h37.
                      Sans le savoir, Einstein était TDAH (ADHD), il trouvait l'école ennuyeuse. La société a peu changé, elle docilise médicalement.

                      Commentaire


                        #12
                        Re : Critique de la démarche qualité en santé

                        Les gourous de la qualité nous piègent grâce au langage. Ce qu'ils veulent obtenir de nous, ils l'ont nommé qualité (et ce n'en est pas).
                        Celui qui s'oppose à eux apparait donc comme étant contre la qualité.

                        Campagnol
                        Dernière modification par Campagnol, 03/09/2008, 09h36.
                        Douleurs intenses:
                        http://www.fichier-pdf.fr/2016/02/09/douleurs-intenses/

                        Commentaire


                          #13
                          Re : Critique de la démarche qualité en santé

                          Bonjour !

                          Ce qui me laisse rèveur dans cette discussion, c'est l'absence de référence aux "indicateurs" que suppose tout système parlant de la "qualité".

                          J'aime bien faire dire à un "responsable" sur quel(s) indicateur(s) il se base pour être satisfait.
                          Mon premier exemple a été de demander au secrétaire de la COTOREP de mon département ce qui lui permettait de penser qu'elle fonctionnait bien. Sa réponse m'avait laissé perplexe : "Le nombre de recours contentieux !". Même si les orientations n'étaient pas suivis d'effet par manque de place dans les établissements, même si les formations professionnelles étaient des échecs, même si les RTH n'aidaient pas à l'embauche, etc. il n'avait pas de "FEED BACK" pour le savoir.
                          Ca a été une révélation pour moi d'apprendre que le Conseiller d'Orientation Professionnelle n'avait AUCUN MOYEN de connaître la suite qui avait été donnée à ses recommandations ! Il pouvait faire les même erreurs pendant quarante ans en toute bonne conscience.

                          Près de chez moi, un établissement "mouroir" de personnes en phase finale de cancer, dans lequel le directeur avait fait des malversations au détriment des familles des personnes décédées, avait provoqué cette réflexion d'un responsable de la DASS : "Cet établissement avait pourtant bonne réputation chez nous !" : son prix de journée était le plus bas de sa catégorie...

                          A propos d'un médecin généraliste, le jugement d'un "client" : « Ce n’est pas la peine d’aller le voir : la consultation coûte plus cher que le montant de l’ordonnance de pharmacie ! ».

                          Tant qu'on ne précise pas quels sont les INDICATEURS, il est impossible de savoir de quoi on parle sur ce sujet.

                          A+

                          Commentaire


                            #14
                            Re : Critique de la démarche qualité en santé

                            Envoyé par BeeGee69

                            Tant qu'on ne précise pas quels sont les INDICATEURS, il est impossible de savoir de quoi on parle sur ce sujet.

                            A+
                            Si!
                            A quoi servent les indicateurs? A mesurer un résultat.

                            Si on prend le temps de lire attentivement les documents proposés dans cette discussion par D_Dupagne et Sybille, on comprend que la démarche des gourous de la qualité est complètement décorrélée du résultat.

                            Si le résultat n'a pas d'importance, les indicateurs ne servent à rien, c'est de la poudre aux yeux.
                            Vous êtes tombé dans le panneau . . . indicateur!

                            Campagnol
                            Douleurs intenses:
                            http://www.fichier-pdf.fr/2016/02/09/douleurs-intenses/

                            Commentaire


                              #15
                              Re : Critique de la démarche qualité en santé

                              Envoyé par Campagnol
                              Si!
                              A quoi servent les indicateurs? A mesurer un résultat.

                              Si on prend le temps de lire attentivement les documents proposés dans cette discussion par D_Dupagne et Sybille, on comprend que la démarche des gourous de la qualité est complètement décorrélée du résultat.

                              Si le résultat n'a pas d'importance, les indicateurs ne servent à rien, c'est de la poudre aux yeux.
                              Vous êtes tombé dans le panneau . . . indicateur!

                              Campagnol
                              Donc, l'EGO du Responsable est seul juge !
                              Et on ne peut donc pas discuter !

                              Commentaire

                              Chargement...
                              X